MADONE DE SAN LUGA
apporté de Gonstantinople à Bologne, en 1160, par un pieux ermite, qui le déposa dans une chapelle solitaire, près de laquelle babitait une sainte fille nonunée Ângela.
La Reine du ciel ne tarda pas à signaler sa présence par des faveurs multipliées, auxquelles Bologne répondit par des témoignages non équivoques de reconnaissance. La piété de ses habitants remplaça la modeste chapelle par une magnifique église, et, dans ces derniers temps, elle a voulu rendre agréable et oommode la route qui conduit à la source des grâces. Un chemin merveilleux, dont vous ne trouvez le type qu'en Italie, un chemin qui atteste la puissance de la foi et de la charité, unit la ville au sonunet de la sainte montagne.
C'est un portique en maçonnerie composé de six cent trente-cinq arcade^, la plupart ornées de peintures et d'inscriptions pieuses. Formé par deux murailles d'environ vingt-cinq pieds d'élévation, surmontées d'une voûte élégante, il présente un chemin d'environ douze pieds de largeur. Une des parois est pleine; l'autre, composée d'arcades soutenues par des colonnes ou des pilastres, vous permet de jouir du paysage. Ce superbe portique se déroule avec grâce dans la plaine, puis il s'élève en serpentant sur le flanc de la colline et vous introduit doucement au temple de Marie. Nous ne lûmes pas sans émotion les noms des personnes dont la libéralité a construit ces superbes arceaux. Ici, ce sont les taiUeurs, les tailleuses, les tapissiers ; là, les domestiques de la ville; un peu plus loin, les bûcherons, les maçons,
sens de cette note qu'il faudra ramener toutes les expressions dont je me servirai dans la suite du voyage, en parlant des vierges peintes par saint Luc.
qui ont réuni leurs épargnes pour élever une, deux et même trois arcades.
Nous gravîmes lentement cette rampe sanctifiée par les prières et par les larmes de tant de pieux pèlains qui Tavaient montée avant nous et qui la montent encore chaque jour. Combien de fois, pWant le voyage, le cœur attendri demande un peu de cette confiance fiUale qui enfante les consolants miracles dont vous voyes les preuves, aussi touchantes que variées, dans les nombreux ex-voto suspendus à Tautel de Marie I Nous exprimâmes au sacristain le désir de vénérer la sainte image. Notre demande fut transmise au prêtre préposé à la garde de la madone, et qui seul a le droit de la découvrir. Des flambeaux furent allumés ; le prêtre se revêtit du rochet et de rétole, et nous le suivîmes derrière le maitre-autei. Arrivés avec lui au-dessus d'un escalier à double rampe, nous nous mimes à gaaoux et trois fins nous saluâmes, par la prière angélique, la Mère des honunes ^ la Reine des anges.
Une porte en bronze tourna sur ses gonds roulants et nous ftimes appelés, Fun après Tautre, à contemider, les traits à jamais vénérables de Tauguste Vierge. Que le portrait soit d'après nature^ comme on le prétend, ou que ce soit on type traditionnel, il est certain qu'il ré^ pond à ridée que les siècles chrétiais nous ont transmise de la figure de la Mère du Sauveur. Un ovale d'une grande pureté, des yeux par&itemoit fendus, des soorcib gracieusement arqués, une admirable proportion des parties, une teinte de froment, quelque chose de grandiose dans les traits, et une douceur indâinissabie répandue sur Tensemble : voilà ce que je pus remarqua dans cette peinture saisissante, à laquelle le temps a nécessairement £iit perdre une partie de sonexjpresaiûa.
FÊT£ p^ LA M^W^' ^H
Gy^(m •WHéÇfe l^eifift ^Ç l4 «Wï*t»g»l? descend d^ns la vifte ; jBlje y |ms^ IjrQis jp\yrsj. S?i înarcj^e est un triompb^^ies^alMtt»i*4eB^o^^ tqu^te 1^ pro-
mç^; gppWruB ^ If fiâJje, coïppftÇÇRt Jlç pftrt^ge. Lç cardi^«ditfg6ey$aifte att^ l'pnî4>JÇ |ffWÇ.eSsç'.ài Ifi PPrt)? jdelajriHç,4f)9tii ^ pçéssfttfi igp (il€!)f§. .^près l'Étvoir i^¥# ayep wiis ^ iopje^r» 4p^ ay^i: têi?s CQuroni^ées, il la porjç M-SMW i TM^ Aç. ,Smt-pierre, EOp resf^ qu^SaïU^TJhiûf ^^ïHiies puA^ppjée, OB^t €(1 Jojir, xlQ6 Jip«flB»j^.sa»ire?pé?i4'u^ ï^ic trpfT
si^ im ^ m^9 U c^W^iaiê, ^p^l fUç ^^pe ça
aérien, pour protéger rheurçu^gf^fj^.qç'ell^ XW* ^ ,sçs pieds, S(«i;WM)W^fl'es^.B^ W9§ jWWReuî,^^^ sa v<epue^- il
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vu ntatte tm iÇpipprendpç. tqpt ^ .qj^'sjftftlj^t de charma '6t de ^{d^a^rp à ç^ f^ pT^^tfi çt le$ ba^uté^ du ^K?^àiûps iÇlt }^ pjir^té .4» çfel, Cettp ^gipn d'un mM^e puA^i^ a p^^; i^t tout pe peupl^ jitaliea est bi^ev^i 1^ ces imi^^t^pi}^ si yiy^, ,§t pe$ pleurs si iuQ^^t^l^les ^çtde aojQiYi^u s^dil^é^ p^r ^e c^a^t^s imag^s^ par de pi§we? ^Wîf^j Pf }'f^P^t ? WPijpQrté une victoire de pl{is sur jîes ^^itf .
