‹ Les Troubles de la Conscience chez les Traumatisés crâniens récents fermés (Valeur diagnostique et pronostique de l'E.E.G.)Chapitre 7 sur 41 · RARE · texte numérisé non relu

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Mais les effets électro-encéphalographiques des traumatismes craniens furent peu étudiés avant la seconde guerre mondiale. C'est en 1940 que Jasper, Kershmann, Elvidge et W.G. Walter firent les premières études et mirent en évidence d'importantes ` perturbations électriques au stade aigu des traumatismes craniocérébraux.

Williams, dès 1941, entreprend la surveillance électro-encéphalographique des traumatismes craniens fermés et établit un rapport entre la gravité de l'évolution clinique et les types d'altérations électro-encéphalographiques. Marmor et Savitsky, en 1942, étudient les effets de la commotion cérébrale.

Dés 1946, Fischgold et Mme Lairy-Bounes, insistent sur l'importance des troubles de la conscience chez les traumatisés craniens. lls reprendront cette notion en 1953, Duensing, en 1948, montre qu'il n'y a pas toujours corrélation entre l'importance du traumatisme et les altérations du tracé, certains tracés normaux peuvent étre expliqués par une atteinte purement sous-corticale.

Puech et Mme Lairy-Bounes, en 1949, tentent une synthése de ces altérations en les divisant en quatre types de gravité croissante, auxquels ils attribuent une valeur presque absolue pour le pronostic. La méme année, Melin, étudiant les traumatismes de l'enfant, soutient que les corrélations électro-cliniques sont en général valables, et montre que les altérations électriques sont plus persistantes que les modifications cliniques.

En 1950, Cobb étudie le syndrome commotionne!. Dawson, Webster et Gurdjian, en 1951, étudient un groupe de 45 blessés, particulièrement bien observés grâce à des enregistrements répétés à intervalles réguliers. Ils essaient de dégager des éléments pronostiques, mais leurs conciusions sont plus sceptiques que celles de Puech et de Mme Lairy-Bounes. Ils notent un décallage dans le temps entre l'apparition des anomalies électriques et la progression des signes cliniques. Mais cette étude ne tient pas compte des troubles de la conscience. |

Muller et Rommelspacher relèvent, en 1952, 90 % d'anomalies électriques dans les tracés des traumatisés récents.

C'est sur une importante statistique de 559 commotionnés que Meyer-Mickeleit, en 1953, montre la gravité des tracés de basse amplitude uniformément diffuse. Enfin, en 1954, Cazzulo, au Congrés de la Société Italienne de Chirurgie (Rome, 1954), fait une

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étude d'ensemble de l'apport de l'E.E.G. dans le diagnostic et le pronostic des traumatisés craniens fermés. || met en évidence la notion « d'un intervalle libre électrique ». Fasiani dans les conclusions de ce rapport montre la place de l'E.E.G. au milieu des autres techniques d'investigation.

Les travaux de l'Ecole Lyonnaise.

En 1950, 1951 et 1952, P. Wertheimer, J. Courjon et ©. Allegre, à la Société de Neuro-Chirurgie de Langue Française, à la Société d'E.E.G. et à l'Académie des Sciences, insistaient sur la valeur de l'E.E.O. dans l'analyse des traumatismes cérébraux. Récemment, dans l'important rapport sur les traumatismes craniocérébraux fermés récents de L. Mansuy et J. Lecuire, présenté : à la réunion annuelle de la Société de Neuro-Chirurgie de Langue Française en 1955, J. Courjon et Mme H. Bonnet mettent l'accent sur l'importance des troubles de la conscience dans les différents tableaux électro-cliniaues.

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