A ONUPHRE LEROUX
D'A R R A Si
'mercier reconnaissant,
J'ai voulu rendre un hommage public à la véritable bienfaisance , à' celle qui ciciie la main qui donne , pour né pas humilier celle 4UI reçoit; à celle qui n*a besoin que de connaître les besoins de son semblable , pour les'prévei^trr J'iai besoin que l'univers et la postérité (si mes travaux vont fusqu'à elle ) sachent que ne me connaissant aucunement , si ce n'est par mes ouvrages, tu as saisi l'instant où j'étais en pro'e à la disette la plus af&euse, pour me donner des secours désintéressés» Tu as. nourri de ton. pain ma Joséphine et moi, et tu n'as pas voulu de remercîment. Etonné d'un aussi beau trait de philantropie ,^ et cherchant en moi des moyens de t'exprimer toute ma gratitude , puisque mon indigence ne me permet pas de prendre ma revanche , )'ai cru que l'offrande de cet ouvrage , en faisant passer dans l'ame de mes lecteurs l'est<me et l'admiration dent tu m'as pénétré * m'acquitterait d'une par-
' tie de ce que {e te dois. O mon ami ! put«*
[ sent-ils dire avec moi , en lisant ces carac*
î >> tères : «< Tandis que les apôcres de Robes*
pierre poitaient la mort dans les dé^rtemens» un citoyen d'Arras, digne de la cou* ronne civique , nourrissait les citoyens de Paris. Btaudoidn , Gôrran , Ga{ti « Lfclus* «a Hatdtm ( i ) * ont éclairé leurs coocitojrens: Damieh et Robespierre les égorgeaient » L«* roux les a nourris.
Salut et fraternité «