‹ Les Trois Rome (volume 2)Chapitre 48 sur 106 · GUIDES DANS ROME CHRÉTIENNE · texte numérisé non relu

GUIDES DANS ROME CHRÉTIENNE

avec ses Origines chrétiennes et ses Mœurs des premiers chrétiens. Selvaggio le complète dans ses Antiquités, et le Père Mazzolari, mêlant la piélc h l'énidilion, résume une partie des notions éparses dans les ouvrages cités plus haut. Cet excellent homme a passé Ai ans de sa vie à Rome, faisant sa principale occupation de l'élude des églises et des monuments chrétiens. Son ouvrage, qui est en six volumes, a pour titre : Diario sacro. Un savant religieux de TUratoire de Saint-Philippe de Néri, le Père Severanus a sancto Severano, traite des Sept Basiliques de Rome, et l'on doit au grand serviteur de Dieu, le Père Dom Charles Thomassi, une courte description du Cotisée consacré par le sang d'innombrables martyrs. Deux ouvrages qui peuvent passer pour officiels nous donnent l'histoire des institutions de charité corporelle et spirituelle de la cité des Pontifes. Le premier a pour auteur l'abbé Constnnzi, et pour litre : Instituzioni dipietà deir aima ciltà di Roma; le second est dû à 3Ionseigneur Morichini, aujourd'hui nonce à Munich; traduit en français par M. de Balzelaire, il est intitulé : Institutions de bienfaisance de Rome.

Quant aux catacombes cl aux martyrs, nous avons sur ce double sujet des ouvrages capitaux qu'il est indisi>ensable de connaître. Ce sont les hymnes de Prudence; le traité des Supplices des saints Martyrs, de Severanus; la glorieuse lutte des Martyrs, de Florès; puis la Roma sublerranea, de Bosio, surnommé le Christophe Colomb des Catacombes. Viennent ensuite les Osservazioni soprà i cimiteri d' e santi Martiri e d' e primitiui cristiani di Roma; monument admirable de science et de piété, élevé par rexcellenl Boldetli. Buonarrolli nous a donné la description et l'explication des pierres tombales, des verres et autres objets trouvés dans la vénérable nécropole. Enfin le Père Marchi, marchant sur les traces de ces illustres archéologues, complète aujourd'hui leurs travaux en publiant ses Monuments chrétiens de Rome illustrés. Nous souhaitons à tous les voyageurs d'avoir ce bon et savant jésuite pour guide dans les catacombes. Les mosaïques si curieuses des anciennes églises de Rome ont leur historien dans Ciampini. Son ouvrage est intitulé : Momimenta vetera, in quitus prœcipue musiva opéra illustrantur.

A celte nomenclature déjà si longue, il me serait facile d'ajouter d'autres écrivains dont les ouvrages m'ont fourni de précieux détails. Qu'il suffise de nommer Martinelli, Pirro Ligorio, Fogginio, Ferretli, Andréa Fulvio, Biondo Flavio, Torrigio, Sigonius, Owerbeck, Vignole, Nardini, Ferraris, Zinelli, Cancellieri, et le savant pape Benoît XIV, dans son traité des Fêtes de >'otre-Seigneur et de la sainte Vierge. Quant aux guides modernes, il faut citer Nibby, Canina, Melchiorri, ce dernier surtout qui parle un peu de la Rome chrétienne. Si abondantes qu'elles soient, toutes les ressources que je viens d'indiquer ne suffisent pas. Voulez-vous étudier Rome avec succès? cherchez un homme, un homme intelligent et dévoué qui consente à vous servir de cicérone. Reconnaissance ét'3rnelle aux excellents amis qui ont bien voulu remplir cet office on notre faveur!

' Les Piffcrari.

