Diez, Poesie der Troubadours, 2° édit., p
Oo =
Remémorons-nous ici le début de Rolla et cherchons à nous représenter le temps
us. où le ciel sur la terre Marchait et respirait dans un peuple de Dieux; Où Vénus Astarté, fille de l’onde amère, Secouait, vierge encor, les larmes de sa mère Et fécondait le monde en tordant ses cheveux. Rappelez-vous le temps où nos vieilles romances Ouvraient leurs ailes d’or vers un monde enchanté... Où Cologne et Strasbourg, Notre-Dame et Saint-Pierre S’agenouillaient au loin dans leur robe de pierre. Où la Vie était jeune, où la Mort espérait.
L'époque où la vie était jeune, c’est l’époque où nait la poésie courtoise des troubadours.
Seulement, c'était une Vénus nouvelle qui apparaissait dans le monde de la poésie, longtemps, bien longtemps après que l’autre était allée rejoindre le Panthéon des anciens dieux morts, que Heine nous a si bien représentés dans une de ses pièces‘. Les idées chevaleresques avaient contribué à relever la condition de la femme, comme l'avait déjà fait le christianisme. Elle devint dans la plupart des pays où se développa l'esprit de la chevalerie un objet de respect et d’adoration.
C’est dans le Midi de la France que cette évolu-