Chabaneau, H. G. L., X
Au milieu du xiv° siècle, les fondateurs du Consistoire du Gai Savoir, ou tout au moins les rédacteurs des Leys d'Amors et des Flors del Gai Saber, connaissaient des rédactions en langue d'Oc de romans arthuriens.
Dans une série d'exemples donnés par les Leys d'Amors, où l’auteur essaie de marquer ce qui domine dans le caractère national de certains peuples, il est dit des Bretons : li Brelo eveio, les Bretons sont envieux ’. Dans la rédaction en trois livres, les Bretons sont simplement cités dans une énumération de peuples étrangers 2. |
L'auteur des Leys fait allusion à un Roman del Saint Grazal (Roman du Saint Graal), que l’auteur appelle novas, conte, et qui était en prose 3. L'auteur de la rédaction en trois livres confirme que ce roman était en prose 4.
Pour être complet, nous avons relevé dans le Voyäge de Saint Patrice (éd. Jeanroy et Vignaux) de Raimon de Perelhos les allusions suivantes. Il-est question du roi Arthur à la ligne 220, de Gauvain à la ligne 1114 (à Douvres se trouve le cap de Galvalh, car acqui moric...). L’Irlande est citée naturellement plusieurs fois (/rlanda, Ibernia) ; le roi d'Irlande s’appelle Yrnel.
Un des douze pairs de Charlemagne, dans les Gesta Caroli Magni ad Narbonam..... (x s., éd. Schneegans) s’appelle Salomo de Bretanha; un de ses foie pair comme lüi, s'appelle Torestan.