STATIONS
La prédication journalière des grandes vérités du (^ristianisme^ l'exemple des saints dont les tombes sont
Mercredi. — Saint-Sixte.
Jeudi. — Saints Côme et Damien.'
Vendredi. — Saint-Laurent in Lucina.
Samedi. — Sainte-Susanne.
» Quatrième DimuMdte de Carême. — Sainte-Croix en Jérusakm*
Lundi. — Les Quatre-Cooronnés.
Mardi, — Saint-Laurent in Damoso.
Mercredi, — Saint-Paul hors des murs.
Jeudi. — Saint-Martin in Monti et Saint-Sylvestre in Capite,
Vendredi. — Sainte-Aurélie et Sainte-Bibianè.
Samedi. —Saint-Nicolas incarcère.
» I>imanche de la Passion. — Saint-Pierre au Vatican et Saint- Lazare.
Lundi. — Saint-Chrysogone in Trastevere.
Mardi. — Saint-Cyriaque in Santa Maria in Via Lato, et ^ Saint-Cyr et Sainte- Juliette.
Jlf errredi. — Saint-Marcel.
Jeudi. — Saint- Apollinaire.
Vendredi, -^ Saint-Ëtienne le Rond, au Mont-Gœlius.
À'amedi. — Saint- Jean Porte Latine.
» Dimanche des Rameaux. — Saint- Jean de Latran.
Lundi. — Sainte-Praxède.
Mardi. — Sainte-Prisque et Sainte-Marie del Popolo .
Mercredi. — Sainte-Marie Majeure.
Jeudi. — . Saint-Jean de Latran.
Vendredi. — Sainte-Croix en Jérusalem.
Samedi. — Saint-Jean de Latran.
^ Dimanche de Pâques. — Sainte-Marie Majeure.
Lundi. — Saint-Pierre et saint-Onuphre .
Mardi. — Saint-Paul hors des murs.
Mercredi. — Saint-Laurent hors des murs.
Jeudi. — Les Douze- Apôtres.
Vendredi. — Sainte-Marie ad Martyres.
Samedi. — Saint- Jean de Latran.
» Dimanche de Quasimodo. — Saint-Pancrace.
ouvertes, et les reliques éloquentes exposées ohaque jour du Carême aux regards des fidèles : tel est le double moyen que Rome emploie pour préparer les âmes à la résurrection morale. Mais ce double moyen doit être identifié à chaque individu : or, une partie des auditeurs ne comprend pas ce qui est annoncé avec le ton solennel de la chaire; un plus grand nombre peutêtre néglige de s'en faire Tapplication. Sans ces deux conditions d'intelligence et d'assimilation^ la vérité ne peut devenir la nourriture de l'âme. Rome ne l'oublie pas; et, suivant la salutaire prescription de Benoit XIV, des catéchismes préparatoires aux Pâques s'ouvrent dans les paroisses et dans les oratoires nocturnes. Les adultes de Tun et de l'autre sexe y sont invités, c'est pour eux qu'on les fait : ordre est donné aux maîtres d'y envoyer leurs domestiques, et, pour ôter le prétexte du travail , les cafés et les magasins doivent être fermés pendant les heures d'instruction. Afin que l'auditoire soit homogène^ et qu'ainsi le catéchisme soit plus profitable, les différentes classes d'adultes ont leurs réunions particulières. Les catéchismes commencent le quatrième dimanche du Carême et continuent toute la semaine '.
Grâce aux instructions élémentaires , les ignorants et les pauvres sauront faire le discernement du corps de Jésus-Christ, ils connaîtront les dispositions essentielles qui doivent accompagner le chrétien à la Table sacrée. Mais si Fesprit est éclairé, le cœur peut n'être pas ému, et la vie morale ne reviendra point à l'âme : les maisons de retraite obtiendront ce dernier résultat.
* On lit dans le Diario sacro : Dom. quarta di Quares. Aile ore 22 si dà principio nelle solite chiese ai catechismi in appareccbio alla S. Pasqua stabiliti da Benedito XIV nel 1755, e di sera negli oratorj nottumi.
