‹ Les trois Rome, journal d'un voyage en Italie, accompagné: 1 d'un plan de Rome ancienne et moderne; 2 d'un plan de Rome souterraine ou des catacombes (volume 2)Chapitre 122 sur 155 · CHRÉTIENS DE LA MAISON DE NERON · texte numérisé non relu

CHRÉTIENS DE LA MAISON DE NERON

jusqu'à la fin une sérénité de visage qui jeta dans Tadmiration tous ceux qui en furent témoins. De ce nombre était Évellius, conseiller de l'empereur. Touché lui-même de la grâce, Û demanda le baptême et ne tarda pas à rejoindre dans la gloire le saint martyr dont il partagea les supplices après avoir admiré la constance ^

Parmi ces chrétiens de la famille de Néron il faut encore, suivant toutes les probabilités, compter la célèbre Pomponia GrsBcina. Cette matrone, l'ornement de la cour impériale, était femme d'un guerrier distingué. Son mari Aulus Plautius, revenant à Rome, ou il triompha des Bretagnes, la fit comparaître devant un tribunal de famille comme coupable d'attachement à une superstition étrangère ^. Plautius la déclara innocente; mais elle passa sa vie dans une tristesse continuelle, portant toujours des vêtements de deuil : voilà bien la chrétienne telle qu'un païen pouvait la représenter 3. Mais le triomphe de l'Apôtre, ou plutôt le miracle du Christianisme, fut de pénétrer jusque dans les appartements intimes de l'empereur et d'aller chercher une brebis dans l'antre même du lion. Néron avait une courtisane qu'il aimait à la fureur : saint Paul la convertit ^. Quelle était cette nouvelle Madeleine? Les uns ont prétendu que c'était Sabina

*• Cojus (Torpetis) coDstantiam et virtutem quidam coDsilidrius Neronis, Évellius nomine, iaspiciens, Chrislo ieslimonium reddidit. /d., td., Martyr. Rom. i6., il maii.

* C'est ainsi que les auteurs païens ont coutume de désigner la religion chrétienne. — Pomponia Graecina, insignis femina, Plautio, qui ovans se de Britanniis retulit, nupta, ac superstitionis externse rea mariti judicio pcrmissa. Tagit., ÂnnaL,, XIII, XXXII.

» Voyes M. Greppo, p. 75 et suiv.

* Celte conquête luicoûta la vie. S. Chrys., Adv. oppuq.tjit. monast, i, 3 ; op., 1. 1, p. 48. — Greppo^ id.^^. ^^ ^\.^>ixs.

4^4 LES TMHS ROSE.

Poppn, les autres Acte : on en est réduit aux g(ajectores.

En avançant t«^ le nord do Palatin en renocmUaitle Lupercal, grotte célèbre, an pied dn figuier numiud, sons leqael forent , dit-<m, trcôvés RéoQtts et Romiilas. A ganche, non loin de rescalier dm teau rivage , ad gradus pulehri lUtoris, Rome conserva pendant {tos de nûlte ans la cabane champêtre où son fondateor passa ses premières années ^ Près de ces lieux s'élève anjoo^ fhai réglise de Saint-Théodore. An couchant de b royale eolline s*étend la vallée do Grand Cirque, marqoée par on bean soovenir chrétiai. Un jour, c*était soos INodétiai, on vit dans le lien a^pdé THii^MMirome ou le Bfanége des empereors, le capitaine de la première OHupagnie des gardes prétoriennes attaché à one colonne. Par Tordre do prince, les s(ddats lui décochaieot des flèdies et criMaient de Messures leur brave commandant. Quel était son crime? il était chrétiai. Qoel âait son nom? il s'appelait Sébastien. Quel était soq pays ? il était Français *. Chrétien et Français, deoxfois compatriotes du mar^, ocnnment n'anrions-nous pas été vivemait émus en foulant cette terre glorieusement abreuvée de notre sang?

< Sed eorum vita pastondîs et operosa erat, casisqne sspe in montibus factis anindineis et Hgneis operiebantur ; qaanim nna etiam meo lempore perdurât in parte a Palatio in Gircam Yersa, casa Romnli dicta^ qaam adhnc sacramm reram custodes tuentor, nil magnifieentius adjungentes ; sed si aliqoid aat cœli injuria ant senio periclitatnr, reliqna f aidant, labefactatas res primis similes resarcientes. Dion., lib. i.

* Le père de saint Sébaslien était de la Gaule Narbonnaise, sa mère de la Graule Cisalpine. Voyez Maixol., Saint-^bas- Uen, t. Yl, p. 238.

* Bescript. urb. Rom.

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