N° 422: GRŒBER, loc. laud
Li plux biaus jours ki est d’esteit Me senble nois et gelée,
Car au païx ke je plux hei M'estuet faire demorée.
N'aurai mais joie en mon aée S'en France ne m'est donnée.
(Wackernagel, Alifr. Lieder, p. 32).
Guyot a séjourné en Bretagne (il le dit dans une autre de ses chansons) et en Rhénanie. L’allusion à la neige et à la gelée semble exclure l'Orient. Guiot de Provins a donc dû être en contact avec des poètes allemands à la Cour de Mayence. Et c'est par là que son poème sur Parsifal a pu pénétrer dans le monde des Minnesinger, si toutefois cette œuvre 4 existé.
Rien n’est moins sûr. Lachmann, dans son édition de Parzival (p. XXIIT), n'accepte pas l’h DPÈTRES de Wackérnagel *.
Wolfram est un poète savant 2: il connaît sa géographie. Il cite, dans Parzival ou dans Titurel, plus souvent dans le premier de ces poèmes, l'Espagne et les Espagnols (avec Tolède, Séville et Barbastre), l’Aragon et les Aragonais, la Catalogne, la Bretagne et les Bretons, les Bourguignons, la Champagne et les Champenois, le Poitou et les Poitevins, la Gascogne et les (sascons, les Angevins, la Provence (827, 9) avec Arles (772, 22) et Lunel (806, 15). L’épithète de Provençal, accolée au nom de Kyot, ne peut pas être due à une erreur de sa part; il me paraît impossible que Wolfram, en l'appelant ainsi, n’ait pas songé à son pays d’origine. Il est probable qu’il a entendu la Provence dans un sens très large ; mais qu'il ait fait erreur surle sens du mot provençal, cela me paraît impossible.