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G66 «ailes où rbommesmil avec Dieu seul s'approprie les vérités générales^ se guérit de ses blessures et se renouvelle dans la vertu, sont semés, comme les hospices, dans tous les quartiers de Rome : le couvent des Passioaoistes au Mont^Cœlius, celui des Franciscains au Palatin, la. maison des Lasaristes à Monte-Gitorio, reçoivent les ecclésiastiques et les laïques de toutes les conditions. A Sainte-Lucie in Trastevere, les pauvres, les soldats, les artisans, trouvent gratuitement une pieuse solitude où ils trouvent pendant huit ou dix jours la double nourriture deFâme et du corps. Les jeunes gens y vont aussi, à moins qu'ils ne soient envoyés à Pimtê Rotto, Pour les étudiants, les exercices spirituels se donnent à ^'Université, au Collège romain, à Saint-Eu«» sèbe, etc. En 1819, Monseigneur Piatti, archevêque de Trébisonde, établit sur le Janicule une maison de retraite destinée aux nobles et aux officiers de la garnison* Partie à ses dépens, partie avec les aumônes de Pie VU, il a préparé une habitation charmante qui s'ouvre tous les mois aux retraitants, et surtout pendant le Carême* Grâce aux invitations de l'excellent prélat, les exercices spirituels y sont très-fréquentés, et, Dieu bénissant le zèle désintéressé de son ministre, il en résulte un grand bien. La vie morale se ranime dans les flmes où les préocciiqpations mondaines l'avaient presque éteinte ; et des pères de famille vraiment chrétiens, des officiers vigilants et dévoués sont les fruits journaliers de ces retraites, presque toujours gratuites.
Les dames, les jeunes personnes, les femmes de toutes les classes, se retirent dans les couvents de religieuses. Elles vont en grand nombre au monastère d$l Bambm Gesùf près de TEsquilin, de sainte-Ursule, del Divin- Amore, voisin de la Basilique libérienne, etc. Cette der-
nière maison appartient aux religieuses Augustines ckmt la principale occupation est d'aider les personnes de leur sexe qui viennent faire les exercices spirituels. Fondées à Montefiascone par le cardinal Barbarigo^ elles sont établies à Rome depuis Tannée i616. La supérieure pcMrte le titre de Mère-Vicairey parce que la sainte Vierge est regardée comme la première supérieure de la maison : les retraites s'y succèdent pendant toute Tannée. Deux prêtres attachés au monastère catéchisent^ prêchent^ confessent les enfants qui viennent s'y préparer à la première communion, et les adultes qui viennent s'y reposer du travail de la vertu et se préparer à de nouveaux combats \ La nombreuse association des dames et des demidames^ dame e semi-dame y fait sa retraite au CaravUa : j'en parlerai bientôt.
Former Thomme à entendre la voix de Dieu, à rentrer en lui-même et à se juger, tel est le but des prédications, des stations, des catéchismes et des retraites que Rome multiplie pendant le Carême. Toutefois, si puissants qu'on les suppose, ces moyens ne suffisent pas : pour être, en effet, réhabilité à ses propres yeux, le coupable a besoin d'absolution. Il veut entendre son juge lui dire clairement : Allez en paix, vos péchés vous sont remis. Cette assurance est un besoin, une nécessité, il la lui faut; et pourtant, inconcevable mystère! il redoute le tribunal oà cette sentence de miséricorde est prononcée. Or, voilà que, pour Tattirer, Tingénieuse charité romaine a placé sur les tribunaux de la pénitence des inscriptions pleines de confiance et de tendre miséricorde. Comment les voir sans être encouragé? Un protestant célèbre, connu par ses préjugés haineux contre
' Ck)ii8tanzi,t. i, p. 117-125,
BEXABÛUES d'un PROIBSTÀHT. 85
le catholicisme, n'a pu s'empêcher d'admirer ces inscripr tions. En voici phisieors qu'il a pris la peine de re» cueillir : Allez, montres^vaus au prêtre. — JTirai à mon père, et je lui dirai : Mon pire, foi péché. — Ils eermi remis dans le eiel, — Retourne, 6 mon âme, à ton repos. — Allez en paix et ne péchez plus. — CeM qui vous écoute, m'écoute. — Venez à moi, vous tous gui gémissez sous le poids de vos misères. — Le Juste me reprendra avec miséricorde. — Voyez sHl est en moi une voie d'iniquité, et ramenez-moi dans le chemin du ciel. — (Test pour entendre les gémissements des prisonniers*.
Enfin, pour compléter Timpression en frappant les sens^ viennent les grandes solainités de la Semaine Sainte. Nalle part sous le ciel, l'œil de Thomme ne contemple des pompes et des cérémonies tour à tour plus attendrissantes^ plus lugubres, plus imposantes. Telle est leur mystérieuse puissance qu'elles vous jettent dans je ne sais quelle ivresse dont les salutaires efTets se font longtemps sentir. Malgré le mal que les étrangers lui font, malgré l'esprit antichrétîen qui souffle sur le monde, Rome continue de présenter, pendant le Carême, l'aspect d'one chaste matrone, d'une sobre et grave mère de famille; et les observations d'un écrivain protestant se vérifient encore de nos jours : a J'ai remarqué, dit-il, à Rome et en Italie, que, malgré les progrès du vice, le peuple de toute les classes se contenait singulièrement pendant le Carême. On n'entendait plus comme auparavant ni blasphèmes, ni propos libres. Le faste, la parure, les repas somptueux, les délices avaient fait place à la modestie, à l'austérité, à Textérieur de la pénitence ;
' Addison's, Remarks on sevetal parts of Itel^» p. 31.
