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dm fèAnnr gûlUéem; et qu'an saomet il vrât Mller b sume de saîDt Pierre, de saniPuil, de Marie, laCnnil D y a là, si je ne me tnnipe, histoire et poésie, n y a pins eacore; ce double qiectade de dé&dte eide victoire qa*oa renoontie à chaque pas est im graiid eoseignement pour le casar. Dans Finie sfriense, il âèvek lenr [Ans hante paissanœ, et le uM^iris de tout œ qoi est de rhounne et Fadmiration de tout ce qni est de Uea. Or, voyageurs, artistes, pèlerins, qui qœ voos soyez, si, à la vne des monnmaits romains, œs deux soitimœts se renaissent ponr vous détach»* de tout ce qoi passe et vous attacher à ce qui ne passe pont, vous ^es devenus meilleurs et vous pouvez dire : Tai vu Rome; sinon, non.
La Meta iudans. — Le Colisée. — Promièras impressions. - Description da Colisée. — Description des combats. — Martyre de saint Ignace. — Le Colisée, Capitule chrétien.
Hier, il était trop tard pour entrer au Colisée. Je tenais, du reste, à ne visiter qu'aujourd'hui le Gapitole des martyrs : j'avais pour cela une bonne raison que je dirai bientôt. Par un temps superbe, nous arrivâmes de bonne heure au colossal monument. La Meta sudam, qui s'élève à quelques pas, attira d'abord notre attentioa. C'est une ruine, du milieu de laquelle s'élance un massif en briques et en pierres, semblable aux colonnes ou bornes des anciens cirques; de là son nom de Meta. Percée par le milieu, la colonne, surmontée d une statue de Jupiter, formait un large tube, d'où s'élançait, pour retomber dans un vaste bassin de marbre, une de ces fon-
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taines abondantes si communes dans la ville des Césars. L'eau venait du mont Esquilin et servait aux divers besoins de l'amphithéâtre et des spectateurs.
Enfin nous nous avançâmes vers le Colisée. Debout devant cette ruine gigantesque, dont l'œil a peine à saisir le sonunet S on reste muet de stupeur. Malgré qu'on en ait, deux sentiments absorbent l'âme tout entière : une profonde indignation et une compassion plus profonde encore. Voilà donc les monuments qu'il fallait à ce peuple romain pour voir couler le sang à son aise ! et ici quels torrents de sang ont coulé I C'est donc ici que nos pères, nos frères, nos mères, nos sœurs dans la foi, innocentes brebis du divin Pasteur, furent égorgés, dévorés par milliers 1 Avec quel inexprimable bonheur nous aperçûmes la croix, placée au milieu de l'arène! Salut, signe de victoire, seul debout parmi les ruines du Colisée, comme sur les hauteurs du Capitole.
Fidèles à notre plan, nous étudiâmes l'amphithéâtre an point de vue païen et au point de vue chrétien. On sait que le Colisée, bâti à la place même des étangs de Néron, fut commencé par Vespasien et achevé par Titus *. Le vainqueur de Jérusalem y fit travailler sans relâche les enfants d'Abraham qu'il avait amenés captifs. On dit que douze mille Juifs succombèrent à la peine; singulière destinée de ce peuple qui bâtit pour le compte de ses oppresseurs le CoUsée en Occident, et les Pyramides en Orient! L'ouvrage terminé, Titus le dédia à son père Vespasien, en y donnant des jeux qui durèrent cent vingt
*■ Ad cujus summitatem segre visio humana conscendit. An. Margell.
■ Hic ubi conspicui, venerabilis amphitheatri Erigitur moles, stagna Neronis erant.
Mart. Epig. II, Spectacul.
jours, et dans lesquels parurent cinq mille bètes f&tùm et environ dix mille gladiateurs ^
Le Golisée forme un immense ovale dont la hauteur est de 4S7 pieds sur 1,641 de circonférence. Avant de pénétrer dans Tintérieur, nous en fîmes le tour extérieurement; c'est, ce me semble, le moyen le plus naturel de le bien connaître. Trois choses fixèrent d*abord notre attention : la nature de la construction, les portiques ^ les portes.
