‹ Les Trois Rome (volume 2)Chapitre 76 sur 106 · MUSÉE ET GALERIE · texte numérisé non relu

MUSÉE ET GALERIE

nu témoignage de riiistoirc. En montant l'esealier, on trouve, à gauche, un fragment de l'insoription honoraire de Caïus DuilHus, qui remporta la première victoire navale sur les Carthaginois, Tan de Rome 49-2. Au milieu de la grande salle est la fameuse louve en bronze qui allaite Romulus et Rémus. Dans la troisième antichambre, nous remarquâmes avec un vif mouvement de curiosité plusieurs fragments de marbre incrustés dans le mur, sur lesquels sont écrits les célèbres fastes consulaires, connus sous le nom de Fasli capitolini cl qui vont jusqu'à Auguste. De tous les tableaux de la galerie, le plus frappant est la Sibylle du Guerchin.

Après avoir visité toutes ces merveilles de l'art antique et moderne, nous traversâmes de nouveau la plate-forme et nous montâmes h remplacement du temple de Jupiter Capitolin (i). Une église chrétienne, une église dédiée à Marie, s'élève sur les ruines du sanctuaire consacré au chef des démons adorés dans Rome : c'est l'église si vénérable et si recueillie d'Ara-Cœli. Par sa position, elle domine la ville éternelle et annonce que le sceptre du monde a changé de mains. Porté jadis par le démon, cruel, impur et sanguinaire ennemi du genre humain, il est aujourd'hui l'apanage d'une vierge douce, pure cl clémente, fille de l'homme et mère de Dieu, refuge des pécheurs et reine des anges. Si les dépouilles des nations suspendues au temple de Jupiter avaient fait nommer cet édifice le bazar de la victoire, pour la môme raison, l'église dWra-CœU mérite ce glorieux titre. Vainqueurs de tout le reste, Jupiter et César paraissent ici en vaincus. Le maître de l'Olympe est obligé do céder la place à Marie, et César fournil les ornements de son temple. L'église, à trois nefs, est supportée par vingt-deux colonnes qui sont autant de dépouilles prises de toutes parts dans les temples et dans les palais de l'ancienne Rome. La seconde, à gauche, vient des appartements intimes des empereurs : E cvbicvlo Av(jg. A la vue de ces colonnes d'ordres différents, dont les unes sont cannelées, les autres rondes, celles-là privées de socle, celles-ci de chapiteaux, on est tenté d'accuser le bon goût de l'architecte; mais un peu de réflexion ne tarde pas à faire découvrir, dans ce désordre apparent, un effet de l'art et une pensée profonde : le Christianisme a voulu constater l'universalité de son triomphe. Dans le même but, on a pris soin d'enrichir d'un autre trophée celle église monumentale : une inscription placée au-dessus de la porte d'entrée rappelle que le temple de Marie a été doré avec l'or pris sur les Turcs à la fameuse bataille de Lépante. Ainsi, par leurs dépouilles, les deux plus redoutables ennemis du monde chrétien, le paganisme et l'islamisme, font encore do l'Ara-Cœli le bazar de la victoire.

En avançant vers le sanctuaire, on voit briller deux inscriptions en

[i] Suivant Donali, ce serait à la place du temple de Jupiter Fcréinen /quoiqu'il en soit, un temple de Marie est bâti au sommet du Gapiiole sur les ruines d'un temple de Jupiter.

