‹ Les trois Rome, journal d'un voyage en Italie, accompagné: 1 d'un plan de Rome ancienne et moderne; 2 d'un plan de Rome souterraine ou des catacombes (volume 2)Chapitre 57 sur 155 · ANECDOTES · texte numérisé non relu

ANECDOTES

Des nuées d'Anglais, surtout, s'abattent tous les automnes sur l'Italie. Ils sont les premiers à Saint-Pierre et à la chapelle Sixtine dans les jours de solennité. Que font-ilslà î On n'en sait rien vraiment ; car que peut faire à Rome, que peut y voir celui à qui manque l'œil de la foi ? Mais la Providence a ses desseins. Il est rare que le catholicisme, qui se montre avec tant de majesté au milieu des monuments de la Ville éternelle, ne fasse pas chaque année quelques conquêtes sur l'hérésie.

A la conversion si éclatante de M. Tayer, ministre protestant d'Amérique, venait de s'ajouter celle de la

comtesse de R Cette femme, célèbre en Allemagne,

était venue à Rome dans des mtentions hautement avouées de prosélytisme protestant. Douée de qualités supérieures, elle se promettait de grands succès, lorsqu'un jour elle' voulut assister à la bénédiction papale. La majesté de cette cérémonie l'impressionna si vivement qu'elle tomba à genoux et se releva catholique.

L'étude des origines romaines n'est pas moins eflScace que la vue des monuments et des solennités. « Nous avons eu ici, nous disait-on, le jeune lord Spencer. Autrefois ministre anglican, il est aujourd'hui prêtre catholique el apôtre de son pays. C'est lui qui a organisé, dans une bonne partie de l'Europe, la vaste Association de Prières pour le retour de la Grande-Bretagne. Pendant son séjour à Rome, il nous racontait qu'étant tourmenté par des doutes sur la vérité de sa religion, il s'était adressé à un vieil évoque anglican : — « Je suis poursuivi, lui disait-il, par des doutes pénibles; il me semble que les origines de notre Église établie ne sont pas fort anciennes : je crois que nous avons mnové. Pour me tranquilliser, je suis décidé à lire les Pères des premiers siècles et les anciens controversistes. » — « Je ne

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Yons le omseille pas, loi répondit Févêqne, j'ai va tous ceax. qni ont pris ce partHà finir par se Cdre catbolH ques. »— cGet aven, ajoutait lord Sp^icer, fiit pour moi nn trait de lumière, et je dois bénir la Proyidaice, qui ai a bit le motif déterminant de mes études et le principe de ma conversicm. »

Saint-Jeui de Latnn. ~ Oassement des églises de Rome. — Eaptistèfe de Constantin. — Obélisqae. — TricUmnm de Saiot- Léoft. — ScaJa Santa. — M. Ralisbonne.

Nous avions jeté un regard général sur Rome païenne et sur Rome dirétiome. Le temps était venu de descaidre au détail et de commaicer la visite régulière des deux cités. Nous attaquâmes successivemoat les quatorze quartiers dans Tordre où ils furoit fixés par Benoît XIV «11743.

Le premier qui se présaite est le quartier des Monts (RUme ie MorUi); il occupe Fandenne région de l*Esquilin et en partie celle de la voie Sacrée^ de la Paûr, de VAUa Semita, de la Cœlimontana, ô'kis et Serapu et du Forum Romanum. On l'appelle des Monts, parce qu'il renferme la partie la plus montneuse de la ville. Dans ses limites se trouvent TEsquilin, le Viminal, une partie du Gœlius et du Quirinal. Partis de la place d'Espagne vers neuf heures du matin, nous nous rendîmes à la basilique de Saint-Jean de Latran, située sur le visant du Gœlius. Or, les églises de Rome peuvent se diviser en trois classes, dont il est utile de connaître la différence : les patriarcales, les BasiUques constantîniennes, et les églises ordinaires.

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