‹ Les trois Rome, journal d'un voyage en Italie, accompagné: 1 d'un plan de Rome ancienne et moderne; 2 d'un plan de Rome souterraine ou des catacombes (volume 2)Chapitre 30 sur 155 · SAINT ANTONIN · texte numérisé non relu

SAINT ANTONIN

par trente-six colonnes de marbre d'une élégance remarquable, mérite l'attention particulière du voyageur. Une autre statue colossale est celle de saint Antonin, archevêque de Florence, dont les reliques enrichissent la cathédrale. Heureuses les villes qui trouvent dans leur propre sem les modèles et les maîtres de toutes les vertus I plus heureuses celles qui ont le bon esprit de perpétuer par des monuments leur précieuse mémoire I Je ne connais pas de patriotisme mieux entendu.

Noble enfant de Florence et père de sa patrie, Anto* nin naquit en 1389. Doué des qualités les plus rares, il dut à un prodigieux tour de force intellectuelle son entrée dans Tordre de Saint-Dominique. A Tâge de quinze ans, il se présente au prieur de Fiesole et le conjure de l'admettre parmi ses novices. Le prieur, qui voulait éprouver une vocation si précoce, lui dit : « Vous serez reçu, mon fils, lorsque vous aurez appris par cœur le Décret de Gratien. » Quiconque connaît un peu le corps du droit canon avouera sans peine qu'une semblable condition pouvait passer pour un véritable refus. Antonin n'y voit qu'une difficulté ; il se met au travail, et douze mois après il revient se présenter au prieur.

Interrogé, le jeune prodige récite, répond, discute avec tant d'assurance et de supériorité qu'il est reçu par acclamation.

C'est lui qui, plus tard, répondait à Eugène IV, décidé à le foire archevêque : « Voudriez-vous, Très-Saint-Père, traiter en ennemi un homme à qui vous avez donné tant de marques de bonté? » Le pape fiit inflexible. Antonin, archevêque, visitait régulièrement son diocèse. Une mule composait tout son équipage. Quand il n'avait plus rien à donner, il la vendait pour assister les pauvres. Des personnes riches demandaient alors à l'acheter, pour

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avoir occasion 4e h rmAn m smà ep» forpe da pré-r sent. €a pieux trafic dura togtamps; $t n'était la conscience de certains personnaps qu'il m faut pas n^mm^, aucune marchandise n'atmt é^ Tendue plus soi]Lvent que la mule de saint àixâ/otim W la ^ffsw^^ 4<9 laine de saint Jean rÂumânii»!,

Aux deux pronieFs pfliers da lu fipdQ 1^ sçpjt 4eax anciens bénitia^, dont l'un fi^ fïffiîirqpabl^. par s^ sculptures, el l'autre M graido Tâsârati^ p<mr gvoir eontenu les x)s de iahU Zénokê^^Osmxi» ^Uf»in^ en^t, protectaïF, patron, apAlre d$ PJoi!«<iç«. K^)>e^ descçjObv dant de Zénobie, la reine d^ PftbPyri^# aaqitft au qwr trième siècle. Pêcbé dans le gonfrfi d^ 1 jdojâlirie^ jl devint à ^n tour pécheur d'boiimes* ^ pr^ière^ conquêtes furçnt son père Qt .^ «ptèr^. Âini de saipt Âm^ broise -et du pape Itona^, il mci^ntl; ^çm le rj^e d'ilonorms et f^t déposé daoa la ^tti^r^aj^, où ij continue dç veiller jbuf la femlle q^'â fipf pndra à J.-C.

Santo Maria del Fme rappelle m autre fait qui tient une largie place à»m r.bist()ÂFe, Ëllç vit, en 1438, 1q célèbre concile ceeuméniqiie cHi fut signée;, eaitre l'Orient et l'Occident, Ymm si longtemps désirée^ tajoit dç fpis rompue, et qui^ .C0,ti5 fois encore^ devait être bientôt foulée aux pi£d^ par les Gr^cs, ppur le malheur d|p leur nation. Les conférences préparatoires se tenaient au couvent des dominicains et les conclusions ou séances publiques à la cathédrale.

Voilà une faible partie des sopv^oâr^ qui a$si^ent le l'^yageur lorsqu'il visite ce monument tpit de fois vénérable. Ypu^ toqs qui cherchç^ des inspiratioAs dans cette belle iew dltalie, s'il m'ié^ait permis de vous donner m çfm^Hj jevou^ dirais : Ne néglige? pas ce^ souvenirs ; croyez-moi, ils ser^eptiperveilleusepfient à éveil-

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