SAINTE-CROIX EN J^IUSÀLEM
dans un coude formé par les murailles de la ville, on voit les restes du Vivarium, immense logis de forme qoadrangulaire^ oii Ton déposait une partie des innombrables animaux destinés aux jeux publics. En continuant, du côté de Faqueduc de Claude se trouvaient les jardins et le cirque d'fléliogabale, contigus aux fameux jardins de Pallante, le célèbre affranchi de Claude. Aux mômes lieux s'élevaient un grand nombre de bosquets sacrés : les plus connus étaient le Lticus querquetulanus, gardé par les nymphes ; le Lucus fagutalis, consacré à Jupiter ; le Nemus de Gains et Lucius. Au bord de ce dernier s'élevait l'amphithéâtre préparé par Auguste, et dans lequel Tite commença les jeux sanglants qui ouvrirent son règne *.
Entre l'église de Sainte-Bibiane et de Saint-Eusèbe, SOT le chemin qui conduit de Sainte-Marie Majeure à Sainte-Croix en Jérusalem, on rencontre le premier château de YEsLM Claudia. Il est surmonté de deux arcs en brique, oU se trouvaient les célèbres trophées de Marins ; tel est du moins l'avis de plusieurs antiquaires *. Venaient ensuite les somptueux jardins de Mécène; ces lieux de délices s'étendaient du point où se trouve aujourd'hui réglise de Saint-Martin de' Monti jusqu'au delà de l'église de Saint-Antoine^. Ici était, suivant l'opinion commune, la Ëimeuse tour du haut de laquelle Néron contempla rincendie de Rome en déclamant les vers qu'il avait com-
* AUi vero extra in nemore Caii et Lucii, ubi Augustus ad hoc Ipsum lerram effoderat ; ibi enim primo die ludus gladiatorius, caedesque belluarum facta est, etc. Dio, in TU.
• Nardini, lib. IV, c. ii, p. 140.
' FuerunliaEsquiliis, lalissimoque ambitua templo circiter S. Martini in monlibus orienlem versus, ultra S. Antonii sedem processerc. Donat.
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posés sur rcmbnsoDail deTroîe ^.Dans le Toîsmage, on Toyait, et la maison de Yirple, et les jardins Lamiam, demeore habitiiene et sépaitnre de Galigola *. Avant qoe le fkTori d'Aiçnste, le premier inventeor des bains diands, en eût bit nn séjour de Tolnpté, ce iraste terrain servait, dn moins en partie, à bs^mltnredabaspoiide et des esclaves. Là se troovait le Yieus ustrinus, ainsi appelé dn bùcfaer poUic oà Ton brûlait lesisidavres.
Anx monuments de la cruauté et delà volnpté se réunissaient, dans cette partie de Rome, un grand ncHubre detemplesd'idoles, écoles puUiqnesd'iniquités. G'âaioit, entre antres, les temples de IRji^rpa medica^ de Castor, d'ÂpoQon, de Mercure, de 3brs, de S^pis, de Proserpine, de la Peur, de Vénus et de Cupidon. Pourquoi faut-il que le sentiment religieux, si vif el si profond di€z les anciens Romains, ait éié perverti par le paganisme, au point que le vovageur ne peut faire un pas dans la vidDe Rome sans mettre le pied dans le sang et la boue ! Je ne sais; miis il me semble que Fàme, oppressée par tant de souvenirs» éprouve là plus qu^ailleurs le besoin d*iiD point d'appui, et ce point d a^Nii, die ne peut le trouver que dans un mcmumait exjMatoire, c'est-à-dire dans un édifice chrétien. Ânssi comme nous retirâmes lorsque nous découvrîmes lestours de Sainte-Croix en Jérusalon !
La vénérable Rasilique est bâtie à Textrémité du mont Esquilin, entre un temple de Vénus et Tamidiithéitre Castrense. Pouvait-on choisir un emplacement plus convenable ? Les instmmoits sanglants de la mort d'un Dieu, reposant sur une terre souillée josque dans ses profondeurs par des cruautés et des in&mies séculaires, n'est-
« HoiAT., od. 28, lib. ffl. - NAmncsi, p. 142. * SllBT05., c. LDL