‹ Les trois rivaux, ou, La fille romanesqueChapitre 38 sur 85 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Le lliéàtre rtprésenti; le salou de Julie.

FAKLAND, JULIE.

FAKLAND, seul.

On m'a dit (|ue j'allais voir Julie Quand mon

calme revient , combien je rougis d'avoir grondé avec elle! Quelle innocente joie dans ses yeux lorsque je •l'ai revue ! Quelle délicatesse dans ses expressions ! Elle vient! Oui, c'est sa marche et sa rapidité quand elle sait que Fakiand compte les momens de son absence.

JULIE, avec un peu de surprise.

C'est vous !

FAKLAND.

Pouvais-je, Julie, être satisfait d'une première entrevue, gênés tous deux par la présence du colonel?

JULIE

Ah ! Fakiand! puisque je vous dois ce second bonheur, ne me laissez pas croire que votre première visite annonçait une froideur....

FAKLAND.

J'avais une joie extrême à vous voir.... à vous voir dans une santé si parfaite.

JULIE

Non; j'ai aperçu je ne sais quoi, que vous avez mal pris. Devez-vous me cacher?...

FAKLAND.

Vous l'avouerai-je? En apprenant votre arrivée par un voisin, cette joie a été un peu tempérée par le récit de votre enjouement, de vos danses, que sais-je encore? Tel est mon caractère, Julie; je regarderais un moment de plaisir loin de vous comme une trahison

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