ARTICLE II
Dwîsion des Figures,
O N divise les figures en figures de 2;y«,wît,a']eç, pensées , Jigurœ senteiitiânnn , Scheiuimehahit,^^^f^ ct en fii^ures de mots , fi" gûj'ce verhônnn. Il y a cette diféren^ ce , dit Cicéron * , entre les figures de pensées et les figures de mots , que les figures de pensées dépendent uniquement du tour de l'imagination ; elles ne consistent que dans la manière particulière de penser ou de sentir , en sorte que la figure demeure toujours la même, quoiqu'on viène à changer les mots qui l'expriment. De quelque manière que M. Flécliier eut fait parler M. de
''^Inter conforniatiônem verbôrum et Scnientijrum hoc iiiterest, quocl verbôrum tollituiv, si verba mutâris , seiitenliarnm pérnianet , quibuscùmque verbis uti velis.*C/c. de Orat. L' ILl ^ n. io/, aliter LU.
E IV GÉNÉRAL. l5
Montausier clans la prosopopee que j'ai rapoitée ci- dessus , il auroil fait une prosopopee. Au contraire , les figures de mots sont telles que si vous changez les paroles , la figure s'e'vanouit ; par exen^ple , lorsque parlant d une armée navale , je dis qu'elle étoit composée de cent voiles ^ c'est une figure de mots dont nous parlerons dans la suite ; voiles est là pour vaisseaux : que si je substitue le mot de vaisseaux à celui de voiles ^ j'exprime également ma pensée ; mais il n'y a plus de figure.