grandes lettres d'or. Peu remarquées, et encore moins étudiées de la plupart des voyageurs, elles piquèrent vivement notre curiosité. La première rappelle un miracle célèbre dans l'histoire de Rome chrétienne; la seconde, une révélation fameuse qui aurait été faite à Auguste. A la voûte de l'église, directement au-dessus du maître autel, sont gravées ces paroles : Regina Cœli, lœtare, alléluia. Que disent-elles? Au vi« siècle une peste horrible ravageait Rome. Saint Grégoire le Grand, qui gouvernait alors l'Église, appela tout le peuple à la pénitence. Une procession générale fut indiquée pour le matin du jour de Pâques de l'an 596. Le Pontife se rendit à l'Ara-Cœli, prit en ses mains l'image de Marie, que l'on dit peinte par saint Lac (i), et la célèbre procession septiforme se mit en marche pour se rendre à Saint-Pierre. En passant devant le môle d'Adrien, on entend tout à coup dans les airs des voi.^ célestes qui chantent : Regina cœli, lœtare, alléluia; quia quem meruisti portare, alléluia; resurrexit sicut dixit, alléluia. Le Pontife étonné répond avec tout le peuple : Orapro nohis Deum, alléluia. En même temps on voit un ange étincelant de lumière qui remet une épée dans le fourreau; la peste cesse le jour même. Quatre faits encore subsistants ont traversé les siècles pour attester ce miracle : la procession de saint 3Iarc, qui se fait chaque année dans l'Église d'Occident; la statue de bronze de l'archange saint Michel, placée au-dessus du môle d'Adrien, qui prit dès lors le nom de Châleau-Saint-Ange; l'antienne à Marie : Regina cœli, que l'Église catholique n'a cessé de répéter depuis ce jour mémorable; enfin, l'inscription dont je parle, gravée dans le temple de Marie, en reconnaissance de ce bienfait. Comment voir de ses yeux cette inscription, si glorieusement monumentale, sans réciter aussi dans toute l'effusion de la reconnaissance et de l'amour : Regina cœli, lœtare, alléluia (2) !

A gauche du maître autel se trouve la chapelle de Sainte-Hélène: c'est sur la frise circulaire du baldaquin qu'on lit la seconde inscription qui nous intrigua si fort; elle est ainsi conçue : Hœc quœ Ara-Cœli appellatur eodem in loco dedicala credilur in quo Yirgo sanctissima Dei Mater cum Filio suo se Cœsari Augusto in circula aureo è cœlo monslrasse perhibetur. « Cette chapelle appelée Ara-Cœli est, suivant la tradition, bâtie au lieu même où l'on croit que la très-sainte Vierge Mère de Dieu, tenant son Fils entre ses bras, se fit voir à l'empereur Auguste, dans le ciel, au milieu d'un cercle d'or. »

Quelle est l'origine de cette tradition ? Les auteurs rapportent cpi'Augusle consultait un jour l'oracle d'Apollon pour savoir quel serait après lui le maître du monde : suivant l'usage, il olTrait une hécatombe, mais

(1) Fcrraris, liiblioih. art. Imagines.

(ï) En mémoire du miracle, les religieux tl'Ara-Cœli onl seuls le privilège de chanter le /{cj/i«a lorsque, dans les prières publiques, des processions viennent à passer devani le Chàteau-Saint-Ange.

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le dieu resta muet. Le sacrifice recommence, cl le dieu ne répond pas. Pressé de nouveau, Apollon rond enfin cet oracle :

Jle Puer hebrœus divos Deus ipse gubeinaiis Ccdere sede jubel trislemque redire sub orcum; Aris ergo deliinc tacilus absccdilo noslris.

« Un enfant hébreu, Dieu lui-mùme et maître dès dieux, me force à » quitter la place et à rentrer tristement dans l'enfer. Désormais, retire- » toi donc sans réponse de mes autels. »

