ND VI
RAYMO
ss 17
Paroles dures et vengeresses, qui ne furent peutètre jamais dites, mais paroles justes d’une des victimes du troubadour renégat et de l’évêque persécuteur.
Quand à Peire Rogier, qui venait de l’Auvergne, il ne séjourna peut-être pas longtemps à la cour de Raymond V. Nous le trouvons surtout à la cour de la vicomtesse de Narbonne, Ermengarde. H fut le poète attitré de cette femme distinguée, qui, pendant les cinquante ans qu’elle administra la Vicomté de Narbonne, fit preuve du meilleur sens politique, et, ce qui nous intéresse davantage, sut attirer à sa cour quelques-uns des troubadours les plus renommés. Mais les médisants répandirent de faux bruits sur le poète et sur Ermengarde et ils durent se séparer. Peire Rogier ne fut pas le seul troubadour qui séjourna à la cour de Narbonne. La vieille cité latine fut presque aussi hospitalière que Toulouse à la poésie. Dans l’histoire des lettres méridionales, le nom de la vicomtesse Ermengarde ne doit pas être oublié. |
« Raymond VI (1194-1222) vit se continuer dans tout son éclat le développement de la poésie provençale!. »
Il honorait d’une amitié particulière un cheva-