‹ Les tropes ou les figures de mots: poème en quatre chants. Avec des notes, un extrait de Denys dChapitre 24 sur 41 · LE PROVERBE · texte numérisé non relu

LE PROVERBE

Ou les vers devenus Proverbes*

Suivant Dewts d'Halicamasse , Homsrb est le premier poète qui ait énoncé fortement cette grande maxime ! Implorei donc les dieux I ils daignent exaucer Les vœux qu'un cœur bien pur aime à leur adreiter * .

Cest d'HoMÈRB aussi que nous viennent ces fameux Apophthegmes : « Rien de trop ! La médiocrité est le plus heu- » reux des états ^.

« QuWt-ce donc qu'un ami ? G*ett on antre noas-ménes. •

Il y a un beau vers d'HoiiàRE , que CicÉRoir ayait aans

a Qui candore nivet anteirent , curtibns auras.

VuiGiL. , £neid. la.

1 Sectabere Nnmen I

Dt Teros soUti snnt exaudire clientes.

9 Médium tenuere beati.

D HÔMÊRE. 121

ceâse dans Ta bouche , et quMl s^adressait à l#iMnémd ,- pour B^exciter dans son travail :

Courage ! jmqu^au bout songe à te soutenir, Si tu veux que tott nom percti aussi l'aTennf I

' CicERON ëcrit h son frère que , dès son enfance , il arait pris pour sa règle et sa devise, cetteautre maxime d^HoniiRS :

On doit toujours bien faire et tâcher d*étre utile *.

Jusque dans le combat risible des Rats et des Grenouilles , qui est un des premiers apologues connus , Homère a inse're'' des traits de morale admirables : car c'est là qu'il proclame cette ¥enté, consolante pour les honnêtes gens, et terrible pour les mëchans :

Un dieu vengeur veit tout '.

Mais le recen«ement de ces maximes Hoàiériques nous aaenerait beaucoup trop loin.

Les sentences d'HoMÈRE ( ou sa Gnomologie ) ont été recueillies dans un volume exprés, à Cambridge, i#6o, in^4^4

Motre Henri Estienhe a fait imprimer une suite de 274- Proverbes d'HoM^xB.

Horace mettait ce poëte au-^lessus de .CHrrsirpE et ide ' tous les sophistes qui avaient professé la doctrine des mOBurs^, et Tempereur JvsTmtEif appelle aussi Homère le père de toute vertu *.

De tout ce qu'il a exposé , Devts d'Halicamasse tire cette conclusion qu'HoMÈRE a , le premier , fait usage de tous les Tropes , avant qu'on eût songe à déûnir ce que cVtait, et

« . . . , Eugel

Strenuus esto, qno te posteritas quoque laudet ! * GiCEa. Epist. ad Quiht. fratr. m. 5.

3 Gernit Dens omnia yindex;

^ Qui , quid sit pulclirum , quid turpe, quid utile, quîd ribii , Pleniùs ac meliùs Chrysippo et Craatore , dicit.

HoRAT. , epist. , 1. I , a.

' Pater omnis virtatis (Constit. enuiein in fine).

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