A ritabç suftoqt }e ci^^lç d^ )a Ilei4e de^ ^iç^^^^est néc^ssak^. Ç|e 1^, sa.as.'^cp dqi^e, lesiët^si^ le:^ symboles^ les i^c^jpMQqSi |içs ps^e^ y^iés et no^reux qui ypus y Tl^i^ef^ ^^ F^^^ ^ ^9^h Que ]e tQur jstè léger iffi isq^i^ pe ypie d^s ^ jf^it upiv^ei qi|^*^ne supe^UtM^ ÎI^^B^lQ^ cela é^nue .pjeu : pelfll qi^i 4ffui? de t^t pe se 4()]:^e ;<)kn^a^emaat de rien, '^uant h robsi^dteur judicieux, il y découvre w^ ^dmirAtiçn ■QQe4es p}u6 belles l^ri^oies du Gbristjm^me.
lia
LBS TROIS ROME.
Après avoir confié à Marie nos vœux et ceux de nos amis, nous déposâmes à ses pieds, comme souvenir de notre fugitif passage, l'obole des pèlerins. Réprenant ensuite, heureux et contents, le chemin de la cité, nous descendîmes lentement la montagne sainte, pour jouir du beau spectacle que nous avions sous les yeux. Devant nous se déroulait une vaste plaine bordée par les Apennins et sillonnée par le Reno, dont les eaux limpides laissent entrevoir les larges couches de gravier blanc qui lui servent de lit. Sur ce paysage riant et sévère paraît la cité savante, avec ses vieux remparts, ses terres nombreuses et ses blanches villas, disséminées sur les crêtes environnantes.
Au pied de la montagne s'ouvre, sur la gauche , un nouveau portique, composé d'environ cent cmquante arcades : c'est le chemin du Campo santû. Tel est le nom vraiment chrétien qu'en Italie on donne aux cimetières, et les cimetières sont dignes de leur nom. Là se réunissent aux monuments de la plus touchante piété envers les morts tous les témoignages de la foi la plus ardente à la résurrection future. Si, comme celui de Pise, le Campo santo de Bologne n'est pas formé de la terre sainte de Jérusalem, il n'en est pas moins un des plus vénérables et des plus beaux de l'Italie.
Qu'on se représente un vaste carré entouré de grands arbres verts et de superbes portiques, avec de riches chapelles de distance en distance et des tombeaux plus riches encore; puis des monuments plus modestes et de simples tombes, avec une multitude d'inscriptions qui, malgré leur contexture un peu trop classique, exhalent un parfum d'antiquité chrétienne et font honneur à la piété et au talent du savant abbé Schiassi , et l'on aura une légère idée de ce magnifique cimetière. Un voya-
PRISOIf DU ROI ENZIUS. 113
geur jans&iste y trouverait peut-être un peu trop de richesse mondaine, et un peu moins de cette gravité religieuse qui convient au silencieux séjour de la mort.
it3 KoTembre.
Prison' du roi Eazias. — Église Saint-Paal. — Saint-Pétrone. — Saint-Dominique. — Sainte-Catherine de Bologne. — Saint* Etienne. — Anecdote sur Benoit XIV. — Galerie.
Au lever du soleil, la ville était sillonnée par une multitude de voitures venant de la campagne. Elles amenaient au marché le canepa, chanvre superbe, dont Bologne Êdt un immense commerce. Nous traversâmes la foule agitée et un peu crriade pour nous rendre au palais du Podestà, autrefois la prison du roi Enzius, dont je vais conter l'histoire. Au treizième siècle, vivait un empereur d'Allemagne nommé Frédéric; II il s'en allait de par le monde guerroyant et respectant peu les lois de la justice. Son fils aîné, Enzius, marchait à ses côtés. Jeune et vaillant, il porta le fer et le feu dans les mar* ches d'AncOne, et battit sur mer la puissante flotte des Génois. Entré en Lombardie, il rencontra les Bolonais qui taillèrent en pièces sm armée dans les plaines de Fossalto et le firent lui-même prisonnier; c'était au mois de mai de l'an 1S47. Les vainqueurs le condui-* sirent en triomphe dans leur ville, et le condamnèrent à une prison perpétuelle. Il n'avait que vingt-cinq ans^ et il en vécut cinquante. Pour charmer ses ennuis il dianta ses infortunes, et le nom du barde prisonnier est encore populaire à Bologne. Nous vîmes la tour construite pour le surveiller, et la salle où il mourut. Cette salle, appelée encore aujourd'hui sala d'Enzio, servit an conclaye qui> en 1410^ élut le pape Jean XXII.
