‹ Les trois nouvellesChapitre 15 sur 16 · GORISANBRE · texte numérisé non relu

GORISANBRE

nîr un ouvrage que j'ai commoDicé , puis après 9 vous aurez tout œ que vous désirez. »

La joie de Corisandre fut audessus de toute expression à ce discours. Il prenait la main de [Fleurie , et se disposait à la baiser, lorsqu'elle la retira brusquement, j» Attendez , lui dit-elle , jamais homme n'a obtenu ce que vous voulez, vous aurez tout ensemble* Mais je l'exige de vous , si vous m'aimez ] ne revenez ici que lorsque vous aurez reçu une lettre qui vous dira le jour et l'heure du rendez -vous : adieu. « Corisandre obéit, et se retire plein de joio et d'amour.

Cependant Cloris , qui depuis quelques jours n'avait vu Fleurie, «I craignait de renouveller sa tristesse, en lui rappellant par sa présence, le souvenir d'un parent qu'Adraste

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roulait lui faire oublier, fut étrangement surprise de lui retrouver Tair rayonnant d'allégresse: » Ah !

ma chère Fleurie, dit-elle, que je suis heureuse de vous voir enfin plus tranquille l je n'aurais jamais pensé que vous fussiez capable d'un aussi grand eiïort sur vousmême. « — Mais Cloris , ce n^est pas très-ilatteur ce que vous dites; . • • «u reste , je ne m'en offense pas y parce que je sais que vous m'aimez. J'obéis à mon père, et je veux qu'il ne soit plus question ici de deuil et de chagrina. — Vous allez donc être heureuse ? — Oh !

oui , heureuse , tu verras. — Mais à quel jour fixez-vous le mariage ?

— Mon mariage ? — Oui , avec Corisandre.... — Avec ?.... ah ! ouï c'est vrai... mais bientôt... bientôt../ oh ! celui-là ièra du bruit .... on en parlera dans le^monde.... En

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