Vivement frappé de cet oracle, Auguste vint au Capitule, oii il fit ériger un autel à l'Enfant-Dieu avec cette inscription : Ara Primo(jeniti Dci : « Autel du premier né de Dieu. » Le même fait est rapporté, avec quelques variantes, par d'autres historiens. C'est la Sibylle de Tibur que l'empereur aurait consultée pour savoir s'il devait permettre qu'on l'honorât comme un Dieu. Après trois jours d'un jeûne sévère, Auguste vit le ciel ouvert, et, sur un autel, une vierge d'une grande beauté, tenant en ses bras un petit enfant, et une voix disait : « C'est ici l'aiilel du Fils de Dieu. » Hœc ara Filii Dci est. En conséquence, Auguste défendit qu'on l'appelât Dieu, et fit ériger l'autel dont nous avons parlé (i). Quand on songe que toutes les traditions de l'Orient et de l'Occident annonçaient la venue du Messie ; quand on sait que la révélation directe du mystère de l'Incarnation fut faite à beaucoup de pa'i'ens, on est porté à croire que les maîtres du monde ne furent pas oubliés et, indépendamment des preuves historiques qui l'appuient, cette tradition devient probable (2).

(ij Voyez Nicéphore, lib. i, c. 17; Suidas in Aitgust.; Cedrenus, ici.; Fredericus Mùller : An Ccesari Auguslo quidquam de nativitale Christi innotuerii ? Gers 1679. Storia délia cliiesa e convento di S. J7. t/'Ara-Cœli, p. 157; de ara, Nanneli 1636 à Pelro Berlaido, cap. 29. — J/(esa!<r. Grœvii, I. vi; Trombelli Vila D. Fn-gi., t. ii, p.S19-328. — Marlinus Polonus; S. Anloninus; P. Francis Gonzaga; Pelrarcha, in lib. 2 epist.; Ambros. Novidius Flaccus, lib. ii Sacr. FasI. p. 162. Anonymus Ctirislianus ai)ud Oihonem Aicher, in Horlo varinrum inscrijilionum, p. 77; P. Casimiro da Roma, Capella di S. Elena. 157; Eusèbe, cité par Casaubon ; Baron. Apparatus édil. Lucques, 1740, p. 447; Annales de philosophie chrét., t. xiv, p. 62.

(e) Telle est donc l'origine de ceUe Iradilion ; voyons quelle en est la valeur. Si l'on se donne la peine d'analyser les nombreux écrits publics sur celle question, on trouve le oui et le non parmi les savants. Ceux qui nient l'auihenticité du l'ait s'appuient: 1" sur le silence absolu des Pères et des auteurs profanes; 2" ils objectent la dill'érence qui se trouve dans le récit des mêmes laits; ôoils disent qu'il n'y avait plus de Sibylle au temps d'Auguste; celle de Cumes, qui propbétisa la dernière, était contemporaine de Tarquinle-Superbe. Ceux qui affirment répondent: 1" que le silence des Pères et des auteurs païens est une preuve négative qui ne peut annuler le témoignage positif de la tradition et des historiens postérieurs ; 2" que nous sommes loin de posséder tous les écrits des premiers Pères de l'Église, et môme des auteurs profanes; que les actes de Notre-Seigneur, envoyés à Tibère par Pilale, et, suivant le témoignage de TerluUien et de saint Justin, déposés dans les archives du sénat, ont péri ; mais si un monument de premier ordre comme celui-là a pu disparaître, est-il étonnant que d'autres pièces moins imporlanles aient eu le même son? que les païens devenus persécuteurs s'appliquèrent,

L'esprit satisfait, le cœur content, nous dîmes à revoir à la chère église d'Ara-Cœli.

Devant nous était l'ancienne montée do YAsile, espèce de chemin en cordon qui aboutit au Forum près de l'arc de Septime Sévère. Nous le prîmes et bientôt nous fûmes sur le seuil de la fameuse prison Mamertine : avant d'y entrer, apprenons h la connaître. Cette prison, noire, humide, horrible, doit son nom au quatrième roi de Rome, Ancus Martius, qui la fit creuser dans le roc même du Capilolc. Située presque

suivant le témoignage d'Eusèbe.à détruire tout ce qui pouvait être l'avorableau Christianisme. Voilà ce qu'ils répondent à la première objection.