\ii LES TROIS RCfflË.
Ëû face dé de méfnê ]^a}ais se ifàhvh là fontaine du Géant, ouvrage de Jean de Bologne. Je me réserve d'en parler après avoir tiisité les galeries de Korence. Entre toutes les églises nous remarquâmes :
1** Saint'Pauly où se trouve le tombeau de la princesse Éliza Bacciochi^ sœur de Napoléon; dans une des chapelles m admire le tableau du Gùèrchin représentant les aines du Purgàîotrei
2® Saint'Pétrone, plus digne que la métropole d'être la pj^ïi^fé égliide dét^lc^e. (Suoi^uëfbmmèncée à b fin du qnatorziëme stèete, 'feedeba^Iique n'est pàsfiiÉg. Dent objets d'art àtti^m mmài l'attention : lès SibyUe$ des portes, et les kn^nffiqued tkraas de la châiiBlte de Sàint-Antoift^. Tm^ là nef de Saint-Péti^Mi^ Gasdini établit sa i^ëitûeiie i^éridléimés K «onde ta^^t nb l'a pa^ oublié; mais «é qtill â tuMié> eë i^ue pevt-ètre il n'a jaitaais sti, è'éSt ràstdii'e de saint Pëtritté lunténe. Toutefois, fCm déiAài^ ^ cete ipri ont deb yens :pmr voir et t;lii ne vélW, i^^ la vîè d'ml sairit a p<mr le mèifis ixifmi A% AMi fl iHesier dihs la tném^re des hbtifiMèè ^'Én Méil mtmoMtjtÉe, m^ de Newton ôûete'dàssihr.
D(ttik>Vërslàfi6t!li ^MëÉiêisiëclé^ il naqiétàl^ftrone, préfet dû P^ti^ife, m fils loniftenlps âésii^é*. h^mûÈ les i^Nft ^ëiiai^ et Ks phis éclairés environnërènt son eimm. ë^ô de ^ pëhB par ses tsdents, te tioble jêuiielUiânîilè tôuliit âëmil» diglftè ^ ma Om par ses VerWts. B partit, àflû dte Voir de bés yeux Ifeslgrands liio*dëlé^ pi ^p\éSm. k^ mMes tle lX)riènt. Gomme Mèïâîè fltftfeK à* bûîssôîl a(rttenl> il comprit qu'il marchait mt \m tèif e Éàti% «et il pahcowmt ita^ieds «ous èès Vhstjè^ aê^m. Riéhe dëë dans ^maturèls^ il revint à Rome. Lé i^ Géièlstib jflâça isbt le chondcHta* leette
SAINT-DOMIKIQUE. 115
lampe ardente et luisante; e'est-à-dire, Bologne eut pour évêque un sainte un restaun^ur et un père, qui répara ses ruines spirituelles et matérielles^ double tombeau oii rayaient enfermée toute vive rbéré^ie et la cruauté des barbares.
Et l'on croira que les reliques de saint Pétrone, dé-* posées dans Téglise bâtie en son honneur, ne méritent pas une visite, sa vie un souvenir ? On s'amuse à regarder, à critiquer, à louer, avec plus ou moins de goût, les objets d'art qui décorent son t^nple, et on ne songe même pas à s'agenouiller sur son glorieux tombeau! Quand donc les voyages en Italie cesseront-ils d'être une promenade mondaine, inutile, et souvent dangereuse ? En revêtant le caractère religieux qui leur convient, ils ouvriront un nouvel horizon aux regards de l'intelligence et ccmipléteront, en les sanctifiant, les impressions du cœur.
3^ L'église Saint-Dominique. Le curieux tombeau du roi Enzius, qui s'y trouve, fixerait toute l'attention du voyageur, s'il n'était éclipsé par un autre tombeau tout rayonnant de gloire et de majesté : c'est celui de saint Dominique. Là repose, dans un magnifique autel en marbre blanc, d'un travail exquis, l'illustre rejeton desGusman, le sauveur de l'Europe méridionale, et, avec saint Françoisd'Assise,lacolonne de rÉgliseautreizième siècle.
Demandez à voir, dans une des chapelles, la madona ici vMuto; et vous serez dans le ravissemait. Ce chefd'œuvre de Lippo Dalmasio est un des plus remarquables modèles du sentiment religieux apporté dans l'art. Par dévotion, ce pieux artiste ne voulut jamais peindre que des madones. L'histoire nous apprend qu'il était tellement pénétré de la sainteté de son œuvre et de la pureté de cœur avec laquelle il Êdlait l'aborder, qu'il s'impo-
116 LES nOIS BOXE.
sait b TÔlIe nn jeftne sévère, et s^approchait le matin da sacrement de l'autel. Anssi le Guide a reconnu qo'aneim peintre, sans en excepter Raphaël, ayee tontes les ressources de l'art moderne, n'a pa arrirer à ce caractère de sainteté, de modestie et de poreté, que Dalmasio a sn donnar à tontes ses figures *.
