CRESCINT, Manuualetlo proven:ale, 3° éd., p
2. La poésie dite sicilienne, à propos de laquelle Gaspary dit : « Le contenu de la poésie provençale est passé dans une autre langue sans changer; seulement il s’est affaibli. » Cf. J. AnGLape. Les Troubadours, p. 231.
il faut souvent penser, quand on parle des troubadours : c’est que Frédéric faisait revivre en Italie les traditions de courtoisie et surtout de libéralité qui avaient donné tant d'éclat aux cours du Midi ou à. celles de Castille et d'Aragon.
Les troubadours vivaient en général de la faveur des grands. Si nous en croyons une mauvaise langue — il s’agit-d’un autre troubadour toulousain, Guilhem F igueira, protégé lui aussi par Frédéric IT, — Aimeric aurait mené, dans sa nouvelle patrie, une vie assez rangée; 1l y serait devenu quelque chose comme un riche rentier : ce qui paraît n'être Jamais arrivé à son compatriote Peire Vidal.
Aimeric et Guilhem Figueira se sont rencontrés en Italie; et voici les amabilités qu’échangèrent nos deux poètes vers 1250.
Guilhem Figueira s’adresse à un autre personnage, du nom de Bertran Daurel.
« Bertran Daurel, si Aimeric mourait avant la Toussaint, dites à qui il laisserait son avoir et sa richesse, qu’il a amassée en Lombardie en souffrant patiemment le froid et la chaleur', d’après ce que disent les hôteliers. »
Aimeric de Pégulhan répond très durement à cette indiscrète question :
« Bertran Daurel, si j'avais Guilhem Figueira