Quant à la diiïérence qui existe dans le récit du lait, loin d'y trouver une objection, ils disent qu'elle est plutôt une preu%'e de vérité. Et d'abord, elle prouve qu'il n'y a pas eu connivence entre les écrivains; de plus, elle ne porte que sur des circonstances secondaires, le fait capital restant le même, savoir la révélation laite à Auguste, et l'autel élevé par ce prince au Fils de Dieu.

Passant à la troisième objection tirée de la non-existence des Sibylles sous le règne d'Auguste, ils répondent que l'erreur ou l'anachronisme des historiens est plutôt dans les noms que dans les lails. 1» Il est certain qu'il y eut une Sibylle à Tivoli; elle est connue dans l'histoire sous le nom de Sibylle Tiburtine. ii" Il est certain qu'à Tibur existait un oracle fameux que les empereurs romains ne dédaignaient pas de consulter. Nous en avons une preuve irréfragable dans la vie d'Adrien. Ce prince, ayant bâti sa célèbre villa, vint demander à l'oracle de Tivoli les secrets de l'avenir, et c'est la réponse du dieu qui occasionna le martyre de sainte Symphorose et de ses sept fils. ô^Au lieu de dire l'oracle de Tibur, toute la faute de l'historien est d'avoir écrit la Sibylle de Tibur : or, c'est là une erreur qui ne saurait arrêter. D'abord elle est insignifiante en elle-même, puisqu'elle n'ébranle pas le fait principal raconté par d'autres historiens dans cette circonstance ; ensuite, elle était d'autant plus facile à commettre que l'oracle de Tibur avait Ires-bien pu conserver, dans le langage ordinaire, son ancien nom de la Sibylle de Tibur; enfin, il faut que cette dilficulté soit bien moins sérieuse qu'on ne voudrait le faire croire, puisqu'elle n'a point ébranlé la persuasion des hommes d'une logique et d'une science incontestées, entre autres de I'étrarquc,de saint Antonin et de beaucoup d'autres.

Terminons cette digression par quelques principes de critique générale, applicables non-seulement à la révélation d'Auguste, mais encore à plusieurs autres faits dont nous aurons à nous occuper. La saine criticpie nous dit : l" <]u'en droit, on ne peut pas nier un fait possible parce qu'il est extraordinaire, mais parce ([u'il est mal prouvé. Dans l'espèce, le fait on question est possible; de plus, adversaires et défenseurs, tous conviennent que l'église d'Ara-Cœli doit son nom à cet événement traditionnel (*); or cette église est une des i)lus anciennes de llomc. Tobie Corona, hagiogranhe distingué, la croit de fondation constanlinionne (**). Voilà donc une tradition qui remonleà uneiiaute antiquité. De nombreux écrivains de diflcrents pays la regardent comme certaine (***). Leur sentiment a traversé de longs siècles sans contestation. A la fin du xvi«, le grand pape Sixte V gravait encore ou laissait graver sous ses yeux ce fait acquis, sur l'obélisque de Sainte-Marie Majeure. Peut-on supposer que l'illustre Pontife a oidonné ou permis d'inscrire, et que ses successeurs ont laissé subsister sur un monument public,

(*) Ccrto è pero, che la denon)in.izione di qucsta chicsa dee ripetersi dalla opinionc, che quivi Auèusio avcsse fatta inalzare un'arra, colla riferila iscrizione. Gancelliori, notle e fesla ai natale, c. xi.i, p. 1 10.

(**) Trac, de sacris templis, p. 1, c.23.

(***) Mille scriiiori, etc., ce sont les paroles de Canccllicri lui-même, id. p. 128.

