‹ Les tropes ou les figures de mots: poème en quatre chants. Avec des notes, un extrait de Denys dChapitre 8 sur 41 · I-ES TROPES · texte numérisé non relu

I-ES TROPES

Sais^tu quel est ton but, et quel plan tu dois suivre * ?

Tu mourras , souviens-t'en! l'heure fuit : songe à vivre ^ !

De Gérés dans tes champs tu recueilles les dons ;

Mais ces champs négligés s'épuisent en chardoBS.

Cultive ton esprit ! sa moisson sera riche.

La ronce y naît bientôt , si le champ reste en fricbe ^.

Le mal seul s'accrédite avec facilité :

Nous gardons pour le bien notre incrédulité ^.

Comment se fait-il donc que toujours , dans la vie ,

Au sort de son voisin tout homme porte envie ,

Que contre la foitune on aille disputant ,

Et que de son choix propre aucun ne soit content ^ ?

Rien de trop , dit en vain la sagesse réglée.

Rien n'est jamais asseE , dit la foule aveuglée*

Louis Racitve a traduit ainsi ee vers de Perse :

Faux honneurs I vains travaux I Tr^is enfans qo« roti» étet ^ Que de vide, â mortels , dans tout ce que vous faites I

(La Religion, chant vi. )

■ Est aliqnid qnè teodis, et in qaod dirigis arenm ?

pEriNOS , Mt. 3.

3 Vive memoT letbi I fugit hora.

Idem.

* Neglectis urenda filix innascilar agris.

HqxaT' , sat. 5,1. 1.

4 Sed nos in viliiim ctodvla turbaanmus.

OviD.

' Qui fit , MflBcenas , Qt oemo , quant sibi sortent Seu ratio dederit, seu lois objecerit , illâ Contentut vivat , laudet diversa séquences?

HoiUT., sat. 1, L K.

Augmenter sa fortune est le premier devoir y Puisqu'on nest , après tout , qu'autant qu'on peut aToir \ De mille humains , à peine en est-il un qui pense Que la vertu dans soi trouve sa récompense.

On veut être payé pour être homme de bien ; Et c'est corvée alors que l'on n'y gagne rien*. L'oisif ne saurait être avec lui*>méme mie heure ^ Mais il a beau se fuir, son vautour lui demeure. Il joue y il boit , il dort, il cherche à s'^ter ; Son repos inquiet ne sert qu*a l'agiter ^.

La loi que sous portons sur les fauites des autres y Qu'elle nous paraîtrait injuste pour les nôtres ! Nul mortel sans défaut ne s'est vu sous les cieuic y Et le meilleur de tous n'est que moins vicieux ^,

I At bona pars hominum , decepta cupUme faiso , Vil saUs est, inquit , quia taati , quantum habeas , sia.

HoRAT. , I. I , sat. X .

* I7on facile inreniet multfcBè millâtm untim Yirtutem pretii qui put et ewe sui. Ipse décor recti facti y ei pramia demas , lïoa m9TCt y et gratii poenitet «ne pium.

Ovi». Pomt. 11.3. 14.

s Âdde , quod idem

Non horam tecum esse potes y non otia rectè Ponere , teqae ipsnm vitas fugitivus et erro ; Jam TÎno quaerens , )am somtto fallere curam : Frufltrà : HoRAT. , sat. 7, l. 2.

4 Qn&m temerè in nosmet legem sancimus iniqaam ] Nàm vitiis sine nemo nascitur : optimus ille est

Qui nùnimis urgetur

Idem y sat. 2^1. t.

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