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Les Épilepsies et les Épilepliques

venir est conservé dans l'épilepsie larvée ' . 11 y a à noter en tous cas que le souvenir des actes accomplis pendant ' le délire épileptique n'est pas perdu et peut réapparaître dans des accès subséquents. En effet, comme l'a fait remarquer M. Falret, un des caractères de la manie épileptique, c'est la ressemblance absolue de tous les accès chez le même malade, non seulement dans leur ensemble, mais encore dans chacun de leurs détails. Le môme malade exprime les mômes idées, profère les mêmes paroles, se livre aux mêmes actes.

Les délires hystériques présentent des caractères semblables. Il y a, dans les deux cas, dédoublement de la personnalité, ce qui exclut toute idée d'amnésie absolue, et indique au contraire qu'il n'y a qu'amnésie apparente et périodique.

L'amnésie simple est tellement caractéristique de l'épilepsie, sous quelque forme que le paroxysme se présente, que lorsqu'on la constate on doit immédiatement y songer. C'est pour ainsi dire la seule cause d'amnésie brusque qui, en dehors du traumatisme, puisse se montrer chez de jeunes sujets, avant 20 ans. Elle aune importance toute particulière dans l'épilepsie larvée, et sa constatation en présence d'un acte insolite doit faire rechercher les autres indices capables de révéler l'épilepsie. Nous n'insisterons pas, d'ailleurs, sur le diagnostic de l'amnésie épileptique, lequel se fait immédiatement si on connaît l'existence de cette névrose. Mais si l'amnésie doit toujours faire penser à l'épilepsie elle ne saurait, à elle seule, la caractériser et c'est en fai-

1. Tamburtni, L'amnesia non e caraltere costantc dell' epilessia larvala, in. Rcv. Sperim. cli frcniatria.

S'ant le diagnostic de Pépilepsie par l'ensemble des autres signes sur la piste desquels l'amnésie vous met que l'on "peut rattacher cette dernière à sa véritable cause.

Le pronostic est des plus simples à formuler : quoique permanente et incurable, l'amnésie comitiale n'a aucune gravité en soi attendu qu'elle ne porte sur aucune période dont le souvenir ait quelque utilité pour le malade, sauf toutefois dans les cas d'automatisme ambulatoire prolongé.

Si elle n'a pas de gravité en elle-même, elle a, par contre, une importance extrême au point de vue médicolégal.

Nous avons déjà dit quelques mots au sujet de l'inconscience des sujets pendant les paroxysmes d'épilepsie larvée. M. Féré est disposé à admettre que l'absence du souvenir ne prouve pas que l'acte oublié ait été inconscient, en comparant l'amnésie épileptique à l'amnésie traumatique rétroactive. Mais les deux choses ne sont pas comparables. En effet, l'inconscience ou la subconscience des actes de l'épileptique larvé accomplis pendant un paroxysme commence avec ce paroxysme lui-même, et la période d'amnésie est aussi étendue que celle de subconscience. Dans l'amnésie traumatique, au contraire, les actes accomplis d'une manière subconsciente ne datent que du traumatisme, et, si le choc a déterminé un effet rétroactif d'amnésie, il est évident que les actes oubliés rétroactivement ayant été conscients, mais étant devenus subconscients après coup, ne sauraient être comparés à ceux accomplis après le traumatisme, non plus qu'à ceux accomplis pendant le paroxysme larvé qui en sont le pendant.

TROtIBI.KS

Dans ces paroxysmes, les épileptiques agissant automatiquementne sauraient pas plus être responsables que ceux qui agissent dans le somnambulisme spontané ou hypnotique sous l'influence d'une suggestion, ou encore dans les états seconds hystériques, qui sont, du reste, absolument comparables à l'état second épileptique.

Nous n'envisagerons pas, bien entendu, tous les cas où l'amnésie épileptique peut intervenir en médecine légale, car se serait faire toute la médecine légale de l'épilepsie elle-même. Bornons-nous seulement à deux points. Lorsqu'on se trouve en présence d'un crime accompli dans des conditions bizarres, sans but intéressé, sans motif apparent, avec une violence qui dépasse le but, caractères très habituels mais non spéciaux aux épileptiques, et que le criminel dit ne pas s'en souvenir, il faut d'abord songer à la simulation mais il faut en même temps observer le sujet au point de vue de l'épilepsie. Ce n'est, du reste, que par les phénomènes somatiques qu'on pourra se prononcer.

Dans tous les cas délictueux ou criminels, l'amnésie a donc surtout pour utilité de mettre en garde contre l'épilepsie, dont elle est un signe révélateur.

Mais il est un fait assez curieux à signaler : c'est que c'est surtout dans les cas où l'amnésie épileptique fait défaut qu'elle prend une importance majeure. Or elle peut faire défaut, au moins en partie, pour deux raisons. Nous avons vu que certains épileptiques, et particulièrement les épileptiques larvés, ceux qui précisément commettent le plus fréquemment des actes criminels, peuvent avoir un souvenir assez complet de leurs paroxysmes. On sera donc tenté, si on ne remonte pas dans leur passé pathologique, — et même malgré cela, — d'attribuer à un accès de colère, à un mouvement

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passionnel, l'acte incriminé et à. en rendre responsable son auteur, alors que la constatation de l'amnésie aurait jeté un jour tout nouveau sur son interprétation.

