‹ Les troubadours de ToulouseChapitre 72 sur 83 · Éd. Coulet, IV · texte numérisé non relu

Éd. Coulet, IV

suive l'erreur, et qu'avec des discours persuasifs, sans haine, on ramène à la foi les hérétiques égarés; je veux aussi que, si on se repent, on trouve son pardon et que les inquisiteurs travaillent de telle sorte que le tort et le droit soient traités comme ils le méritent'. »

Ce n’était donc pas un mécréant ce bon poète de Toulouse, qui, au milieu de la persécution, trouvait ces accents charitables et humains. C’était certainement lui qui était dans la vraie tradition d’une religion qui se fonda d’abord par la douceur et par la justice.

Mais l’Inquisition ne se conténtait pas de scruter les cœurs et les consciences ; elle s’en prit même aux choses extérieures, aux parures et aux ornements du costume, surtout du costume féminin*. Et voici comment Montanhagol défend très judicieusement les droits des femmes à porter de belles étoffes, si tel est leur bon plaisir.

« Ils disent une folie bien plus grande, en prétendant que les étoffes d’or ne conviennent pas aux femmes. Pourtant, si une dame ne fait rien de pis, et si elle n’en conçoit ni orgueil ni hauteur, ce n’est pas pour une belle mise qu’elle perd Dieu

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