‹ Les trois RomeChapitre 24 sur 75 · INSCRIPTIONS · texte numérisé non relu

INSCRIPTIONS

Srigoeur lorsquMl apparat à saint Pierre sortant de Rome pour éviter la mort. Elle y a été transportée de la petite église du Domine ^ gw> t^(it9 Rappelée aussi Sainte-Marie ad Passus ou délie Fiante. Dans la chapelle Albani, dédiée à saint Fabien^ on vénère la tête du glorieux Pontife. A gauche de la nef en entrant est la magnifiqne chapelle de Saint-Sébastien , dont Pautd renferme le corps de l'illustre martyr. La belle statue du Sainte en marbre blanc, est due au ciseau de Giorgetti, Mais ce qui j dans la basilique tant de fois vénérable» domine tous les souvenirs du voyageur et absorbe son âme tout entière , c'est la pensée de la célèbre catacombe creusée sous ses pieds. Je n'en dirai rien aujourd'hui j afin de ne pas anticiper sur notre voyage dans la Rome souterraine. QuMl suffise de rapporter Tinscrigtion gravée près de la porte supérieure des immenses galeries : elle dit au chrétien que cent soixante-quatorze mille martyrs et quarante-six papes reposent dans ces lieux ^ après avoir remporté la palme de la victoire et lavé leurs robes dans le sang de TAgneau pendant la grande tribulation '. Lue à la lumière vacillante d'une torche résineuse, au moment de descendre dans la vaste nécropole, cette inscription produit un saisissement qu'il est, je crois, également impossible d'éviter et de rendre. Faut-il s'étonner que l'église de Saint-Sébastien

^ Hoc est cœmeterium B. Callisti, Papœ et martyris inciyti. Quicumque illud contritus et confessas ingressus fuerit plenam remissionem omnium peccatorum suorum obtinebit per mérita gloriosa centum septuaginta quatuor millium SS. martyrumuna cum quadraginta sex summis Pontificibus, quorum ibi corpora in pace sepulta sunt. Qui omnes ex magna tribulatione venerunt , ut heredes fièrent in domo Dominî , et mortis supplimum pro €hQsti nomine pertulerunt.

190 LES TiuHi nom:.

80ît une 4ês plu» rickea en indulgences et quelle conlte parmi ta sept basiliques de Rome , dont la visite «tfi féeompensée par d'immenses faveurs gpirituellesY

Un peu au delà de Saint-SébasUen ^ on voit dans kis vigne» qui bordent la gauche de la voie Applenne lef ruines éparses de la somptueuse villa du tyran Maxeneis. A cette villa appartiennent le temple et le cirque de Somuius. Excepté un vaste souterrain soutmu par a» piber octogone , avec des niches pour les urnes sépiil^ orales^ le premier de ces édiioes nWre plus qu'un amas de débris plus ou moins informes : temple et tombeau des dieux de fabrique humaine , il a péri comme ses divinités ttttélaires. D'accord avec Tbistoire^ la tradi-r tien nous apprend qu'il fut dédié Van 311 par Maxence k son fils Romulus : il en est de même du Cirque voisin. 140 décrire serait répéter ce que nous avons dit en par* lattt du CircMs Maxitms; néanmoins il faut le visiter. l4^ earceres , Tépine , le Pulvinarium y sont à découvert et dans un état de conservation qui met sous les ye\k}i la forme et les proportions des cirques anciens.

Rentiés sur la voie Appienne , nous fûmes en qu^ ques instants au pied d'un monument dont la masse imposante domine toute la campagne romaine ; il s'agit du Capo 4i Bom^ ou tombeau de Cœcilia Metella. Ge gigantesque mausolée semUe ne rester debout parmi tant de ruines que pour porter jusqu'au ciel l'étemel témoignage de notre néant et annoncer à l'étranger qui vient voir la cité des Césars que ^ pour retrouver l'antique maîtresse du monde, il faut désormais la chercher parmi les ruines et les tombeaux. Qui était Caecilia Metella? Fille de Quintus Metellus et femme de Crassus, voilà tout ce que nous en savons; encore n'est-ce pas l'histoire qui nous l'apprend. A défaut de gloire per-

TOMBEAU BS CLfiClLlA M£T£LLA. i91

sopnelle , cette femme voulut^ comme Caius Ceatius et comme tant d'autres, se faire une pièce dans la mémoire des siècles par la magnificence de sa tombe. Elle a réussi : son mausolée est un des plus beaux et des mieux conservés de l'andenne Roiqe. Qu'on se figure une tour ronde ^ de qualre^vingt-neuf pieds et demi de diamètre sur une hauteur porportionnéé , posant sur un soulsissQment quadrangulaîre et toute formée d'énormes blocs de travertin, avec une corniche saillante et une frise ornée de tètes de loups et de guirlandes de cyprès d'un bonne exécution. A l'intérieur est la chambre sépulcrale, aujourd'hui comblée, où fut trouvé le magnih fique sarcophage qu'on admire sous le portique du pailais Famèse. Sur le côté qui regarde la voie Appienne on lit l'inscription suivante, qui contient, comme nous l'avons remarqué , toute l'histoire de l'héroïne :

C^CILI^

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