Avant cinq heures nous fûmes réveillés au bruit d'un concert qui se donnait dans la rue, presque sous nos fenêtres : nous entendions les Pifferari. Ce fut pour moi une douce compensation à l'indisposition de la veille, et pour nous tous un agréable début dans la ville sainte. Voici, en effet, une des plus jolies choses de Rome, un des plus naïfs et des plus touchants usages de nos siècles de foi. Les Piffcrari sont des bergers de la Sabine et des Abruzzes, qui, chaque année, au retour de l'Avent, descendent de leurs montagnes, et s'en viennent annoncer, dans les rues de Rome, au son d'une musique champêtre, la prochaine naissance de l'enfant de Bethléem. Vous les voyez ordinairement par troupes de trois musiciens : un vieillard, un homme d'un âge mûr et un enfant. Ils rappellent ainsi l'ancienne tradition qui ne compte que trois bergers à la crèche (i). Debout et tête nue, devant les madones qui ornent les façades des maisons, ou qui se dessinent, éclairées par une lampe, au fond des magasins, ils saluent de leur joyeuse symphonie l'heureuse Mère du Sauveur. Pour le dire en passant, je ne connais rien de plus gracieux que le coup d'œil offert par les boutiques de Rome, alors que les madones sont illuminées, et que les marchandises, disposées avec un goût parfait sur des plans inclinés, vous apparaissent, dominées par une jolie statue de la sainte Vierge, placée dans le fond sur une riche console, ornée de fleurs et de flambeaux allumés.

Les instruments des Piffcrari sont simples comme ceux des bergers. Un hautbois, un chalumeau, un triangle; voilà tout l'orchestre de ces musiciens de la montagne. La canzonetta qu'ils répètent devant la Reine du ciel, n'est point écrite sur des notes savantes. Cette simplicité même en fait tout le charme, car elle rappelle admirablement l'humble mystère de la crèche.

Le costume des Piffcrari est en harmonie avec leur musique et leurs fonctions. Il vous reporte en plein moyen Age; tel je l'ai vu, tel le virent ceux qui me précédèrent à Rome il y a des siècles. Un chapeau tyrolien, orné d'un large ruban de diverses couleurs, un demi-manteau en grosse bure vcrle, une culotte en peau de brebis ou de chèvre, dos chausses terminées par une semelle qui se rattache sur le pied avec des courroies ; ajoutez à cela de longs cheveux noirs qui descendent sur les épaules, une belle barbe, des yeux vifs, un front élevé, et vous aurez une idée de ce costume et de ce type remarquables.

Rome voit arriver avec plaisir les Piffcrari ; car tout ce qui rappelle

(() Sandini, Ilisloria familiœ sacrœ, p. 13,

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un souvenir religieux est bien accueilli dans celle ville essenliellcnient clirolienne. On les aime, on les fctc, on les allirc; eux-mêmes vonl offrir leurs services dans les maisons et dans les palais, demandent si vous voulez faire faire une neuvaine à voire madone. Si on accepte, et qui n'accepterait pas? ils viennent pendant neuf jours vous réjouir de leurs concerts. Vous les gratifiez de quelques baioqucs; et je ne sais quel est le plus heureux de celui qui reçoit ou de celui qui donne.

Je dirai, par anticipation, que le 13 décembre, alors que l'Église commence les grandes anlienucs de ^'ocl, nous commandâmes une neuvaine. Il fut convenu que la dernière sérénade aurait lieu pendant le dîner et dans la salle même où nous prenions nos repas. Les bons Pifferari acceptèrent la condition avec empressement et furent fidèles au rendezvous. Comme souvenir, je voulus avoir leur simple cantate. Ils nous la dictèrent eux-mêmes ; la voici dans une traduction qui ne peut rendre la grâce naïve de l'original :

« 0 douce Vierge, fille de sainte Anne, dans votre sein vous portâtes » le bon Jésus. Les Anges criaient : Venez, Saints, allez à la cabane de >; Jésus enfant, né dans une petite élable où mangeaient les bœufs et les » ânes. Vierge immaculée, bienheureuse au ciel, sur la terre soyez notre » avocate. Que la nuit de Noël, qui est une nuit sainte, cette prière que » nous avons chantée à l'Enfant-Jésus, soit représentée (i). »

