‹ Les troubadours de ToulouseChapitre 54 sur 83 · RAYMOND VII, COMTE DE TOULOUSE · texte numérisé non relu

RAYMOND VII, COMTE DE TOULOUSE

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Adoncas pren veray'amors valensa D'aisso que’l huel fan al cor agradar, Qu'estiers no pot naysser ni comensar Mas per lo grat dels tres nays e comensa.'

« Amour parfait n’a et ne peut avoir avec lui ni force ni pouvoir, si les yeux et le cœur ne les lui donnent; mais ce qui plaît aux yeux et au cœur, cela l'Amour parfait le veut et ne peut y résister. Aussi l'Amour ne doit accuser, à mon avis, que les yeux et le cœur.

« Car les yeux sont les interprètes du cœur et les yeux vont voir ce qu’il plaît au cœur de retenir; et quand ils sont bien d’accord et que tous trois (cœur, yeux, Amour) sont fermement unis (?), alors le véritable Amour prend sa force de ce que les yeux ont fait agréer au cœur. Car l'Amour parfait ne peut naître autrement, que par l’accord de ces trois objets. » |

Des passages comme celui-là révèlent le caractère d’une littérature; et ils suffisent à nous donner une idée de la subtilité un peu précieuse de ces lointains poètes du Moyen âge.

Avec la même subtilité Aïmeric de Pégulhan a traité, et cette fois plus longuement, le thème des chaînes, des liens de l’amour. La chanson com-

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