‹ Les trois rivaux, ou, La fille romanesqueChapitre 37 sur 85 · ACTE llî, SCE>^E I · texte numérisé non relu

ACTE llî, SCE>^E I

LE CAPITAINE

Monsieur, vous plaire c'est tout ce que je veux; non que je pense que le pis dans une femme soit d'être belle. Mais, mon père, s'il vous souvient, vous avez parlé d'un œil de moins , d'une sommité ou deux et .d'autres grâces de cette espèce. Or, sans être trèsdifïicile, j'aimerais mieux que ma femme n'eût pas le dos si incliné, et quoiqu'un seul œil puisse être trèsagréable, comme le préjugé veut qu'on en ait deux, je ne voudrais pas affecter de singularité sur ce point.

LE COLONEL

Quel flegmatique sot! Gorbleu ! j'ai grande envie d'épouser la demoiselle.

LE CAPITAINE

Je suis entièrement à vos ordres. Si vous songez à faire la cour à Lydie , accordez-moi la tante : ou si vous préférez la vieille , avec la même soumission je prendrai la nièce.

LE COLONEL

Sur ma parole, tu es un grand hypocrite , ou

Mais allons, je sais que ton indifférence sur ce sujet n'est qu'un mensonge; j'en suis sur. Eh!... Peste soit de la froideur de sa mine! Allons , avouez-moi , Jack, que vous avez menti. N'est-ce pas ? vous avez Joué l'hypocrite , eh?

LE CAPITAINE

Je suis fâché , Monsieur , que le respect que je vous porte et mon devoir soient ainsi méconnus,

LE COLONEL

Viens; j'écrirai une lettre h mistriss Néolog, et surle-champ tu verras sa nièce. Ses yeux, comme la flamme de Prométhée, animeront ce cœur de marbre. Je ne te pardonne jamais si au retour tu n'es pas fou de ravissement et d'impatience.

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