Je ne dois pas oublier que notre vieille ménagère se trouvait présente au concert. C'était une digne fille des Sabins ou des Èques, dont les Pifferari, habitants séculaires de la Sabine et des Abruzzes, descendent en ligne droite. Au son de la musique et de la canzoneta qui avaient charmé son enfance, la bonne Méuica oublia tout à coup ses cinquante-six ans et se mit à danser comme une jeune fille. Ni les observations, ni les éclats de rire ne purent la distraire. Avec le plus grand sérieux du monde, envers et contre tous, elle dansa en l'honneur di Gesu Bambino e di Maria sanclissima, tant que dura la symphonie nationale. Bonne 3Iénica, Dieu vous bénisse! 11 aime, j'en suis certain, et votre foi si ardente et si naïve, et votre amour impérissable pour les innocents souvenirs de votre jeune âge.

Noël est venu ; tous les champêtres accords ont cessé ; les Pifferari

(i) 0 verginella, figlia di sanl' Anna,

Nel ventre tuo porlasle il buon Gesù.

Gl'Angioli chiaaiarano : venile Sanli, Andale Gesù bambino ailacapanna, l'arlorilo sollo ad una capaneila, Ad'ove mangiavan il bova e l'asinelli Immacolala vergine beala.

In cielo, in lerra sia avocata.

La notle di natale, è notte santa, Questa orazion che sem cantata Geâù bambino sia represenlata.

disparaissent, leur mission est accomplie. Adieu donc, bons Pifferari; reprenez gaîment le chemin de vos montagnes et la garde de vos troupeaux : soyez heureux, vous avez fait une bonne et sainte action. Les Romains vous bénissent, nous vous bénissons avec eux; mais n'oubliez pas de revenir Tannée prochaine : hélas ! je ne vous entendrai plus; mais plus heureux que moi d'autres voyageurs vous entendront et vous béniront aussi. Oui, ils reviendront; les pères seront morts peut-être; mais vous verrez accourir les enfants et les petits-enfants qui rediront sur le hautbois héréditaire les naïfs accords qu'ils apprirent de leurs a'ieux. C'est ainsi qu'à Rome, pendant le beau temps de l'Avent, on ne peut faire un pas dans la rue, ni rester une heure dans ses appartements, sans être rappelé, comme malgré soi, au souvenir du touchant mystère qui se prépare.

6 DÉCE3IBRE.

Visile à Saint Pierre. — Souvenirs. — Place Sainl-Pierre. — Obélisque de Néron. — Trône de Sainl Pierre. — Conl'ession. — Coupole. — Enseignements.

Des occupations toutes matérielles nous avaient forcés d'ajourner nos courses scientifiques; libres désormais de tout soin, nous pûmes aujourd'hui les commencer. La journée s'annonça magnifique; le ciel d'Italie reparaissait dans toute sa pureté. Neuf heures sonnaient à la Propagande, lorsque nous parlûnes pour visiter Saint-Pierre. A toute espèce de titres l'auguste basilique doit se placer en tête des excursions romaines. Pendant le trajet, qui fut assez long, je ne vis rien, je n'entendis rien ; mon âme était absorbée par une foule de pensées également saisissantes, et comme subjuguée jtar des émotions aussi douces que profondes. Le moyen qu'il en fût autrement? Si peu qu'il recueille ses souvenirs, le pèlerin de Saint-Pierre ne voit-il pas se dérouler devant lui, comme une immense chaîne d'or, de perles et de rubis, cette solennelle procession d'empereurs, de rois, de pontifes, de savants, de saints et de saintes, accourus, depuis quinze siècles, de l'Orient et de l'Occident, de l'Afrique, des Espagncs, des Gaules et de la Germanie, pour honorer le tombeau du pêcheur Galiléen, auquel il vient, lui aussi, rendre ses hommages?

