‹ Les troubadours et les BretonsChapitre 14 sur 57 · Éd. Bosdorff, I · texte numérisé non relu

Éd. Bosdorff, I

Dans une cobla de Bernart-Arnaut d’Armagnac avec dona Lombarda on trouve les vers suivants :

Seigner Jordans, se vos lais Alamagna, Frans’e Piteus, Normandie Bretagna, Be me devez laisar senes mesclagna

[E] Lombard; e Livorn’ e Lomagna :.

« Seigneur Jordan, si je vous laisse l'Allemagne, la France et Poitiers, la Normandie et la Bretagne, vous devez bien me laisser sans regret la Lombardie, Libourne et la Lomagne. »

Il arrive quelquefois que le mot de Bretagne n’est employé que pour désigner une contrée éloignée. Les troubadours Tomier et Palaizi reprochent à Frédéric II de ne pas s'opposer aux empiètements du roi de France sur son domaine. Le roi en sera blâmé « jusqu’au-delà de la Bretagne. » |

E si Fredericx

Qu’es reis d’Alamaigna Soffre que Loics

Son emperi fraigna, Ben sera enics

Lo reis part Bretaigna.

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