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CHAIRE DE SAINT PIERRE, MARTYR

lapis-lazuli y de jaspes saûguines , d'agates orientales et autres pierres précieuses.

Saint-Eustorge a de quoi satisfaire l'archéologue et le chrétien. Au premier elle offre deux monuments re* marquables^ la chaire à prêcher et le tombeau de saint Pierre, martyr. Il est intéressant de voir quelle était la forme de nos chaires chrétiennes au moyen âge et de connaître les peuples restés fidèles aux formes primitives de l'art et ceux qui s'en sont éloignés. Les ambons, les jubés des premiers temps furent remplacés par des chaires. En Suisse et en Italie la chaire actuelle , ou le palco^ est une espèce d'estrade ou de tribune oblogue sur laquelle le prédicateur peut à son aise aller et venir, et conserver la liberté de mouvement, la grâce et la dignité de maintien qui convient à l'orateur : telles étaient aussi les chaires du moyen âge.

Celle de saint Pierre, martyr, forme une espèce de grosse tribune en pierre, d'où l'éloquent dominicain pou* yait, en allant d'une extrémité à l'autre, faire entendre à son immense auditoire la défense de la foi, qu'il devait iin jour signer de son sang. Quelle différence entre cette tribune si noble, si commode, si respectable par sa forme primitive et cette boîte de sapin suspendue aux piliers de nos églises, si mesquine^ si étroite , si étrange quel* quefois de forme et d'ornementation , dans laquelle le prédicateur, emprisonné et à moitié caché, se courbe et s'agite, condamné à des mouvements sans grâce et sans dignité. Le tombeau de saint Pierre, martyr, es un chef-d'œuvre de l'art au quatorrième siècle, de cet art naturel et vrai parce qu'il est profondément religieux. H faut surtout remarquer les cariatides gothiques représentant les vertus du saint et qui soutiennent tout rédifice •

Mais quel est ce saint dont la chaire est un objet de vénération ; ce saint dont les arts ont consacré la mémoire et dont la téte^ constamment environnée par de pieux pèlerins^ repose dans un reliquaire d'or et de cristal? C'est un de ces hommes puissants en œuvres et en paroles qui sauvèrent la civilisation de l'Europe en sauvant la foi; bienfaiteurs de l'humanité^ dont le matérialisme moderne a oublié le nom tout en jouissant du fruit de leurs labeurs, mais que la reconnaissance catholique continue d'invoquer et de bénir. Tandis que dans ritalie orientale saint Antoine de Padoue met en fuite par réclat de ses miracles Terreur et la tyrannie, saint Pierre, martyr, fait palpiter sous les coups de la grâce victorieuse le reste delà péninsule. Impossible de compter les brebisqu'il arrache auxgriffesdu manichéisnoie. Tel est l'enthousiasme et la vénération qu'il inspire que les populations entières vont au-devant de lui avec la croix, la bannière, les trompettes et les tambours. Souvent on est obligé de le porter élevé sur une litière, de peur qu'il ne soit écrasé par la foule. Cependant la haine des manichéens égale Tamour des catholiques. Elle s'accroît au point qu'ils le font assassiner entre Corne et Milan. Avant de mourir, le saint récite le Symbole et prie pour ses meurtriers. Sa prière est exaucée ; son assassin entre chez les Dominicains de Forli en qualité de frère convers, et là expie son crime dans les larmes de la plus austère pénitence; voilà le moyen âge. Nous étions agenouillés devant le tombeau du martyr six cents ans après sa mort, arrivée le 6 avril 1252.

SAINT-AMBAOISE. 477

IV ATrtl.

Saint- Ambroise. — SooTenin de Tbéodose. -^ Tombeau de Stilioon. — Mosaïque. — Corps de saint Ambroise , — des saints Gervals et Protais, —de sainte Maroelline. — Lit de saint Satyre.— Crucifix de saint Charles. — Baptistère. — Souvenir de saint Augustin. — Souvenirs de la Peste de Milan. — Saint Charles et Calvin. — Rit ambrosien. — Ëoole de Saint-Ambroise. — Lazaret. — Monza. — Église. — Peintures. — Trésor. — Couronne de fer. — Anecdote.^— Séminaire des Phyo80> phés. — Retour à Milan.

