‹ Les troubadours de ToulouseChapitre 17 sur 83 · Ed. ANGLADE, NN · texte numérisé non relu

Ed. ANGLADE, NN

| — 37 — Il dit en une autre chanson :

Be°m bat Amors ab las vergas qu'ieu cuelh; Quar una vetz en son reial capduelh L'emblei un bais don tant fort me sove.

Ai! tan mal trai qui so qu'ama no ve !*

« Amour me bat bien avec les verges que je cueille ; car une fois, dans son royal château, je lui pris un baiser dont j’ai gardé fortement au cœur le souvenir. Ah! comme on vit malheureux, quand on ne voit pas ce qu'on aime! »

Il dit encore ailleurs :

Pus onratz Fora c'om natz S1°'l bais emblatzs

Mi fos datz E gent autreiats”.

« Je serais plus honoré qu'aucun autre homme, si le baiser volé m'était donné et gentiment octroyé. »

Les détails de cette aventure ont été peut-être inventés par le biographe; mais ils sont vraisemblables. Il régnait, dans cette société du Moyen âge, non pas précisément une grande liberté de

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