A la tête de ces pèlerins couronnés marche le vainqueur de Maxencc, le premier empereur chrétien, Constantin le Grand. Après lui, c'est Théodose qui, en 393, partant pour la guerre contre Eugène, vient, revêtu du sac et du ciiice, demander la victoire par l'intercession du vicaire de Jésus-Christ. En 449, c'est Valentinicn avec son épouse Eudoxic, cl sa mère Calla Placidia. En 545, c'est le vainqueur des barbares, le soutien de l'cmpira ébranlé, Bclisaire, qui fait hommage de ses lauriers à Pierre, cet autre vainqueur de la barbarie. Sur ses pas s'avance un roi, au regard terrible, à la stature gigantesque : c'est le farouche Tolila, le ravageur

VISITE A SAIXT-PIERHE. 123

du monde, le (Icaii de Rome. Loup cruel partout ailleurs, il n'est plus, sur le tombeau de l'apùlro, qu'un agneau timide. Quelle est cette autre tt'le couronnée qui domine la foule? c'est Cedwella, roi des Saxons occidentaux, qui, en (iS9, a quitté son royaume pour venir, humble catéchumène, recevoir le baptême dans l'église des .Apôtres.

Il est suivi de près par un pèlerin non moins illustre, c'est Conered, roi des Mercicns. Il se trouve tellement heureux près de la tombe du vicaire de Jésus-Christ, qu'il dépouille la pourpre royale, et se fait religieux dans un monastère voisin de Saint-Pierre, alin d'obtenir la grAce de vivre, de mourir et de reposer auprès des Apôtres. Sur tous les chemins qui conduisent au glorieux tombeau se pressent une foule d'autres chefs de nations civilisées ou barbares; Luilprand, roi des Lombards; Ina, roi d'.Angleterre; Carloman, roi de France; Richard, roi d'Angleterre; la pieuse Berlrade, femme de Pépin et mère de Charlemagne ; Offa, roi des Saxons orientaux, qui fit son royaume vassal de Saint-Pierre ; le roi des Lazzi, peuple de Colchide, accompagné de l'élite de sa nation; les empereurs Othon I", Othon II, Olhon III ; saint Henri, roi de Germanie; l'impératrice Agnès, femme de Henri III; Machestad, roi d'Ecosse; Christiern, roi des Daces et des Goths ; l'empereur Jean Paléologuc, et une multitude d'autres rois et d'autres reines qui brillent, dans l'histoire, de la double auréole du génie et de la vertu.

Quel est donc l'attrait puissant qui conduisit tous ces monarques à la tombe du vicaire de Jésus-Christ ? Quelle est la signification mystérieuse de ce fait séculaire? Pour réponse, apparaît dans toute sa splendeur la glorieuse révolution qui brisa l'empire de la force brutale et inaugura la suprématie de l'intelligence sur la double croix du Calvaire et du Vatican. Avec l'Évangile revient la vraie notion du pouvoir : la royauté est une charge. Et voilà que, pour le bonheur des peuples, une main divine conduisait tous ces monarques sur la tombe de Pierre, afin d'y puiser et la connaissance de leurs devoirs, et le dévouement, et l'esprit de sacrifice, et les sentiments paternels qui doivent remplir le cœur des rois, enfants du christianisme. Utile pèlerinage! où les puissants et les forts juraient, sur les ossements sacrés du vicaire de Jésus-Christ, de ne jamais régner suivant leurs caprices, mais selon l'équité.

