‹ Les troubadours de ToulouseChapitre 46 sur 83 · Puois descobrir ni retraire · texte numérisé non relu

Puois descobrir ni retraire

Il est vraisemblable que la plupart des chansons où il fait l'éloge de ces personnages sont des premières années du xxrie siècle, en tout cas de 1213 au plus tard pour le roi d'Aragon.

Aimeric dut s’éloigner (se faidir, comme on disait dans l’ancienng langue) de son pays natal, soit à la suite de l’aventure que raconte sa biographie, soit plus probablement par suite des événements qui troublèrent le Midi et y bouleversèrent la société. Il s’en alla en Catalogne, où il trouva asile auprès d’un chevalier poète, nommé Guilhem de Berguedan, homme de mœurs très dissolues et poète d’un rare réalisme. Nos deux troubadours s’entendirent si bien que Guilhem donna à son ami son cheval et son vêtement et le recommanda au roi de Castille, probablement Alfonso VIII‘, mort en 1214, dont Aimeric rappellera le nom avec émotion dans une pièce adressée à Frédéric IT*.

C'est pendant son séjour en Castille qu'Aimeric composa une poésie adressée à la reine Eléonore, C'est-à-dire à la comtesse de Toulouse. Il y est question d’un baiser qui a profondément touché notre poète. C’est un baiser donné sur la main

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