‹ Les trois romans de Frédéric ChopinChapitre 98 sur 122 · Un hiver à Majorque · texte numérisé non relu

Un hiver à Majorque

funèbres, qu'il croyait voir les moines trépassés, soulevant les dalles de leurs tombes; qu'il entendait les cris plaintifs de l'aigle, le sifflement de la bise, c'étaient des idées terribles, des expressions déchirantes qui se pressaient, semblables à d'insaisissables fantômes, sous ces doigts. Sa toux n'a pas cessé, il est en proie à une surexcitation nerveuse dont la violence le prive de sommeil ; s'il résiste aux prescriptions d'un médecin ignare, qui ordonne une saignée, par cet instinct qui rattache l'homme à la vie, il n'a ni les médicaments, ni l'alimentation nécessaires : et pourtant son énergie ne l'abandonne pas, il travaille, il est en correspondance constante avec Fontana ; il .lui envoie son prélude en do dièze mineur, dont . Pleyel acquiert l'entière propriété moyennant 500 francs, il transcrit sa tarentelle en /a, ses deux polonaises, l'allégro du concert op. 46, et un nocturne, se contentant de 4,800 francs de droit d'auteur pour TAUema-

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