Des substructions en gros quartiers de pierre ou travertin, et le reste en larges briques fortement cimentées, tel est le système ordinaire des anciennes constructioDS romaines. Il n'en est pas de même au Golisée. De la base au sommet, le gigantesque monument est tout entier en pierre de Tivoli, espèce de marbre fort dur et résistant au feu. A fleur de terre on trouve à côté l'un de l'autre deux portiques circulaires qui régnent tout autour de l'édifice. Le portique extérieur servait d'entrée et cœnmuniquait soit avec le portique intérieur, soit avec les escaliers qui montent aux portiques supérieurs. Geux-d à leur tour jetaient, par de larges galeries, les fiots de spectateurs sur les gradins de l'amphithéâtre, vomi^orio* Le portique extérieur avait un double usage : promenoir pendant les chaleurs, il était un abri commode pour les assistants, lorsque la pluie venait à les surprendre. Audessus du portique extérieur s'en élèvent plusieurs autres que tous les ordres d'architecture contribuent à embellir.
L'ordre dorique a fourni les pilastres inférieurs avec les arceaux et les colonnes en demi-relief. L'ordreiont^i/e brille dans tous les arceaux supérieurs et dans les pilastres sans colonnes. Vient en troisième lieu l'ordre co-
' Cassiod. in Chron.y etc.
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rinthien. Pins noble que les deux premiers, il règne avec grâce et majesté dans les cintres et les pilastres des portiques plus élevés. De là jusqu'au faîte, vous ne voyez plus d'arceaux, mais de grandes fenêtres avec des pilastres unis d'ordre composite. Entre ces larges croisées paraissent les consoles qui supportaient les poutres de bois revêtues de bronze doré et destinées à soutenir le vêlarium. Enfin, une magnifique corniche, dont il reste encore quelques ruines, couronnait Timmense construction.
Les portes du Colisée sont de deux espèces : les grandes et les petites. Aux deux pointes de l'ovale s'ouvrent les deux grandes portes; elles forment deux arcs d'une beauté et d'une dimension extraordinaires. Toutefois celle qui regarde le Forum est un peu plus petite que Tautre. On s'accorde à dire que c'est par la première qu'on introduisait les gladiateurs et les malheureux condamnés aux bêtes. La seconde, tournée vers Saint-Jean de Latran, donnait passage aux machines, aux arbres touffus et autres grands mécanismes employés dans certains jeux. Telle est l'explication de cette irrégularité apparente,
A droite et à gauche des deux entrées principales, quatre-vingts autres portes forment un cordon continu tout autour de l'amphithéâtre : par elles entraient les spectateurs. Élevées de quelques marches au-dessus du sol, elles conservent encore, à la partie supérieure du cintre, des numéros d'ordre indiquant à chaque classe de citoyens la porte par laquelle ils devaient arriver plus facilement à leur place et éviter la confusion. Sur la façade qui regarde l'arc de Constantin, il est une de ces portes qui n'a pas de numéro. Celle de droite est marquée du chiffre XXXYII, celle de gauche du nombre XXXVmi. Évidemment la porte du milieu a été omise dans rénumération. Est-ce un oubli involontaire? per-
sonne ne songe à le supposer. Quelle est donc la cause de cette omission ? Une étude attentive a fait croire que cette porte, sans numéro, était la porte impériale. La position du palais des Césars sur le mont Palatin, les ornements qui décorent le couloir correspondant à cette porte, la vaste salle qui le termine, tout vient confirma la conjecture des savants *.
Parmi ces portes il en est deux autres que je ne dois pas oublier. L*une s'appelait Sandapilaria ou LiMltnaliSy porte des Morts ; l'autre Sanavivaria, porte des Vivants. Il faut savoir qu'au Colisée comme à tous les amphithéâtres était joint un lugubre appendice : c'était le spoliarium. Qu'on se figure une vaste enceinte dans laquelle on traînait avec des crocs les cadavres des hommes et des bétes tués dans les jeux, ainsi que les malheureux blessés à mort, qu'achevait le maillet ou la hacbe des confecteurs. Tous sortaient de l'amphithéâtre par la porte des morts. Ceux que le fer des combattants ou la dent des animaux n'avait blessés que légèrement s'«i allaient par la porte des Vivants. Ainsi, tout ce qui était entré dans l'arène en ressortait par la porte de la chair vive, Sanavivaria, ou par la porte des cercueils, Sandor pilaria^. L'inspection des lieux porte à croire que le spoliarium du Colisée était près de la porte orientale. Ajoutons, pour ne rien oublier, que non loin de là on voit les inâmes arcades, fomices, oii les courtisanes avaient leur demeure. Le séjour de la débauche à côté
* Voyez Marangoni, del Colosseo,
* Cette notion aide à comprendre les actes de sainte Perpétue et de sainte Félicité. Il y est dit que, le peuple n'ayant pas voulu qu'on exposât de nouveau les deux martyres, eUes furent conduites à la porte Sanavivaria^ où les reçut un catéchumène nommé Rustique.