BAPTÊME D'UNE FAMILLE JUIVE
dire, des révolutions éclatent chez les différents peuples; et semblables à des ouragans, elles balayent les institutions catholiques, brisent les lois disciplinaires, jettent aux mains de spoliateurs avides le patrimoine de l'Église et des pauvres. Cependant le calme semble renaître pour un motif ou pour un autre, les gouvernements nouveaux veulent redonner une forme à cette chrétienté bouleversée : il faut entamer des négociations avec Rome, et des concordats sont proposés.
Dans ces graves circonstances, on conçoit sans peine que le Saint-Siège s'entoure de toutes les lumières possibles. Sans doute les Congrégations dont j'ai parlé jusqu'ici suffisent pour offrir au Saint-Père tous les conseils désirables. Mais, soit à cause de l'immense quantité d'affaires qui les surchargent, soit par un effet de cette prudence consommée qui distingue le Saint-Siège, Rome possède pour les cas extraordinaires une Congrégation formée d'hommes éminents, habitués de longue main au maniement des affaires: c'est la Congrégation dont il s'agit. Elle doit son origine à l'immortel Pie VII, qui, miraculeusement rendu à son peuple, l'établit en 1814. Elle se compose de huit cardinaux, d'un secrétaire, de cinq consulteurs et des employés ordinaires.
Ici nous fûmes obligés de suspendre nos investigations ; car nos courses et nos études ecclésiastiques ne devaient pas nous empêcher de nous rendre ce jour-là même à YAra-Cœli. Une grande Funzionne , comme on dit à Rome, devait y avoir lieu : il s'agissait du baptême solennel de toute une famille israélite, dont voici en peu de mots l'intéressante histoire. Cette famille, très-opulente, habitait Ancône. Treize ans s'étaient écoulés depuis qu'une jeune israélite de cette ville avait été placée dans une pension catholique. Ses parents avaient exigé
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qu on ne tan pariât j
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d'Israël arait grandi dans
tienne qm caractérise si nation. Efe mail d'atteindre
si ringtièine «Née enfin», lorsqne. le jonr de b Fét©-
Dien, ta enriosité l'emportant, dk se Ml à me fenêtre
pour tût passer b procession. A b w dn Samt-Saere-
menu deté entre les sus <fe prêtre, die tombe éva-
nooîe et se relère cathofiqne. Prières» oppositions,
larmes, menaces même de b part de ses parais, rien
ne pal ébranler sa rèsotation.
Parent de celle jeu* néophyte* le chef de notre bmille joire avait éiê témoin de TiitmuutwL. Depws cette époqoe. A se sentait pressé de chercher b rente hors do judaïsme. Après de nombieni combats» fl devint catholiqoe dans son ornr;d. conséquent arec Ini-même, il plaça ne pttmsegonreniaiiiea^irksdeses On leur pariait de b religion chrétienne,, on les < sait à nos cérémonies, on knr donnait des madones : ces pauvres enbnts ne rêvaient qne le catholicisme. La mère senle se montrait due opiniâtreté désolante. Cependant denx de se petites fîtes» smUMU ne cessaient de prier pour die. Après plnsienrs années, lenrs prières et leurs caresses forent couronnées de snecès : bmère consentit à prendre connaissance de b idçàon. Esprit dere, caractère ferme, comr droit» celle dame reconnnt bientôt b Tenté, et arec une foi admirable elle demanda etie-mèmele sacrement de b régénération.
Cette henrense feumlle, composée dn père, de b mère et de trois petites filles, allait donc faire son abjuration, le baptême, b pénitence, b confirmation, la i ; et le père et b mère, le sacrement de ma- .Qndle&te! Vonsjuga àane pareille cérémonie