Alors on comprend la signification i)rofonde de tous ces couronnements de rois et d'empereurs, accomplis dans Saint-Pierre de Rome, aux acclainations de l'Europe régénérée. Alors se dessine, rayonnante de lumière, la plus grande figure des temps modernes, Charlemagne, restaurateur de l'empire romain et type de la royauté chrétienne. Quatre fois il vint à ce tombeau sur lequel nous allions nous prosterner. La dernière fois, l'an 800, le jour de Noël, le fils de Pépin, agenouillé sur les dalles de la vénérable basilique, recevait la couronne impériale des mains du pape saint Léon III ; et tout le peuple romain faisait entendre ces joyeuses paroles : A Charles, très-pieux, augusle, couronné de Dieu, grand, pacifique, empereur

des Romains, vie et victoire (i) ! Certes, je le répète, le peuple avait raison de se i-L'jouir. Quelle garantie le monde ne trouvait-il pas dans cet acte auguste, où les rois de la terre, se déclarant les vassaux du Roi du ciel, s'obligeaient solennellement à prendre pour modèle le divin Roi qui mourut pour son peuple? Après Charlemagne, voyez sur le même tom- Leau, Lothaire recevant la couronne des mains de Pascal !•'■' ; Alfred, roi d'Angleterre, couronné, au même lieu, par saint Léon IV; Charles le Chauve, par Jean YIII; Charles le Gros, par le même Pontife; Othon I", par Jean XII; saint Henri avec sainte Cunégunde, par Benoît VIII; et beaucoup d'autres princes non moins puissants.

faut-il s'étonner maintenant du respect profond qu'inspira toujours Saint-Pierre de Rome aux barbares et aux persécuteurs eux-mêmes? Alaric, maître de la ville des Césars, brise, renverse, brûle tous les monuments de la capitale du monde ; mais, par une glorieuse exception, il défend de touchera Saint-Pierre et de faire aucun mal aux vaincus réfugiés dans la vénérable basilique. Les Vandales ne sont pas moins respectueux. L'impératrice Théodora veut à tout prix satisfaire sa vengeance contre le pape Vigile : Saisissez-vous du pape, écrit-elle à Antémius, partout où vous le trouverez, à Saint-Jean de Latran, dans son palais, ou dans toute autre église, excepté Saint-Pierre (2). » Est-il besoin de rappeler que, dans ces derniers temps, Berthier, général des troupes du Directoire, s'apprêtant à bombarder Rome du haut du Monte- Mario, fut pénétré de respect, et défendit de tirer sur la basilique du prince des Apôtres?

C'est à juste titre, je pense, que tant de glorieux souvenirs remplissaient mon âme de religion et l'absorbaient tout entière durant le voyage. Ils avaient ravi d'admiration deux des plus beaux génies de l'Orient et de l'Occident, saint Chrysostome et saint Augustin (3). Pourtant ces grands hommes n'avaient pas tout vu; ils n'avaient pu connaître qu'en partie la gloire de Saint-Pierre de Rome. Quoi qu'il en soit, je me disais avec un sentiment d'indéfinissable bonheur : Me voici à mon tour, pèlerin obscur, au moment de fouler cette terre sacrée du Vatican, arrosée du sang du prince des Apôtres; au moment de voir de mes yeux cette basilique, théâtre de tant de faits glorieux ; sanctuaire d'où sont sortis tant d'oracles ; arche d'alliance des deux pouvoirs qui régissent le monde; lieu à jamais

(1) Carolo piissimo, auguslo, à Deo coronalo, magno, pacifico, imperalori Roman 0rum, vita elvicloria. Anasl. in Léo.

(1) Exccplis omnibus, in basiiica Sancti Pelri parce. Nam in Laleranis, aul in palatio, aut in qualibet ecclesia inveneris Vigiliuni, niux imposiium navi, perdue eum ad nos- (\ot. ad Marlyrol. 18 nov.)

(s) nie qui purpuram gcstal ad sepulcra iila se confcrt, ut oa exosculclur, abjectoque faslu supplex slat. Et ailleurs : Rciiclis omnibus ad sepulcra Piscaloris el Peliionis currunlcl roges,cl prœsides, cl milites. Chry s. Ilomit. wm, ad Co)iiHh.2; Aug. Epist.iy, ad iVadaurcuses.

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