LES TI0IS MU
illustres maîtres, noos passâmes et repassflmes dans la cour du palais silendeiix habité par Marie-Louise. De Paris à Panne, des Toileries an palais ducal, quelle distance ! Quelle nouvelle preuve de Tinstalnlité des choses humaines! Le reste du jour fut employé à parcourir la ciié dans tous ses quartiers.
Or, la patrie de Cassius et de Maerobe n'offre rien qu'on ne trouve dans nos villes modernes, n but excepter un spectacle qui intéresse vivement le voyageur chi^ tien, parce qu'il est une manifestation publique de la piété des Parmesans. Vers le centre de la ville s'élève une jolie p^te église, dont le fiontispîoe et les murailles sont tapissées extérieurement d'armoiries et de martees funèbres : cette ^lise est dédiée à sahU Quentin. Les emblèmes de la mort sont ainsi placés pour rappeler aux passants ceux qui ne sont plus et les inviter à prier pour eux. Après un tanps déterminé, de nouveaux emblèmes succèdent aux premiers; ai sorte que l'église en est toujours couverte, tant la mort est prompte à rempUr ses places!
Mais la charité des habitants ne s'ea tient pas là. Tous les jours le sang rédempteur est publiquement offert en faveur de toutes les âmes soufEraûites. Dans le cours de Tannée, chaque paroisse de la ville se rend à Saint- Quentin, où elle célèbre une neuvaine de messes et de prières solennelles pour les défunts qui lui appartiennent Ce touchant usage^ que la France doit envier à l'Italie, n*est pas digne d*éIoges seulement parce qu'il est trèsreligieux, mais encore parce qu'il est très-sodal : tout ce qui favorise la piété envers les morts est éminemment utile an vivants.