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dds sermoDft édifiante tous les soirs, des quêtes éboa* daotes en faveur des pauvres, une apparence générale de componction et d'amendement.
a J'avoue que c'est en Italie que j'ai le mieux appris à apprécier l'utilité du Carême, et k rendre justice aux motifs qui l'ont fait instituer. Je ne saurais partager l'opinion de ceux qui pensât que les hommes devant , dans tous les temps» mener une vie conforme aux principes de la foi, c'est une superstition de réserver une partie de Tannée pour une dévotion plus grande que de coutume. Quand on réfléchit sur la difficulté de retenir constamment les hommes dans les bornes du devoir, oa ne tarde pas à reconnaître combiod il est important de fixer dans Tannée un temps d'une durée raisonnable pour les obliger à rentrer en eux-mêmes et à faire de sérieuses réflexions sur leur ccmduite; de peur que le péché ne jette de trop profondes racines, et que Thabi* tude du vice ne devienne trop difficile à détruire ^ »
Ce que Rome fait tous les dimanches pour entretenir la vie morale. - InstrociioDs paroissiales et partiealières. — mission arluiine. — Exereioei de Sain^Vit et de Sainte-Marie in Capeila. — Interprétatloo de r£critiire. — Cbemin de la Croix au Colisée. — Saints du Saint-Sacnment. — Tous les Jours de la semaine, iDstruclions et pratiques en
. l'honneur de Notre-Seigneur et de la Sainte- Vierge. — Enterrement.
Le zèle qu'elle déploie dans les époques solennelles de Pâques et de la première Communion, pour abreuver ses enfants à la source même de la vie morale , Rome le soutient perpétuellement, afin de les maintenir dans Theureux état où elle les a placés. Aux efforts incessants
* Sir Edwin Sands, jrtiro|Ni (Speeukm.
YIB MORALE. 87
dd réterad ennemi du genre humain ^ eUe oppoee des efforts non moins souioiua» Pendant toute Vannée les moyoïs de persévérance les plus variés et les plus nom» breux sont ménagés aux heureux habitants de la Ville sainte.
CQnformément au précepte du Concile de Trente^ tous les dimanches^ à la messe paroissiale, les curés font une homélie à leurs paroissiens; et le soir ils les réu-* nissent pour entendre l'explication du catéchisme. De plus^ dans beaucoup d'autres églises, il y a^ tous les jours de fête ^ une instruction pour le peuple. Au Gesù^ à Y Ara Cœliy aux Douas Apôtret , et ailleurs , on prêche vers onze heures du matin. Dans toutes les églises ou oratoires des nombreuses confréries^ après la récitation de rOffîce des Morts ou de la sainte Vierge ^ on fait aux associés une instruction, que la langue itaUenne appelle gracieusement un fervarino : le discours est suivi de la messe. La même chose a lieu dans les universités , les collèges, séminaires^ associations pieuses répandues dans tous les quartiers de Rome : voilà pour le matin.
Le soir^ à Téglise de la Minerve, on récite le Rosaire^ et un des confrères du P. Lacordaire, un Dominicain^ fait un discours à la foule nombreuse qu'attire la réputation de l'orateur. Dans le même temps a lieu ce qu'on appelle la mission urbaine^ missione urbana. Un prêtre, choisi parmi beaucoup d'autres associés à la même OBuvre^ réunit le peuple dans une église indiquée d'avance^ et lui adresse une instruction forte, mais familière^ suivie de l'acte solennel de Contrition : le peuple affectionne particulièrement cette pieuse pratique. Pour l'en faire jouir plus facilement^ la mission change d'église tous les mois. C'est le directeur du Caravita qui se charge ordinairement de cet utile , mais laborieux
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ministère. A Saint«*Vit^ au Mont-Esquilin^ il y a une dominicale en faveur des enfants et des adultes qui ont fait les exercices spirituels dans le courant de Fannée. Les églises de religieuses , les conservatoires de jeunes personnes ont aussi^ les dimanches et les fétes^ des instructions données par des prêtres séculiers ou réguliers spécialement chargés de cette fonction. Vers la tombée de la nuit; le voyageur qui descend le Tibre du côté de Saint-Michel voit accourir à Téglise de Sainte-Marie in Capella les mariniers^ dont les larges bateaux couvrent le port de Ripa Grande. Dans ce vénérable sanctuaire^ dédié à FÉtoile de la mer, la confrérie de Saint-Paul réunit les pauvres et les matelots, les catéchise, les confesse, les dispose à la digne réception des sacrements.
