SCÈNE IV
Les précédens, LE COLONEL, LE CAPITAINE.
LE COLONEL
Madame, j'ai eu assez de peine à vous amener mon fils. J'en cherche la raison. Si je ne l'avais tenu ferme, le fripon m'échappait.
MADAME NÉOLOG.
Lydie, Lydie, levez-vous; saluez.
LE COLONEL
J'espère que Miss a réfléchi sur le mérite de mon fils, les égards dus au choix de sa tante, 5 mon alliance enfin. ( A son fils. ) A présent, c'est à vous.
Gomment m'en tirer ! Vous voyez, mon père, qu'elle ne veut pas même me regarder. Si j'osais vous prier de me laisser un instant seul avec elle? [Le colonel refuse par des signes. )
MADAME NÉOLOG.
Tournez-vous, Lydie. Je rougis pour vous!
LE COLONEL
Puis-je savoir la cause du dédain de Mademoiselle pour mon fils ? ( Au capitaine. ) Que ne parlez - vous ? Parlez, fripon, parlez.
MADAME NÉOLOG.
Impossible qu'elle ait du dédain, colonel! impossible! Répondez, déhontée. Pourquoi ne répondezvous pas?
LE CAPITAINE
Hem, hem ! Miss, hem ! ( // essaie de parler et revient près de son père. ) En vérité. Monsieur, je suis confondu.... si troublé... Je vous avais prévenu.... Je méconnais... un tremblement de cœur....
LE COLONEL
Parlez-lui sur-le-champ.
{Le capitaine fait des signes à madame Néolog.)
MADAME NÉOLOG.
Coionel Absolu, les laisserons - nous ensomUlc ? ( Bas à Lydie. ) Ah, petite entêtée !