I.ES TROIS SENTIERS
Cherchez la société des premiers. L’homme subit rinfluence du milieu ^u’il fréqî^entc.Xes pensées des autres hommes agissent sur lui et son esprit sera fortement coloré par Tatniosphère au milieu de laquelle il vit. S’il choisit toujours pour compagnons les gens négligents et frivoles et s’il marche de pair avec les sots, comment pourrait-il jamais être capable de se recueillir et de concentrer ses pensées sur le Moi divin? Comment pourrait-il découvrir son Seigneur? Qu'il recherche plutôt une existence tranquille, sans jamais oublier ses devoirs, mais sans jamais rechercher l’activité dans le seul but de se distraire. Qu’il recherche la compagnie des saints et qu’il leur emprunte un reflet de leurs nobles pensées et de leurs pures aspirations, car la société de ceux qui aiment le Seigneur est un stimulant pour ceux qui s’engagent sur le Sentier.
On devrait aussi lire de bons livres, des livres de nature à stimuler la dévotion et à placer sous vos yeux les nobles exemples des saints et sages de ce monde. Ne gaspillez pas votre temps à lire des œuvres littéraires sans valeur ; ne contractez pas l’habitude des lectures
BHAKTI mArGA
frivoles. Vous n’avez pas de temps à perdre.
Lorsque vous lisez, choisissez des lectures de nature à vous aider à atteindre le but auquel vous aspirez. Si vous désirez devenir fort en droit, vous rie vous mettrez pas à lire des histoires, mais vous choisirez des livres de jurisprudence, rhistorique des lois de tous les pays ; vous étudierez leurs coutumesetvousécarterez tout ce qui n’est pas de nature à vous aider à réussir. Ne faites pas moins pour l’amour de Dieu. Quand donc les hommes travailleront-ils pour Dieu, comme ils travaillent pour leur réputation ? Quand donc rechercheront-ils Sa présence, avec Tardeur qu’ils mettentà rechercher les hochets et les frivolités de ce monde ? Les instructeurs ne manquent pas; les degrés de l’échelle ne sont pas dissimulés ! C’est le cœur qui manque, c’est l’amour qui fait défaut, c'est le désir qui est absent ! C’est tout cela qui nous retarde et non pas notre ignorance de la marche à suivre. Nârada aussi enseignait qu’il fallait éviter les mauvais livres et les vaines discussions, pour méditer sur les Ecritures et les livres de piété.
Enfin, en passant pas à pas par ces phases, en franchissan t cette première partie de la Voie,