n est un autre genre de prédication que je n'ai trouvé qu'à Rome, et qui me semble très-propre à répandre^ parmi les fidèles, un grand fonds de doctrine et de piété : je veux parler de THerméneutique ou interprétation de TÉcriture. Des religieux de différents ordres se partagent le texte sacré et se succèdent dans la même chaire^ de six en six mois. Le premier commence par la Genèse , et explique un ou plusieurs livres de l'Ancien Testament. 11 en dit Torigine , le sujet , la division; développe les faits principaux et en tire des conséquences pratiques. Ses successeurs expliquent les livres suivants; en sorte qu'au bout d'une ou de deux années, la Bible tout entière, depuis les livres de Moïse jusqu'à l'Apocalypse , est exposée aux simples fidèles. Nous assistions avec bonheur à ce cours d'enseignement si nouveau pour nous. Il y avait foule; et les gens du peuple^ les simples femmes formaient une grande partie de l'auditoire. A en juger par le silence et l'attention générale^ cette instruction avait pour tous un attrait
SALVTB m SAINT SAGBXHENT. 89
particulier. Pour moi die ayait un autre mérite , celui de fermer la bouche à nos frères séparés. On sait que les protestants ne craignent pas d'accuser TÉglise de s'opposer à l'étude de l'Écriture sainte : et l'Église leur répond en faisant expliquer publiquement et peipétuétlement les livres sacrés. Parmi les prédicateurs qui remplissent ^orieusement cet intéressant ministère, il faut nommer en particulier les pères Jésuites, les Aqguslins et les frères Mineurs de l'Observance.
Les dimanches et les fêtes on trouve encore à Rome une pratique de piété qui a le privilège d'attirer une grande foule : c'est l'exercice solennel du Chemin de la Croix au Colisée. Les confrères du Via crucié partent de leur oratoire situé au Forum. Une grande croix de bois, cette oroix qui a sauvé le monde , marche en tête, portée ordinairement par le cardinal protecteur de la confrérie, revêtu du sac de la pénitence. La procession des confrères est immédiatement suivie de celle des sœurs, sarelle, qui s'avance, comme la première» précédée de la croix. L'arbre sacré est soutenu le {dus souvent par les mains délicates de quelque noble dame romaine^ petite-fille peut-être des Fabius et des Sci« pions. Le double cortège se dirige lentement vers le Golisée^ au chant des hymnes et des cantiques. Arrivées au centre de l'arène, où attend une foule compacte et silencieuse^ les deux confréries se rangent autour de la grande croix, sur le piédestal de laquelle mpnte un bon religieux du couvent de Saint-Bonaventure. Il prêche, et son humble parole, empruntant aux ruines gigantes* qaes de l'amphithéâtre et aux souvenirs puissants de la grande lutte accomplie dans ces lieux une éloquence irrésistible, les cœurs s'attendrissent bientôt; et vous voyez, pendant la visite des stations^ les fidèles, Romains
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ei étrangws, arroser de leurs larmeft oe sol trempé^ il y a quinze siècles > du saag de nos pères. Tels août avec les pieux pèlerinages» et les saluts du saint Sacrement donnés chaque dimanche dans quarante églises^ les principaux exercices par lesquels Rome sanctifie le jour du Seigneur et entretient la vie morale au cœur de ses enfants.
Que fait-elle dans le m^e but pendant la semaine? Chaque jour, le soleil se lève pour éclairer et féconder la terre» chaque jour l'air se renouvelle pour fournir un aliment aux poumons des êtres animés : ce qui se fait dans Tordre physique pour la conservation des coips^ Rome le fait dans l'ordre moral pour la conservation des âmes. Chaque jour le soleil de la vérité brille à son horizon, et la parole sainte» qui en est comme le rayon* nement» pénètre dans les âmes de bonne volonté. Afin de prévenir la monotonie» les salutaires pratiques de la piété changent continuellement de forme et d'objet se** condaire; de sorte que les esprits et les cceurs» quels que soient leurs dispositions et leurs besoins » trouvent infidlliblement» dans le cours de la semaine » le remède à leur faiblesse» l'aliment à leur faim» la lumière à leurs tàièbres.
Toutefois» la pensée dominante de la charité romaine est de fixer perpétuellement les regards de Thomme sur les trois grands objets du culte catholique : tout ce quHl y a de plus saint, de plus aimable et dis plus attendris^ sant; Jésus j Marie et les âmes du purgatoire, sont sans cesse rappelés àTesprit et au cœur des fidèles. De là^ dans la piété romaine, ce mélange de force» de confiance enfantine et de tendresse» que je n'ai trouvé nulle part au même degré ; de là encore cette formule par laquelle les pauvres demandent Taumône y et qui résume si bîeft