4* L'église del earjms Damini^ ou ieïïa Santa^ pour désigner sainte Catherine de Bologne. Si beDes qn'eDes soient, les peintures de Louis Garrache, de JoseiA Mazza et de Zanoti, qui ornent le chœur, les yofttes et la sacristie, ne purent nous r^enir qu'un instant. Nous ayicms hâte de contempler une merveille biai supérieure à tous les die&-d'(euyre de l'art. La terre qu'on foule ici est une terre sainte, foulée, il y a quatre cents ans, par une noble vierge de Bologne; la maison oh vous êtes lui servit de demeure ; toutes les voûtes de ce cloître ont vu ses larmes et ses souffrances ; les murailles de ces petites cellules ont entendu sa voix ; elles restent embaumées du parfum de ses prières et de ses vertus.
De son vivant, cette vierge s'appelait Catherine. Dieu l'a glorifiée, et son nom est aujourd'hui sainte Catherine de.Bologne. Ayant obtenu la permission de visiter son corps, miraculeusement consen é, nous oitrftmes dans une petite chapelle ronde, ratièremait tendue de velours rouge cramoisi relevé d'or et de broderies. Au milieu est un trône surmonté d'un baldaquin dont la grâce égale laridiesse. La sainte est assise sur ce trfine, le visage découvert ; les mains, également découvertes, reposent sur les genoux, et les pieds se voiaat au travers d'un cristal. Les membres ont conservé leur souplesse,
* Yoyez Conférences sur les cérémonies de la Semaine samte à Rome^ par Mgr Wisbhan.
SAINT-ÉTIENNE. Ii7
mais la carnation générale est noirâtre S excepté à la partie inférieure de la joue droite, oii elle est^l'une blancheur éclatante ; c'est la place sur laquelle la sainte mérita de recevoir un baiser de l'enfant Jésus.
Combien je m'estimai heureux d'être prêtre ! car, en cette qualité^ il me fut permis non-seulement d'embrasser les pi^s, mais les mains de la sainte^ et de voir de près les objets vénérables sanctifiés par les mains de la thaumaturge I Les premiers chrétiens enterraient, avec le corps des martyrs, tout ce qui pouvait rappeler leur souvenir et les faire un jour reconnaître. Fidèles héritiers de cette pieuse coutume, les ItaUens ont un soin admirable de conserver et de réunir autour des saints tous les objets qui furent à leur usage. Ainsi, dans cette chambre, vous voyez le scapulaire de la sainte, son mouchoir, ses heures, écrites de sa main, son violoncelle, une tête de l'enfant Jésus, peinte par elle-même, enfin le crucifix miraculeux qui lui parla. Us furent bien sincères les vœux que nous Âmes pour avoir auprès de nous, dans ces heureux instants, toutes les personnes qui nous sont chères ; du moins, nous les reconmfindâmes de notre mieux à la puissante protectrice de Bologne, et nous sortîmes pour visiter Saint-Étienne.
S* Monument curieux à tous égards, l'église Saint- Etienne est composée de sept églises réunies, dont la premier^ qui remonte au quatrième siècle, fut bâtie par saint Pétrone. Si je connaissais un archéologue admirateur sincère et désintéressé de notre art chrétien, je lui con- Fcillerais d'aller s'établir à Bologne et d'étudier chaque jour, pendant une année entière, l'église Saint-Étienne.
* Cela tient à une circonstance qu'il serait trop long de npporter ici. Voyez la Vie de la Sainte ^ verft\a ùx^.
AtHtm^tmiaàhés sacrées, archftectîiitedé tdfiSlès ityles, "chàfidîës âe toutes les fortb^, i^efllés frèsqrkéi du àouîibtùt lÈl flu trèfefeme siècfe, pWhtitffe^âï^és, 'piftflft de vie et de mouvement, toàdôfaès, ViMt&y tdittbdiux ^è sainte ; îltroùveraîléi ith Vëritaftlè ttrtièJëe, doëliéha^ue objàfertne une pajge fféïliisfoife ÔèTâft, fee][)iM*èHginè du Ghrïsàabisihè jusquli dosjtttïrs. %n ^oHisÀt dé ^mo^ nument, 'qUè ]fe'fiKii!s mSxfié aiu ufoAdë, irvât2Ët^fac9ore> sbsp'éhduè miatr tààMevlr, l'ianti^iiè cMi« ^ prèdiér d'bhï'bh àififhll^Y^Sr^^^ t^^^ sur la
pla'(!ë pubViittb.
