SCÈNE lit LA DUCHESSE, D'ALBRET
Monsieur d'Albret est bien rêveur !
D ALBRET, vivement et sortant de sa rêverie.
Ah ! madame la Duchesse, je savais vous trouver encore ici, et je venais... j'accourais...
LA DUCHESSE
Bien lentement... j'allais partir.
D' ALBRET
"Madame de Maintenon... que je quitte à l'instant...
LA DUCHESSE
C'est-à-dire, et du pas dont vous marchiez, il y a un quart d'heure ou une demi-heure.
D ALBRET
C est possible... Madame de Maintenon, prévenue par monsieur le duc, votre mari, de vos projets de retraite pour es huit premiers jours de carôme, me charge de vous transmettre son approbation pleine et entière.
LA DUCH*ESSE, souriant.
Je suis heureuse, monsieur le comte, qu'en vous choisissant pour messager, madame de Maintenon m'ait offert l'occasion de vous donner un bon avis.
d'albret.
Lequel, madame?...
LA DUCHESSE, à demi-voix.
On vous surveille... on vous épie !... Il est telle passion que vous croyez secrète...
D'ALBRET, effraye.
Que voulez-vous dire?
LA DUCHESSE
Ne craignez rien de moi; je suis chargée de vous gronder, et je ne demande qu'à vous défendre.
D'ALBRET, troublé.
Madame... au nom du ciel!...
LA DUCHESSE
Eh bien ! vous voilà troublé... interdit... d'albret.
Et comment ne pas l'être? Comment aborder un sujet pareil... avec une personne si sévère... si vertueuse... si méritante...
LA DUCHESSE
Dites si respectable, et que cela finisse.
d'albret.
Non, mais irréprochable.
LA DUCHESSE, à part.
Ils le croient tous!... une fois qu'une réputation est établie. (Haut.) Eh bien! monsieur, si quelque hasard portait à la
juuer,
et pa- >i mé-