Birch-Hirschfeld, p. 39 ; Qui per neci cuidar
3. Voir sur la légende de Tristan : L. Sudre, Les allusions à la légende de Tristan dans la littérature du moyen dge, Romania, XV, p. 544 et sq. J: Bédier, éd. de Tristan, Il, p. 397 et sq. Birch-Hirschfeld, Ucber die den provenzalischen Troubadours bekannten epischen Stoffe, p. 39 et sq. Ce dernier travail reprend et complète, en ce qui concerne les allusions épiques chez les troubadours, les indications déjà recueillies par Raynouard (tome II du Choix des poésies originales des OPUS et Fauriel, Histoire de la poésie PRO t II], 486.
Bem deu valer s’amors quar fis amans Li sui trop mielhs no fos d’Jseut Tristans:.
Dans une troisième pièce attribuée au même troubadour, mais qui ne paraît pas être de lui *, se trouve une autre allu- SiOn : k
Que tan vos soi ferms e Icials
Que Tristans fo vers Yzout fals ù Contra mi, e vers Blanchaflor
Floris ac cor galiador.
(Pons de Capdueil, éd. Napolski, p. 112).
« Je vous suis si loyal que, en comparaison de moi, Tristan fut faux envers Iseut et que envers Blanchefleur Floire eut un cœur trompeur. »
« Avec un seul baïser secourable, dit Raimon de Mira-
val, je serais gai et heureux en amour, plus que ne le fut : Tristan pour son amie. »
Seri’eu gais e d’amor benanan Plus que no fo per s'amia Tristan.
(Mahn, Ged., 1122, str. 5).
« Je servirai toute ma vie, dit le même troubadour, et jamais n'eut un serviteur plus humble la belle que servit
Tristan. »
Jeu servirai totz mos ans Et anc servidor meins antiu Non ac la bella cui servit Tristans.
(R. de Miraval, M. G., 38, str. 6). ,
« Jamais, dit Huc de la Bachellerie, Andrieu de Paris, Floire, Tristan et Amelis ne furent d'amour si parfait. »
Que anc Andrieus de Paris Floris, Tristans ni Amelis No foron d’amor tan fis.
(Mahn, Werke, III, 212).