Avârit d'alriîfl» àîîtèâftéihie, nous imsâîïWbttt^ du 'palais MMtg pal'Sè&ttt W alofis qte ^Cè%i^ ifeçe èfâït à^iilievbque de Bdognè. Cette âbm^e, lUtôtrée ïia'r tarit Se âôuvctaii's, ih'e f^pdaMùfe anêlSlbte ^ ^ract^rise tïmt à b fois rhôtmbe ft'espnt tet %otottiè sup^rtôtih Je ne isaSs ipiel ttâtitaSs poëfe se t^rthit de pu- Wiër utfe isàtîre mtkte ùànite ïedighb afbhevfefitiè. Le pfélàt VôWùtia Vôîr, et làfet àVecbëaûcdûp d'atotion. Sans Weii fetràiicteèir des mjtfre& ÏTôiit Hl "Était ï'dbjeft, il retoucha plusièufe'VèrsAeisà mstfn ; pnisireiivdya Ik pfece àï'àtftéur, eh Itri'&sJitit: 'c^Aiilà'èdmête^lte^n'éèliu'enê se vendra Wérix.^^
La galerie he 'Bologne, poftr lâlfuêile 'rious àllioas à TAcadéime^ se distingue par le choix dcS^tÉfeàttk.Tli'attefitiob'^lKe Kfrtaapaletaeht 'star le StàiHilfe '{te ^dihte 'ÀgnësMpmàtfûàn^;h'M:(amàèt^^ du'bulde; 'lkSalfïte^itf^^eWglùria,Aefétt^^^^^ dè^Raph'a^l'^/Ces compoàîtiohs Mghîfiquës soht places
» Né à Bologne, en 1561.
•^Ké àPêrblbte, én'f446.
' iV^ â 't/fh/b, fen 1485.
LES APENNinS. It9
dans la rotonde oii Ton arrive par nn vaste couloir tapissé de tableaox antérieurs à la Renaissance. Ge rapprochement jette un grand jour sur Thistoire de Tart^ et iait tioadier au doigt ladiflérence d'esprit et de faire entre Técole eathalique et Técole païenne. Pour expliqoer ma pensée, je vous donne rendet-vous k Florence, où BOQs sarons dans peu de jours.
Les Apennins. — Gostome. — La mar^ise PepoU.
Qui n'a pas entendu raconter dans son «sftnce, ou qui n*a pas lu dans sa vie quelque histoire de brigands de la Forêt-Noire ou des Apennins? N'est-ce pas l'épisode obligé de la plupart des voyages anciens et modernes en Allemagne et surtout en Italie ? Or, l'imagination conserve sifidèlwnent les premières impressions, que la nôtre se remplit d'images eflrayantes dès qu'il fiit décidé que nous traverserions les fameuses montagnes. A trois heures du matin, lorsqu'on nous tira du sommeil, la pensée des sgra%%atori fut, après celle de Dieu, la première qui se prés^ta. Le temps était en harmonie avec nos dispositions.
Une nuit noire, un froid vif, un brouillard épais qui distillait de larges flocons de neige, accompa^rent notre silencieux départ : Bologne dormait. Aux portes de la ville, le conducteur fit monter derrière la voiture un homme vigoureux' qui, couché sur le magasin, devait veiller à la garde de nos bagages, attachés déjà par deux grosses chaînes de fer. Dans l'intérieur avaient lieu des récits éminemment propres à égayer nos pensées. On racontait des assassinats qui venaient d'èttÇi e«wsKâss,\v5s.
depuis dix jours, l'autre depuis deux jours seulement.
Bientôt nous nous vimes engagés dans une vallée profonde, véritable coupe^orge terminé par une montagne longue et aride : nous étions dans les Apennins. lA, quatre bœufs gris, aux cornes élancées, nous attendaient. De distance en distance nous étions relayés par une ou deux paires de ces utiles, mais lents quadrupèdes. Le jour commençait; mais, hélas I point de brigands, point de rencontre, partant point d'épisode ; je me dédonamageai de cette privation ea examinant le paysage. Rien de plus triste que la vue des Apennins, du moins dans la partie qui sépare Bologne de Florence. Vous ne trouvez ici ni les montagnes majestueuses de la Suisse, ni ses pics élevés, ni ses vallées gracieuses animées par la chute des cascades ou par le bruit des torrents.
Des montagnes inachevées, des crêtes semées çà et là, sans ordre, sans grâce, la plupart nues et sillonnées par de larges ravins ; d'autres couvertes de chênes rabougris : telle est l'esquisse du tableau qu'attristent bien plus qu'elles n'égayent des chaumières isolées, chétives demeures des rares habitants de ces lieux sauvages. Pendant dix heures, nous restâmes engagés dans ces montagnes, suivant une route bordée de précipices et de croix rouges ou noires qui marquaient la place où des événements funestes s'étaient accomplis. Grâce à Dieu, nous voyageâmes sans éprouver d'accident et sans rencontrer le brigand des Apennins. Nous ne vîmes que son type et son classique costume porté par les inoffensifs montagnards.
Représentez-vous un honmie aux traits mâles, aux cheveux noirs, au teint cuivré, la tête surmontée d'un chapeau à la Robinson, entouré d'un large ruban de velours noir , fixé sur le devant par une boucle oblongue ;
LA MAAQUISE PBPOLI. 121
les épaules couvertes d*un demi-manteau et d*une veste ronde conleur marron, nn gilet rouge, une culotte verte, des bas formant corps avec la semelle des souliers, et vous aurez, moins les pistolets à la ceinture et la carabine sur l'épaule, le sgrazzatore des Apennins. Si, lorsque vous passerez, quelque numtagnard vous accompagne, vous aurez, comme nous, ce type redoutable sous les yeux. Si vous lui demaiMiez à voir son couteau, il vous montrera froidement une arme dont la vue vous fera frissonner : c'est un poignard, dont la lame mince, effilée, a neuf pouces de longueur. Enfin, si, comme nous encore, vous l'interrogez, il vous parlera de ses rencontres dans la forêt, ainsi que du courage et de la présence d'esprit dont il a eu besoin pour échapper aux brigands. Gardez-vous de Eure pandtre quelque signe d'incrédulité; vous fermeriez la bouche à l'historien et vous auriez lieu de vous en repentir : adieu les aventures très-bien trouvées et racontées avec une pantomime vraiment divertissante. Libre à vous toutefois de croire à ses récits; car, à dire vrai, je crois les sgrazzatori des Apennins beaucoup plus rares qu'on a bien voulu le raconter, rara avù in terris, etc.