J'eus la consolation de dire la messe dans la crypte où repose saint Ambroise avec les saints Gervals et ï^otais. J'aurais désiré de l'offrir sur le corps même du grand docteur; mais un règlement qu'on nous fit voir à la sacristie défend de célébrer les saints mystères sur cet autel, si ce n'est selon le rit ambrosien. L'église de Saint-Ambroise , dont la fondation remonte à l'an 387^ est un des plus anciens monuments de l'antiquité chrétienne. Avant d'entrer on trouve le portique quadriforme qui, en isolant l'église du bruit et du tumulte, servait de station aux premiers ordres de pénitents. Voici le seuil sacré sur lequel saint Ambroise arrêta Théodose. Ces pierres que vous voyez de vos yeux, que vous foulez de vos pieds ont vu le maître du monde, environné de tout l'éclat de la pompe impériale, se présenter à cette église après le massacre de Thessalonique. Si elles pouvaient parler, elles vous rediraient les sublimes paroles qu'elles ont entendues de la bouche du Pontife : a Seigneur , il semble que vous ne sentez point encore l'énormité du crime commis par vos ordres; que l'éclat de la pourpre ne vous empêche point de reconnaître la faiblesse de ce corps si magnifiquement couvert. Vous êtes pétri du même limon que vos sujets : il n'y a

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qu'un mtdtre du monde. Oserez- vous ^ en priant, lever vers lui ces mains encore teintés d'un sang injustement répandu? Retirez- vous donc et n'allez pas aggraver par un nouveau crime celui dont vous êtes coupable. ^ Mais David a péché, répondit le prince en s'excusant -<- Puisque vous l'avez imité dans âon péché , lui dit Ambroise, imitez-le dans sa pénitence. » L'empereur se soumit, et resta huit mois exclu de la participation aux saints mystères.

Saint Ambroise arrêtant Théodose, saint Léon arrêtant Attila, saint Basile arrêtant Vâlens, où trouver quelque chose de plus sublime et de plus social dans les âtmalesdes peuples? Chose remarquable! ces grands exemples de protection du faible contre le fort, du droit contre l'injustice, de la vérité contre l'erreur ne se rencontrent ni dans l'histoire des sacerdoces païens ni dans celle des Églises hérétiques oU schismatiques t à l'Église catholique l'honneur exclusif demies donner au monde ! En dire la raison ëerait inutile : quand les termes d'un problème sont si nettement posés, le premier venu peut dégager l'inconnue.

Les principaux monuments de la basilique ambrosienne sont : l'antique tribune ou chaire en marbre blanc d'où saint Ambroise , suivant la tradition, voyait le jeune Augustin parmi ses auditeurs les plus assidus; le fameux serpent d'airain , élevé au milieu de la nef, que les uns ont pris pour Esculape, les autres pour celui que Moïse éleva dans le désert; le tombeau de Stilicon et de sa femme Séréna. Le maître-autel resplendit sous son fameux Paliotto d'or, chef-d'œuvre d'orfèvrerie du dixième siècle; et l'abside du choeur attire les regards sur sa belle mosîùque du neuvième. A la partie supérieure , le Sauveur est assis sur un trône d'or, étîn-

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celant de pierreries , ayant à ses bôtés saint Gervaîs et saint Protais. Non loin de là paraît saint Ambroise , à qui Dieu révéla^ dans un mystérieux sommeil, le lieu où reposaient les corps des deux martyrs. A ce propos , un voyageur français qui se pique d'érudition^ mais à qui le sens chrétien manque trop souvent , se scandalise et s'écrie : « Saint Ambroise s'endort en disant la messe ^ tandis qu'un sacristain lui frappe sur Pépaule pour le réveiller et lui montrer le peuple qui attend. Singulier moment choisi par l'artiste dans la vie de ce grand saint! On savait queFénelon s*étaît endormi au sermon; saint Ambroise dormant debout à l'autel est encore moins édifiant. » C'est ainsi qu'on écrit l'histoire.

Au fond du Presbyterium est la chaire pontificale de saint Ambroise , en marbre blanc, simple et sans sculptures. Près de là on vénère le crucifix avec lequel saint Charles bénissait le peuple pendant la peste. Dans la chapelle qui porte son nom repose sainte Marcelline, digne sœur de ses deux frères, Ambroise et Satyre, dont elle fut l'aimable institutrice. La même basilique'renfermait aussi le corps de saint Satyre, transporté depuis à Saint- Victor 5 mais elle conserve toujours le Ut qui fut à son usage. A la vue de ces colonnes torses en bois, de ces ais deux fois vénérables, le chrétien éprouve ce que le touriste lui-même serait heureux et fier d'éprouver s'il voyait la toge deCicéronoula chaise curule de César.

Nos impressions furent d'autant plus vives qu'un événement de la vie de saint Satyre redit à toutes les générations et la foi ardente des premiers chrétiens et l'amour indissoluble qui les unissait au Dieu Rédempteur. Satyre s'était embarqué pour l'Afrique, afin de recouvrer^quelques biens qu'on retenait injustement à son frère. Le vaisseau fit malheureusement naufrage : Satyre n'était

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encore que catéchumène. Il prie les fidèles qui portaient TEucharistie avec eux , suivant Tusage , de lui remettre une hostie consacrée. Il Tenveloppe dans son orarium^ espèce de mouchoir que les Romains portaient à leur cou. Muni de ce sacré dépôt, il se jette à la mer sans attendre de planche pour se soutenir : il nage et arrive à terre le premier. Pour témoigner à Dieu sa reconnaissance , il se fait baptiser et meurt bientôt après entre les bras d'Ambroise et de Marcelline.

