‹ Les troubadours et les BretonsChapitre 44 sur 57 · Wolfram, Parzival, éd. Martin, II, p. xxxv · texte numérisé non relu

Wolfram, Parzival, éd. Martin, II, p. xxxv

2. Wolfram d’Eschenbach, Parzival und Titurel, éd. E. MarTIN (Halle, 1903), t. IE, p. XXX VII.

3. K. BarTScH, Grundriss prov. Lit., Verzeichniss, no 240: un ms. l'appelle, il est vrai, Guizenel, ibid., n° 240, 4.

4. Cf. J. ANGLADE et C. CHABANEAU, Onomastique des Tr oubadours. Guiot dans KR. de Vaqueiras, CRESCINI, Manualetto, 3e éd., p. 251.

s. Au tome VI de l'Histoire Générale de Languedoc, éd. Privat, parmi des centaines de noms propres ne se trouve, il est vrai, qu’un Guiot de

Mais il y a, en dehors du nom, d’autres « impossibilités » dans les affirmations de Wolfram.

Pour les écarter Wackernagel a proposé : de voir dans le mot Provenzäl une forme désignant un habitant de Provins, en Brie. Justement Wolfram cite Provins (sous la forme Provis) dans son poème de Willehalm, qui se rattache à une chanson de geste française.

Guiot de Provins, qui vivait à la fin du xn° siècle et au début du xu1*, est connu comme poète moraliste (avec sa Bible, satire des différentes classes de la société) et aussi comme poète lyrique. Il nous reste de lui cinq poésies lyriques, dont une est adressée à Guillaume V, vicomte de Mâcon (1185-1224). Il assista en 1184 à une grande fête donnée par Frédéric Barberousse à Mayence; puis il devint bénédictin ?. Une de ses poésies lyriques paraît avoir été composée à l'étranger 3.

Voici un passage de cette dernière chanson :

Molt aurai lonc tens demoreit Fors ma douce contreie E maint grant anui endureit En terre mal eürée.

Lonc tens ai en dolor esteit E mainte lairme plorée,

Lévis (d’origine française); mais ce fait prouve seulement que cette forme n’existait pas en Languedoc : elle pourrait être provençale.

1. WACKERNAGEL, Altfr. Lieder und Leiche, p. 197, no 2. Voici la traduction de la note de Wackernagel : « Maintenant que, en dehors de la Bible, il nous reste [de Guyot] une série de poésies lyriques (nos 13 à 18), il y a pour moi plus de vraisemblance que ce Ky6t der Proveuzal, Kyôt la schantiure, que Wolfram donne comme caution (Gewäbrsmann) française de son Parzival, est le même que Guyot de Provins... Ce Parsifal de Guyot devait être un remaniement de celui de Chrestien de Troyes ; car Wolfram, qui fait observer qu’il s’en tient à Guyot, s'accorde pendant des passages entiers avec Chrestien, Cela n’est pas en contradiction — c’est même le contraire — avec le fait que Guyot a blâmé l'exposition de Chrestien. » Allusion au passage de Parzival (827, 1-3).

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