ACTE lî, SCSiiNE IV. ij
LE CAPITAINE
Il n'est là rien d'étrange; ces grâces, ce petit air insinuant qui n'est qu'à vous vont donner du fil à retordre aux jeunes fdies.
DESACRES.
Vous vous moquez, capitaine. Du fila.. Ah! ah!... Mais vous savez que je ne m'appartiens plus; Lydie m'a enlevé. Elle ne pouvait me souffrir en province; je manquais de goût. Ici, la vieille Gélimène ne réglera plus ma toilette. Je lui renvoie l'habit de campagne et la casquette.
LE CAPITAINE
Vous vous polirez, à la ville.
DESACRES.
C'est mon projet. Et si je rencontre ce Béverley.... FAG entrant.
Capitaine, un monsieur demande à vous voir. Fautil le laisser entrer ?
LE CAPITAINE
Oui , Fag.
Je me retire. .
LE CAPITAINE
Demeurez.... Qui c'est-il, Fag?
FAG.
Votre père. Monsieur.
LE CAPITAINE
Maraud, pourquoi ne l'avez-vous pas laissé monter tout de suite ?
DESACRES.
Vous avez des affaires; j'attends une lettre de madame Néolog, et j'ai envoyé chez mon ami le chevalier Pistol. Sans adieu, capitaine; à dîner nous boirons du Champagne rosé en l'honneur de la petite Lydie.
a6 LES TROIS RIVAUX.