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labourable, unie ct pli üt ficuve outre Ie lieu où cstoicnt demeuréos nos barques,
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a un saut d’eau le plus impétueux qu’il soit possible de voir,(*) lequel ne nous fut possible de passer ; et voyions le dit fleuve tant que l’on pouvoit regarder grand, large, ot spacieux, qui alloit au Su-Ouest, et passoit par auprès de trois belles montagnes rondes que nous voyions, et estimions qu'elles estoient à environ quinze licuës de nous ; et nous fut dit et montré par signes par les trois hommes qui nous avoient conduits, Qu'il y avait trois iticux Saults d’eau au dit fleuve,(f) comme celui où cstoient nos dites barques : mais nous ne Pusmes entendre quelle distance il ÿ avait entre l’un ct l’autre, Puis nous montroient que les dits saults passés, l’on pouvoit naviguer plus de trois lunes par le dit fleuve, Et là dessus me souvient, que Donnacona Scigneur des Canadiens nous a dit, quelquefois avoir esté à une autre terre, où ils sont une lune à aller avec leurs barques depuis Canada Jusqu'à la dite terre, en laquelle il croît force Canelle, ct Girofle, Ils appellent la diteCunelle Adotathui, le Girofle Canonotha, Et outre nous monstroient, que le long des dites montagnes estant vers le Nord, il y a une grande Rivière qui descend de Occident comme le dit fleuve. Nous | imons que c’est la Rivière
passe par le Royaume et Province du Saguenay ; (f) et sans que leur Hssions aucune demande et signe, prisrent la chaisne du sifflet du Capitaine qui est d'argent, et un manche de poignard qui estoit de laiton jaune comme or, lequel estoit au côté de l’un de nos marinicrs, et montroient que cela venoit d’amont le dit fleux e, ot qu’il y avoit des Agojudas,
qui est à dire mauvaises vons, qui estoient armés jusques sur les doigts, nous montrant la facon de leurs armures, qui sont de cordes et bois laçés
ct tissus ensemble : nous donnans à entendre, que les dits Agojudas menoicnt la guerre continuelle les uns ès autres ; mais par détaut de langue, ne pusmes avoir connoissance combien il y avoit jusques au dit pays. Le dit Capitaine leur montra du cuivre rouge, qu'ils appellent Caqguedaze, leur montrant vers le dit lieu, et demandant par signe s’il venoit de là. Ils commencèrent à secouer la teste, disant que non, et montrant qu’il venoit du Saguenay, qui est au contraire du précédent. Après lesquelles choses ainsy vues ct entendues, nous retirasmes à nos barques, qui ne fut sans avoir conduite de grand nombre du dit peuple, dont partie d’eux quand venoient nos gens las, les chargcoïent sur eux
(*) Le Courant de Ste. Marie.
() On pense qu’il est ici question du Sault St. Louis, des Cascades ct du Long Sault.
() Cette Rivière doit être la Rivière des Cutaouais, qui néanmoins ne vient pas
du Saguenay : Elle prend sa source du Luc Témiscaming, lequel cst dans une direction toute opposée à celle du Saguenay.
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unes aux autres,ct tout à l’entour garni d’ se défendre contre tout le pays. (f) du pays fut averti de nostre venue, vint le lendem Taiguragny, Domagaya, et plusieurs et lui fisrent une mervei] venue, lequel parcillement leur fist assez bon
se décharge dans ja Rivière St, Charles,
comme sur chevaux, et les portoient. Et nous, fismes voile pour retourner à nostre G encombrier, Lequel p
arrivés À nos barques allion pour doute qu’il n’eust aucun artement ne fut sans grand regret du dit peuple, Car, tant qu’ils nous purent suivre à val le dit fleuve, ils nous suivirent ;
et tant fusmes, que nous arrivasmes à notre dit Gallion le Lundi quatrième jour d'Octobre.
Le Mardi, cinquième jour du dit mois d'Octobre nous fismes voile, et appareillasmes avec nostre dit Gallion et barques pour retourner à la province de Canada au port de Ste, Croix où estoient demeurés nos dits Navires : et le septième jour nous vinmes poser le travers d’une Rivière, qui vient devers le Nord sortante au dit fleuve, à l'entrée de laquelle y a quatre petites Isles, et pleines d'arbres. Nous nommasmes icelle Rivière, la Rivière de Fouez.(*) Et pour ce que l’une d’icelles Isles s’avance au dit fleuve, et la voit-on de loing, le dit Capitaine fist planter une belle Croix sur la pointe d’icelle, et commanda apprester les barques pour aller avec marée dedans icelle Rivière, Pour voir le parfond et nature d’icelle ; et nagèrent celui Jour à-mont le dit fleuve ; mais parce qu’elle
fut trouvée de nulle expérience, ni profonde, retournèrent, ct appareillasmes pour aller à-val,