‹ Les trois quartiers, comedie en trois actes et en proseChapitre 27 sur 97 · ACTE I, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE X

GEORGETTE

Prêta renoncer à moi !.. . Serait-ce vrai , monsieur?

DESROSIS RS’

Mademoiselle , si les circonstances étaient moins pressantes , je ne me permettrais pas de vous interroger avec autant de franchise, et même de brusquerie... mais vos parens sont là; nous n’avons pas un moment à perdre. N’est-il pas vrai , mademoiselle, que je n’ai pss eu le bonheur de vous plaire ? -

GEORGETTE

Eh ! mais , monsieur, vous me plaisez beaucoup en ce moment.

DESROSIERS

N’est-il pas vrai que nous ne serions pas heureux ensemble ?

tffcORGETTE.

Je le crains.

bESROSIERS.

Elle est charmante! Vous l’entendez? c’est vous qu'elle préfère. -

GEORGETTE

Comment? lui ! je n’ai pas dit cela.

DESROSIERS

Sachez, mademoiselle, que cet aimable Gustave

vous aimait en silence ; qu’il était décidé à faire le sacrifice de son amour ^i vous m’aviez préféré à lui. Mais heureusement, c’est-à-dire nüalheureusement... vous ne me préférez pas...

GEOàGETTE.

Quoi ! monsieur, vous consentiriez/?....

' DESROSIERS

Oui , mademoiselle! je serai récompensé de ce douloureux sacrifice par la joie que je vous cause, par votre bonheur, (kp«i.) et par mon nouveau mariage !...

■GEORGETTE

.l’entends mon père ! je me sauve! .

DESROSIERS

Ne vous éloignez pas... Restez dans ce’salon... Moi, je me charge d’aplanir toutes les difficultés.

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