Au sortir de la pieuse basilique^ nous visitâmes le Baptistère à jamais célèbre où le grand Augustin devint Tenfant de cette Église catholique dont il devait être la plus brillante lumière. C'était le 8 des calendes de mai, 23 avril de Tan 387, la veille de Pâques* ; dans cette nuit solennelle le baptistère , resplendissant de lumière , était rempli de catéchumènes aux longs vêtements blancs. Un peuple immense assiégeait les portiques ; les hymnes sacrés s'élevaient vers le ciel avec la fumée de Fencens. Revêtu de ses habits pontificaux , Ambroise arrive conduisant par la main le fils de Monique, le professeur d'éloquence de la grande Rome, Augustin , sa noble conquête : il le plonge dans la fontaine sacrée. Suivant la tradition de l'Église de Milan, c'est après la troisième immersion qu'Ambroise, dans Tentliousiasme de Tainour et de la joie, entonne Thymne sublime Te Deum , qu'Augustin continue avec lui en improvisant alternativement chacun des versets. Y a-t-il de la témérité à défier Tartiste chrétien j^ le voyageur, quel qu'il soit , de rester sans émotion en visitant ce baptistère immortel et de ne pas murmurer l'hymne d'actions de grâces?

* Possidius, va. Augu$X,t n. 42; Ambros., ept«t. ad i£ifii/iiMi.

RIT AMBROSIËN. 481

Cependant l'heure avancée nous appelait à la cathédrale : nous voulions assister à la grand'messe célébrée suivant le rit ambrosien. Il serait hors de propos d'expliquer ici la raison des nombreuses transpositions dans Tordre des cérémonies. Je me contenterai de les signaler en ajoutant qu'on y voit briller les usages vénérables de notre antiquité chrétienne. La messe^commence par Vintroibo suivi du Confitemini Domino, quoniam bonus; le Kyrie ne se dit qu'après le Gloria inexcelsis. L'Évangile se lit sur une espèce de pupitre ou d*ambon fort élevé, afin qu'il puisse être entendu de tout le peuple; la lecture est suivie du Kyrie, eleison. Le célébrant ne se lave les mains qu'immédiatement avant la consécration ; en recevant la communion chaque fidèle répond Amen ; la messe finit par un troisième Kyrie ^ eleison.

Mais de toutes les cérémonies , celle qui rappelle le plus distinctement les usages de la primitive Église, c'est l'offrande du pain et du vin. Au moment de l'Offertoire le célébrant descend à l'entrée du chœur, où le pain et le vin lui sont présentés par V École de Saint- Arnbroise. On donne ce nom à dix vieillards et à dix femmes âgées entretenus aux frais de l'église. Deux de ces vieillards , revêtus d'habits particuliers , présentent le pain et le vin. Le premier vieillard présente trois hosties, et l'autre une burette d'argent pleine de vin. Deux femmes viennent à leur tour présenter le pain et le vin : tous, hommes et femmes, sont suivis du reste de l'École, qui va successivement faire l'oblation des symboles eucharistiques. Et cet usage vous reporte à dix-huit siècles , aux basiliques de Constantinople et aux catacombes de Rome ; et le sacrifice vous apparaît ce qu'il est dans sa réalité, l'œuvre communede tousles membres de l'Eglise, du clei^é aussi bien que du peuple : meum ac vestrum sacrificium.

En attendant le dêf^art des wagons qui devaient nous conduire à Mon*a, nous sortîmes des barrières pour visiter le lazaret^ devenu si fameux parla peste de Milan. Cet édifice du quinzième siècle a douze cents pieds sur chaque fâôe^entouré d'un portique ouvert et spacieux dont les arcades s'appuient sur des colonnes en granit d'une seule pièce. Chaque pestiféré avait sa chambre. Au milieu de la vaste pelouse renfermée dans les portiques s'élève une chapelle où l'on disait la messe pour les malades. Il semble voir à l'autel saint Charles Borromée offrant l'auguste Victime pour les quarante mille pestiférés qui encombraient, pendant l'épidémie, ce séjour de la douleur et de la mort.

