‹ Les troubadours de ToulouseChapitre 57 sur 83 · CONSTANCE DE FRANCE, COMTESSE DE TOULOUSE · texte numérisé non relu

CONSTANCE DE FRANCE, COMTESSE DE TOULOUSE

Voici un troubadour qui n’est guère plus connu, Jaufre de Tolosa. Il ne nous reste de lui que onze vers, Et encore faut-il aller les chercher chez un auteur italien du xvu* siècle, Francesco Redi. Cet auteur a composé un livre curieux sur Bacchus en

Toscane. Il avait à sa disposition plusieurs manuscrits provençaux dont l’un au moins a disparu depuis. C’est dans ce manuscrit que se trouvaient les poésies de Jaufre, dont il nous donne deux ou trois extraits.

On ne peut pas juger un poète d’après onze vers. Mais il ressort de ces fragments et du commentaire de Redi que Jaufre était en relations avec une comtesse de Die, qui n’est peut-être pas la célèbre amie de Rambaut d'Orange. Ils échangeaient des couplets un peu longs, car Redi nous dit qu'ils avaient 30 vers. « La longueur ne fait rien à l'affaire », aurait dit Alceste. Le fragment qui nous reste, dans sa forme un peu brève, paraît être un extrait d’une sorte d’épitre amoureuse.

Avec le troubadour Joyos nous aurons l’occasion de connaître un genre que nous n'avons pas rencontré jusqu'ici : celui de la pastourelle. Nous ne savons rien de ce poète, si ce n’est qu’il était de Toulouse, ou tout au moins du « Toulousain », comme 1l le dit dans son poème.

La pastourelle est un genre qui a pu être populaire à ses débuts, mais qui a perdu de bonne heure ce caractère. Déjà la pastourelle du vieux troubadour gascon, Marcabrun, est surtout remarquable par son caractère artistique. Il n’y a plus rien de

populaire, sauf le cadre.

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