Pour faire diversion aux histoires de brigands, nous parlâmes tour à tour de la France et de nos amis. A son tour, un voyageur, fixé depuis longtemps à Bologne, nous intéressa vivement en nous entretenant de la marquise Pepoli. c Vous ne connaissez pas, nous dit-il, cette marquise-là? Quand je l'aurai nonunée, vous serez tout surpris de retrouver, sous cette enveloppe italienne, un nom français, un nom illustre et cher aux vieux soldats de l'empire. La marquise Pepoli est mademoiselle Murât, fille du roi de Naples. Mariée à Bologne, elle jouit d'une fortune considérable; mais ce n'est pas pour cela
m us TMis Mns.
qne je tous en pnrle. Son titre de gloife est d*ètre le raodfele des m^ttresses de maison, et des wkxe& qui entendent rédncation de lenrs SDes.
« Cette dame a b simiAidté de crmt qnenSdncatioD est r^qn^rentissage de la Tie. Une piété édairée, donee et soQteniie, cette pété utile k toit ^ qui est conmie la podiqne beauté de h Tertn, forme la base de l'instnu»tion et de la condinte de sa fille. Sons Faile mUenidle, laj^iDeaifiBtgrandttensdenoe, dSrigéepar d'habiles maltt^. Les leçons finies, MademoiseBe, conduite par sa mère, entre dans tons les détails de réeonomie domestique, soigne le Enge, aq^irend k fiôre et k raooonmoder les irêtements, tient note de la dépense; en im mot, s'initie, pen k pen, k la tenue d*une maison. La noMe fflle ne rougit d'ancnn de ces swns; car sa mère loi a dit qnH n*y a pas de sot métier, il n*y a qw de sottes gens; qu'aux jeux de l'homme raisonnabie, on s'honore en pratiquant avec intdligence et fidâité les demrs de son état, et que le royaume d'une femme est sa nuôson, ses gramdes aflbires les détails domestiques.
V Ainsi élevée, la petite-fille de randenn» de Hzpks sera, il est vrai, douce, pieuse, instruite, sini|4e, modeste, courageuse, bonne épouse, hwne maltresse et iNHmeménagère ; elle saura mettre Tordre dans samaûson, sunrâller les domestiques, passer an bleu lesaflerettes de ses enfants, tricoter des bas k son mari; die soa, die saura, elle 'fera tout cela, et, ce qui tML nnenx, eDe n'en rougira pc»nt. Mais elle ne sera jamais une mnwflIfMe, halHle k m^er, k monter k dierad ouk bire des annes, ardente k fumer le cigare» k lire des Tomans; eBe n'aura ni une loge au théâtre, ni une |riaee réserrée sur les banquettes èes cours jdTassiseSyjponr se procnrer des émotions et Tarier sesipfadsirs. ïrfl'anfres
FummcE. lis
termes, coticlat le Ydj^getiir, la m£tit[tiis% menace le dkneùVfèmë sièôle Kîètai doiflier'ûnfe Imita femme ie plus et une ïicnm de Aiofifis. ^
Cette îtftërÉssaïiteiôatiseriB ttOtisBlouMftflrî^îmitfu toyîagfe, (frii se i«rc(l(Aigëa outfe tùesiire *: tootis tltfrii^més à ïloilânce qtl^ àeat heures api^ Tttimiit.
-FlorBiiee. --.Jardia de Boboli. — Goop d'flBÎl 'Sor r-bistoire de Florence.
Otielle ftitBôti*c surprise, lorsque, ouvrant tes yeux à la 'luttdëre, tfous'Vithes un creJdairét trwisptftrerit'eoiMHe nous ravonfe dans rîiitérieur fle b 'France, aftrx beaux Jtftrrs àe rété, de sentir nWe températture *atft«itftouce, et dèiroirune verdure aussi ifiràîdie qu^u mois detnaiM Ain de juger la ville dansson ensemble, nous nousrendîmes immédiatement ati jardin impiérial et royal de Boboli. t'est le jardfti du célèlîrre palais Pitti, demeure actuelle du souverain, n s'ëlève «en attlphfthéître, et, du haut de la terrasse, nous p^^eontempler^'notre aise h cité des fleurs. Assise dans une plaine environnée de montagnes couvertes Jusqu'à mi-^e d'une riante végétation, ïloreneè ressenilite à^meTperle dans le ca- *lî8e d'une ideur, dont les pétales, ïraîs à'fii base, seraient 'ffétrisata sommet.
