‹ Les Troubles de la Conscience chez les Traumatisés crâniens récents fermés (Valeur diagnostique et pronostique de l'E.E.G.)Chapitre 9 sur 41 · réapparition des rythmes normaux · texte numérisé non relu

réapparition des rythmes normaux

Un second groupe d'expérimentateurs nie l'existence des deux premiéres phases, et soutient que les effets des traumatismes sont représentés par une extinction immédiate de l'áctivité électrique.

Denny-Brown, Russel, Williams expérimentent sur des chats endormis, en leur frappant sur le crane à l'aide d'un marteau, sans déterminer de fracture. |! observent une diminution ou une suppression de toute l'activité électrique cérébrale qui se traduit par une réduction immédiate du voltage et par une dépression générale des rythmes. Puis, aprés un intervalle variant de 25 secondes à 2 minutes, ils trouvent un rythme de fréquence delta, semblable à celui rencontré en pathologie humaine.

Foltz, Jenker et Ward (1953) provoquent une commotion cérébrale sur 19 chats et un singe en utilisant un pistolet à air comprimé qui met en mouvement un piston venant frapper la téte de l'animal à la vitesse de 7 m./seconde. Les résultats sont identiques, que l'animal soit ou non sous anesthésie. Les enregistrements sont effectués au niveau du cortex et au niveau de la substance réticulée du mésencéphale. Les altérations bioélectriques du cortex, aprés les 20 premiéres secondes suivant le traumatisme, sont uniformes dans tous les cas. Elles sont constituées par un aplatissement du tracé avec une diminution relative de la fré- * quence. Un tel aspect persiste de 10 minutes à plusieurs heures. Des modifications analogues s'observent dans l'activité électrique du tronc cérébral, au niveau des formations réticulées. Les enre-

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gistrements électriques faits à ce niveau montrent une dépression rnarquée du voltage par rapport au cortex, avec un tracé plat de particuliére gravité.

Ces faits confirment ceux de Spiegel, qui, enregistrant l'activité électrique au niveau du cortex, de l'hypothalamus et cu

noyau rouge, constate toujours de nombreuses. altérations dans les tracós sous-corticaux.

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