Deux voix, qui retentissaient à la même époque, semblent encore frapper votre oreille. La première est celle du salut archevêque disant aux prêtres milanais, dont son exemple animait le courage : or Les plus tendres soins dont le meilleur des pères doit entourer ses enfants dans ces temps de désolation, l'évêque doit les prodiguer à ses ouailles par son zèle et par son ministère, afin que tous les autres hommes, enflammés par son exemple, embrassent toutes les œuvres de la charité chrétienne. Quant aux curés et à tous ceux qui ont charge d'âmes, loin d'eux la pensée de priver du plus petit service leur troupeau dans un temps où ils lui sont nécessaires; mais qu'ils prennent la détermination fixe de tout braver de bon cœur, même la mort, plutôt que d'abandonner, dans cet extrême besoin de toutes sortes de secours, les fidèles confiés à leurs soins par le Sauveur, qui les a rachetés de son sang '^.

De l'autre côté des Alpes, entendez la voix des mi-

' Concil Med. v., c. 4, p. it.

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ftiitréi pfôteâtatils^ qui, interrogés par le conseil de Gefiève, tie craignent pas de répondre : « A la vérité, il serait dé notùe devoii* d'aller consoler les pestiférés ; noais Auéun d'entre nous n'A assez de courage pour le faire. Notii prions le conseil de nous pardonner notte faiblesse. Dieu ne nous ayant pas accordé la grâce de vaincre et d'afffOûtèr lé péril avec rintfépidité nécessuire , à la réserve de Matthieu Geneston , lequel offre d'y aller si iê sort iùmhe sur lui. » En se retirant ils disaient entre eux : « Nous irions plutôt au diable*, d Aii lieu d'encourager ses dignes prêtres , Farckevéquè de Genève, Calvin, se fU défendre d'aller visiter l'hôpital pestilentiel. Entre deux religions qui inspirent AeÉ sentiments si différents H est facile de décider quelle est la bonne.

Làdoche de Pembaiôadère vint nous tirer dulassaret : en mdim d'une heure nous fûmes à Monza. L'antique Moâoètia, située à douze milles de la capitale, nous appelait pour nous montrer les riches trésors de sa basilique. La tradition redît ainsi l'origine de Monza : Théôdelinde fût inspirée de bâtir une église 3 mais elle ne savait où la placer. Un jour que , fatiguée de la chasse , elle se reposait sous les grands arbres de Monza, une colombe s'approche et lui dit : Modo, a Tout de suite ; » et la reine répond : Ëtiam, «Oui. » Et sur-le-champ elle fit mettre la main à l'œuvre, et Modoetia^ nom latin de Monza, répète de génération en génération les deux paroles créatrices.

C'est dans l'église collégiale de SainWean-Baptiste que se conserve, entre autres reliques insignes, la fameuse Couronne de Fer, dont il faut raconter l'origine et l'usage.

' Ëltr. des registres du conseil d^Ëtat de la république de Genève, 1735 & 1793} fragm. 1^' mai 1543» p. lo.

484 L£S TROIS JIOME.

L'an 325, sainte Hélène, visitant la Palestine^ trouva non-seulement la Croix du Sauveur, mais encore les quatre clous avec lesquels le Roi des rois fut attaché aa trône de son amour. La pieuse impératrice voulut que ces insignes de la royauté divine servissent d'ornement et de défense à l'empereur, son fils, et aux Césars, ses successeurs. Un des cloug fut placé dans le diadème de Constantin , un autre dans le frein de son cheval de bataille. Ces clous furent religieusement gardés à Constantinople , où ils étaient encore au milieu du sixième siècle. En 550, on voit le pape Vigile jurer, sur ces monuments vénérables, en présence de l'empereur Justiïiien , de condamner les écrits de Théodore de Mopsueste. Trente-six ans plus tard ils quittaient l'Orient avec saint Grégoire, pour venir augnaenter l'immense trésor de reliques et de monuments sacrés que Rome formait avec tant de persévérance , qu'elle conserve avec tant de soin et qu'elle montre avec un orgueil si légitime à ses amis comme à ses ennemis.

Pendant que saint Grégoire s'asseyait sur la chaire de Pierre, où ses vertus et ses talents l'avaient élevé, non loin de Rome une jeune reine montait sur le trône redouté des Lombards : c'était Théodelinde. Fille du roi de Bavière, épouse d'Agilulfe, elle fut en Italie, pour son mari et pour son peuple , ce que Clotilde fut dans les Gaules pour Clovis et ses Francs, Adelberge en Angleterre et Ingonde en Espagne, c'est-à-dire l'apôtre de sa nation, qu'elle eut le bonheur de ramener de l'arianisme à la vraie foi. En témoignage de sa paternelle satisfaction, saint Grégoire fit présent à la pieuse reine du clou renfermé dans le diadème de Constantin. Théodelinde le plaça y avec un morceau considérable de la vraie Croix, envoyé par le' même Pontife, dans l'église de Monza.

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