ÉGLISE d'aRA-COELI. iOl

à mi-côte de la redoutable montagne, elle se compose de deux cachots placés l'un au-dessus de l'autre. Vous commencez par descendre vingtcinq pieds sous terre et vous trouvez le cachot supérieur, appelé proprement prison Mamcrtinc. On y pénètre par un escalier de construction moderne ; sous les Romains, il n'y avait ni escalier ni porte : on y glissait les condamnés par une ouverture circulaire, pratiquée au centre de la voûte, et qui est encore fermée par une forte grille en for. On voit, h droite, les traces d'un soupirail qui laissait arriver quelque peu d'air et de

au milieu de Rome, une fable absurde ou un fait dénué de rondemenl? Peut-on supposer que, depuis un temps immémorial, les vicaires de Jésus-Christ ont autorisé les religieux d'Ara-Cœli à renouveler chaque année la tradition d'un conte puéril, ou que ces religieux, qui ne lurent pas tous dénués de quelque savoir, aient consenti à perpétuer par une prière publique le souvenir d'un fait inventé par quelque faussaire? car il faut savoir que, chaque année, pendant l'octave de Nuêl, les religieux d'Ara-Cœli chantent solennellement après compiles l'antienne suivante :

Stellato hic in circulo, Sibyllœ tune oraculo, Te vidit Rex in cœlo.

D'où vient donc le dissentiment que nous avons signalé? il est aisé d'en indiquer l'origine. Sous l'influence du protestantisme, une critique de réaction, une critique à outrance s'exerça, dans l'Europe entière, sur toutes les traditions du catholicisme. Celait n'est ignoré de personne.

Pourtant la saine critique nous dit: 2» qu'e?2 droit on n'est pas recevable à venir attaquer un fait en possession depuis des siècles de la foi commune des hommes compétents, à moins qu'on n'apporte des preuves pérempioires de fausseté et d'usurpation. Dans l'espèce, quelles preuves péremptoires ont produites les adversaires de la tradition dont il s'agit? quels monuments nouveaux, inconnus des siècles passés, ont-ils découverts? nous avons exposé leurs moyens d'éviciion : à tout homme impartial d'en apprécier la valeur. Quoi qu'il en soit, la plupart des apologistes catholiques firent assez bon marché des traditions secondaires de l'Église : on les mit sur le compte de la foi simple et naive de nos pères, et tout fut dit. On croyait, par celte concession, apaiser la faim de Cerbère, il n'en fut rien. Maître des ouvrages avancés, l'ennemi se jeta sur le cœur de la place. Bientôt les champions de l'Église furent obligés de s'armer de toutes pièces pour défendre les traditions générales que le protestantisme battait enbrècbe, afin, disait-il, de dégager l'esprit humain de toutes les superstitions et asseoir la foi sur le fondement unique de l'Écriture. Telle fut la tendance de la polémique aux xvi<: et xvue siècles.

Rome ne céda point à ce mouvement dangereux. Gardienne de la vérité, elle en conserva soigneusement toutes les parcelles, en protégeant, comme elle le fait encore, toutes les traditions secondaires des siècles antérieurs. Elle garde avec amour les monumenis qui les perpétuent; elle n'a rien détruit, rien effacé. Seulement, maîtresse consciencieuse de la vérUé, elle ne les impose point comme articles obliges de la fui, elle n'en fait point usage pour baser ses décisions dogmatiques; mais aussi, reine immortelle des siècles, elle n'entend pas qu'on jette au passé de téméraires insultes ; enfin, mère pleinede bonté, loin d'entraver dans les liens d'une critique étroite, prétentieuse, et trop souvent passionnée, les allures de ses enfants, elle leur donne toute espèce de latitude, proclamant, par sa conduite plus encore que par ses paroles, le véritable principe de la civilisation et du progrès: in necessariis imitas, in dubiis liberias, in omnibus caritas.

lumière dans ce vivant tombeau. Le cachot a vingt-quatre pieds de longueur, sur dix-huit de largeur et treize d'élévation. Une ancienne inscription, placée à hauteur d'homme, dit que cette prison fut restaurée, l'an 574 de Rome, par les consuls Yibius Rufinus et Cocceius Nerva (t).

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