"La capitale de la Toscane, traversée par l 'Amo, compte ceàit nulle habitants. Elle'ei^tl)ien'B9tîe,'passâblementpaviée, ôt, si Célâ'peut vous plriire, remplie en automne des inévitables enftmts d'Albion. Nous ^^rencontrâmes aussi quelques Fnmcais. i^ sôir, è table d*h6te,'ên\ ne parla guère queiR>tj>e Jangue.-J'en étais^Yistir^x ^v<^;\ks^
qu'une surprise bien agréable vint mettre le comble à ma joie. Au milieu du repas, je m'entendis demander par mon vis-à-vis, en bon firamçais et à haute voix, des nouvelles de Nevers et de plusieurs de mes amis. L'aimable inconnu, qui savait si bien qui nous étions et d'où nous venions, était M. le comte Th. W... C'est un de ces hommes rares qui, par un heureux privilège, réunissent aux manières distinguées de notre ancienne noblesse l'esprit supérieur du littérateur exercé et le cœur du fervent chrétien.
Je reviens à Boboli. A l'entrée s'élèvent, sur leurs larges piédestaux, deux bonnes statues antiques, de porphyre oriental, représentant deux prisonniers daces. Plus loin apparaît la statue colossale de Gérés et bi^ d'autres encore, que je ne peux ou ne veux pas nommer. Les sculpteurs dont les ouvrages décorent ce jardin ont eu le triste talent de vous faire baisser les yeux à chaque pas. De la hauteur ou nous étions placés, nos regards embrassaient la ville entière; à nos pieds coulait TArno, dont les ondes agitées semblent offrir une image exacte de TbistoiLC de Florence. Me rappelant que j'étais dans la terre natale du clasrique, je crus pouvoir me permettre une prosopopée.
Adressant donc la parole an fleuve, je lui dis : « Antique témoin des événements accomplis en ces lieux, ra* conte-moi ce que tu as vu î » Il me répondit : « Longtemps avant les Romains, les Étrusques, colonie de Phéniciens, habitaient sur mes rives; l'accent guttural des Florentins prouve leur descendance * ; je vis arriver l'élite de l'armée de César qui transforma la vieille ville en une ville nouvelle. Florence subit le joug de Rome, à
*■ Des inscriptions, des médailles trouvées à Florenoei semblent établir le même fait, selon le docteur Lomt,
COUP d'oeil sur FLORENCE. 125
qui elle fat unie par une large voie nommée Via Caspia, dont tu peux encore reconnaître les ruines. Sous Néron, elle fut traversée par un apôtre nommé Frontinus S que le chef des pêcheurs galiléens envoyait dans les Gaules : il y laissa tomber une étincelle du feu divin qu'il portait ailleurs : Florence devint chrétienne.
€ Ravagée par les Barbares, elle fut rétablie par Char^ lemagne, ce grand restaurateur de l'Occident. En i J2S, elle était assez puissante pour subjuguer l'antique Fiésole sa rivale. Deux siècles après, elle avait rempli le monde du bruit de son nom. Aux voûtes du palazzo Vecchio, un tableau te rappellera ce fait unique peut être, et si honorable pour la civilisation de Florence. Il t'offre la réception des douze ambassadeurs envoyés par diverses puissances au pontife romain Boniface VIII, pour le célèbre jubilé de l'an 1300, ambassadeurs qui tous se trouvèrent Florentins.
« Aussi le pape, frappé d'une telle rencontre et ae cette réunion de Florentins gouvernant l'univers, leur dit : « Vom êtes uncinquièmeélément. » Laliste des puissances dont ces Florentins étaient ministres ne te paraîtra pas moins extraordinaire que le fait lui-même; la voici : la France, l'Angleterre, le roi de Bohême, l'empereur d'Allemagne, la république de Raguse, le seigneur de Vérone, le grand kan de Tartarie, le roi de Naples, le roi de Sicile, la république de Pise, le seigneur de Camérino, le grand maître de Saint-Jean de Jérusalem*.
€ Tour à tour aristocratique et démocratique, Florence acquit, par son commerce avec l'Asie d'immenses
* Voyez FoGGiNio. De Itinere et Episcopatu Romano divi Pétri,
• Voye» Valéry, t. Il, 171.
