ÉTUDE E.E.G. EXPÉRIMENTALE
Parallélement à l'étude électro-clinique, les auteurs anglo-saxons surtout, ont étudié les effets électriques des traumatismes expérimentaux. L'expérimentation a fourni des faits particuliérement intéressants quant aux problémes de la commotion cérébrale et des lésions focalisées.
En 1949, J. Ward rapporte les résultats de son expérimentation sur 79 chats traumatisés sous anesthésie locale ou générale au Nembutal. ll observe l'apparition de trains d'ondes de 5 à 7 cycles-seconde lentes et arrondies ou, au contraire, d'ondes pointues plus rapides de 12 à 14 cycles-seconde, auxquelles font suite des ondes lentes de grande amplitude. Le retour à la normale s'opére assez rapidement. Aprés un traumatisme plus sé-
“vere, le tracé montre des trains d'ondes aiguës avec d'autres
ondes arrondies puis devient linéaire.
Walker, Kollros et Case emploient diverses méthodes expérimentales et observent que le traumatisme est suivi d'une dé-
charge lente et survoltée, à laquelle fait suite une activité rapide pendant 10 à 20 secondes, puis apparition d'ondes lentes, et enfin, réapparition de l'activité normale. Jasper et ses colaborateurs sont d'accord avec les précédents expérimentateurs.
Pour tous ces auteurs, la commotion cérébrale est constituée par la succession des événements bioélectriques suivants :
|. excitation du système nerveux par effet mécanique direct qui se traduit par une décharge neurcnale primitive.