S IV
Des Météores et de leurs effets.
En grec et en latin , une pluie , une grêle, une nuée , etc. , expriment, comme parmi nous, une grande abondance: une gréle de pierres , une nuée de traits*
Les nuages du frent annoncent un air soucieux.
> AttoUit^tt globot flammanun et «dn» Ualiit.
YiiiG. , JEneid. ui.
> Potamàn pyros.
Unduitmn niptit fonucikiif JEtaaie.
YiiMUIi. , Gitorg. I.
iSî SOU-HCES ET INFLUEflrCE
Les brouillards et les aues ont souvent donne liea à des allusions malignes. C'est ce qui fait le sel de ce chœur des Nuëes , dans la pièce d^AitiSTOP&àifE , qai en porte le titre (pièce que madame DaciEr avait lue jusqu'à deux cents fois ). Les Nuées personnifiées arrivent sur la scène , alors STKErsiADB demande ce que c'est que ces femmes : Au nom de Jupiter , Socrate , apprenez -moi
Qui sont ces honnêtes femelles Qui discourent si bien. Sont-ce des jouvencelles
D*humeiir guerrière et sans effroi , Comme on peint D^janire , Hélène et d'autres )>eUei ?
Socrate , Imû répond :
Nullement, nullement. Ce sont des Immortelles, Compagnes des brouillards et ^ui sont, ainsi qu'eux,
Les dëilés des paresseux.
Je te Tai dëjà dit : on les nomme Nuées.
Trad. de P. de Sitsy.
Dans Virgile, les Scipions sont deux foudres de guerre '. Étonnement , être étonné , ces mots peignent l'effet du son et de la chute du tonnerre. Ijationitus latin , par le redoublement du T, est plus imita tif que notre mot français. Horace parle a une vieille des neiges de sa tête *. Cette image a été critiquée par Quiittilieii et défendue par Vossms.
Les vents ont été souvent mis à «contribution par les fabeurs de Métaphores. Les Aquilons et les Zéphirs sont de la poésie vulgaire. Un ancien proverbe a tiré du vent même l'emblème de la vanité :
Celui dont l'orgueil seul dispos»
Ne sera sage ni savant :
Qui remplit son cervean d« vent , N'y saurait plus mettre autre chose.
' ....... Duo fulmina belli ,
Scipiftdas. Yirgil , £n. vi..
* Te quia rugse
Tarpant , et capitis nives.
HORAT. ,1. IV , od. xuï.
bES HÉT&PBOKES. l53