126 LES TaOIS BOXE.
richesses qni ameoërent sa mine. Mes eaux furent souvent rougies du sang de ses plus nobles citoyens. Dé^ tourne les yeux de ce triste ^ectacle; et porte-les sur les hommes célèbres que cette t^rre a produits. Sans parler de beaucoup d'autres, c'est ici qu'ont vu le jour Dante^ un des princes de la poésie et des créateurs delà langue italienne, mais qui eut le tort d'être un Gibelin ùmatique ; Madiiavel qui déshonora son talent en se disant l'apôtre de l'astuce; Midiel-Ânge, qui se fiU glorieusement immortalisé, comme peintre, coomie sculpteur et comme architecte, s'il n'avait été fils de la Renaissance ; Brunelleschi, dont la coupole de Florence redit la gloire sans souillure; Fra Bartolomeo, qni ne fut jamais {dus grand que lorsqu'il brûla les ouvrages licencieux de son habile pinceau ; Gimabuë, d(mt la renommée grandit à mesure que l'art redevient catholique; saint Ântonin, la perle des évéques du quinzième siècle ; saint Philippe de Néri, le modèle des prêtres ; le bienheureux Hippolyte Galantini, dont les pauvres et les enfants bénissent la mémoire pendant que le ciel couronne ses vertus; saint Phihppe Benizzi, l'honneur des Servîtes et l'apôtre de la paix entre les Gudfes et les Gibelins; enfin sainte Madeleine de Pazzi, la Thérèse de l'Italie. »
C'est ainsi que les fiistes de Florence passaient sous mes yeux avec les ondes du fleuve qui s'en allait porter le tribut monotone de ses eaux à la mer d'Ëtrurie, comme les hommes jadis vivant sur ses bords avaient porté cehd de leur vie pure ou souillée au grand océan de l'éternité. Après cette leçon d'histoire, nous rentrâmes à l'hôtel avec l'espérance d'une riche moisson pour le lendemain.
BAPTIBTteE. 127
f8i6 iVoTembipé*
Baptistère. — Ckùiêdt^e, ^ Uontàoeûlé dn D^te, àe (Holto, èe Hardie Fidiih -^ Statues de saiAt Mnoiàt, de saint AntonJA^ *-- Bénitiers; ^ -S^int Zéaobe. — Souvenir du Gondle général. — Campanile. ^ Église Saint-lLaarent. — Chapelle des Médicis. — L'Annûn^atâ. ^ ibintô^Madéleine de Pazzi. -^ Inseri^lidb d'Amoife^. -^ KittBitfNitt «himîqpies. — Tlnit de mœ«rs.
Notre {nremiëré visite fat pour le Baptistère. La fondation de cet édifice, due à la pieuse Tbëoâ^inde, reine des Lombards, ranonte au siiièiâe siècle. Iledtde forme octogone et tout rerôtu de marl»^; mais> à part les trois itoiesses pbrtes en bronze» je pr^re te Baptistère de Pahne. La pfiis and^ma, placée au midi> fut exécutés en 1330, par André de Pise. Elle offre, en tingtcom^ partiments> Fbistoire de saint Jean et drv^^s yi^us. Dans la Visitation et la Présentation^ les figures de femmes ont une grtee, une décence, une sorte d'embâfras timidie rempU de cbàrmes. Il ne faut pas oublier la date de ces cotqpositions simples «t de bon goût, chef&^'Oefiïyre de Gbiberti; les deia autres portes remonteat au quatorzième siècle. Gdle du milieu est Bi belle, qie Michel-Ange prétendait qu'elletoértter»td>fttne la porte du Paradis. Entre tiHis les ba^-^reliefs qui décorent los pfflne!aux> on admire surtout tes sujets de TAncien Ti^tMient. Ac6tédela|)orte iprineîpate sont deux colonies de porphyre prises sortes Sarmsins; et les chafines de fer <|ui y sont attachées perpétuât le souvenir d'une célèbre victoire rençortéié parles Ftor«itins sur les IHsaiis.
f>u Bqjtistèfie nous pas^àtees h iatatfaécbrade Santa Miùiûdd ftoi^. dette inteeiâe église 1 467 ipieds de
longueur; la largeur de la coupole surpasse de sept pieds deux pouces celle de Saint-Pierre de Rome. Tout l'extérieur, à l'exception de la façade, est incrusté de marbres de diverses couleurs. A la hauteur des nefs règne une galerie extérieure dont la balustrade, tout en marbre, est découpée conune une dentelle ; vous en avez une seconde à la base de la coupole qui entoure cette partie aérienne de l'édifice comme une guirlande de fleurs. Les fenêtres sont ornées de sculptures, de colonnes en spirale , de mosaïques et de pyramides, ainsi que les quatre portes latérales.
L'intérieur de l'église est riche de monuments, de statues et de tombeaux. A côté d'une porte latérale est une pemture sur bois représentant le Dante vêtu en bourgeois de Florence et couronné de lauriers. Près de lui, on voit une image de la Divine Comédie et une vue de Florence. Vous remarquez ensuite les monuments de Giotto et de Marcile Ficin.
Au premier rang des statues figure celle de saint Miniat, martyr ; elle est de grandeur colossale. Pour honorer des vertus et un courage surnaturels, je conçois que l'art excède les proportions ordinaires. Miniat, soldat romain, était en garnison à Florence lorsque Dèce ralluma le feu de la persécution contre les chr^ens. Le vétéran, sommé de sacrifier aux idoles, montra qu'il savait braver pour son Dieu la mort qu'U avait tant de fois bravée pour son prince; il la reçut au milieu des tourments. Son triomphe prépara celui de la légion Thébéenne, et Florence a conservé religieusement m nom que le Ciel écrivit dans ses festes immortels.
Les reliques du glorieux martyr et de ses compagnons reposent dans une église dédiée en son honneur, hors la porte di San Miniato. Ce vàiérable sanctuaire, sootenu