Mais la seconde raison est bien plus curieuse. On a vu en effet des épileptiques qui, sachant par les conditions qui les entourent que c'est eux qui ont commis l'acte, mais ne comprenant pas pourquoi ni comment, se contentaient de l'avouer sans chercher à l'expliquer, ni à en atténuer les conséquences, se soumettant en quelque sorte, dit M. Féré S à la fatalité. D'autres vont plus loin : ils ne se bornent pas à ne pas s'excuser, ils donnent une explication plus ou moins plausible de leur acte, accompli cependant sous l'influence d'une impulsion pathologique. On conçoit que, dans ces cas, il soit difficile de songer un seul instant à déclarer l'irresponsabilité d'un criminel qui avoue son crime et en donne même la raison. Il faut donc connaître la possibilité de ces faits pour ne pas juger sur l'apparence. Ils montrent au surplus ce que l'on doit toujours se rappeler : c'est qu'il n'y a pas de signe pathognomonique en clinique.

Avec le temps, par la répétition des accès, l'épilepsie détermine également de l'amnésie progressive, de la dysmiiésié. On sait que, sous ce rapport, les formes vertigineuses sont les plus capables d'amenerune déchéance intellectuelle rapide. La cause en est vraisemblablement, comme l'admettent plusieurs auteurs, dans ce fait que les accidents vertigineux. sont beaucoup plus fréquents que les attaques de grand mal. L'épuisement cérébral, au lieu de se produire d'une façon intense, se

i. FiinÉ, op. cit.

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produit moins profondément, mais par la répétition il atteint et dépasse ce qu'il aurait été s'il s'était produit d'un seul coup.

La démence épileptique qui arrive plus ou moins rapidement tient aux mêmes conditions banales de toutes les démences. La dysmnésie qu'on y rencontre n'a donc rien de spécial à l'épilepsie, si ce n'est que chaque paroxysme l'accentue en raison de son intensité. Il n'y a donc pas lieu de s'y arrêter.

Nous avons vu que l'alcoolisme déterminait à la longue une amnésie progressive qui, d'abord fonctionnelle et disparaissant sous l'influence de l'abstinence, devenait, — si l'alcoolisme passait tout à fait à l'état chronique, — organique et incurable, et pouvait même simuler alors l'amnésie de la paralysie générale.

Mais l'alcoolisme, avant de devenir chronique, présente presque toujours des paroxysmes aigus sous forme d'ivresse, et plus tard d'autres paroxysmes plus graves constituant le delirium tremens. L'amnésie qui accompagne ces deux états aigus est une amnésie temporaire, permanente ou non suivant les cas, et qu'il s'agit maintenant d'étudier.

On observe trois périodes dans l'ivresse : excitation, incohérence, coma. On doit distinguer, ce qu'on ne fait pas généralement, l'état de la mémoire pendant et après ces trois périodes.

Dans la première, il y a exaltation de toutes les facultés et hypermnésie. Il est rare que si l'ivresse s'arrête là on ne conserve pas en grande partie le souvenir de ce qu'on a dit et fait pendant cette phase. Mais cependant la mémoire n'est jamais bien précise. Il y a presque toujours des oublis partiels et on apprend avec

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stupeur qu'un a raconté certaines choses ou qu'un s'est livré à certains actes dont on a un vif regret, tandis qu'on se rappelle d'au très points quelquefois de moindre importance. Ce qui fait défaut surtout, c'est la certitude d'avoir agi de la façon qu'on se l'appelle, et la situation de ses souvenirs dans le temps et dans l'espace. Il y a donc plutôt paramnésie qu'amnésie.

Dans la deuxième période, l'incohérence apparaîtdans l'excitation, la volonté disparaît, l'impulsion commande, les illusions et même les hallucinations commencent à se montrer. — Tantôt l'ivresse affecte la forme convulsive avec accès épileptiformes, et tantôt la forme amnésique (Bail). Lorsqu'il se montre des accidents convulsifs, il n'est pas surprenant que l'état d'épuisement i qui leur succède amène l'amnésie, absolument comme i cela arrive pour l'épilepsie vraie. À la suite de ces attaques épileptiformes, il n'est pas rare de voir survenir de l'aphasie avec hémiplégie droite. C'est alors une amnésie vraie, organique, incurable. Nous n'avons pas à l'étudier ici, car l'étiologie importe peu au point de vue du pronostic, du diagnostic et du traitement, lorsque l'amnésie du langage se montre sous cette forme.

Dans la forme amnésique, l'oubli tient vraisemblablement à une double cause: d'abord à ce que les impressions se fixent mal sur des cellules agissant pour leur propre compte et en .Hat d'excitation, et, d'autre part, à ce que l'épuisement consécutif à cette excitation empêche les images d'être assez vives pour être réveillées. Ce qui le prouve, c'est que parfois lorsque le l fonctionnement cérébral a repris son cours normal, le ■ souvenir des faits les plus saillants de celte période re- | parait, ordinairement incomplet cependant et quelque-

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fois même à L'état de réminiscence, c'est-à-dire qu'il y a de la paramnésie. L'oubli porte plutôt sur les mois, et principalement sur les noms propres, — comme dans l'alcoolisme chronique, — que sur les laits. Les noms propres seuls peuvent être oubliés, comme nous en citons plus loin un exemple.

A l'amnésie simple de l'ivresse se joint parfois un léger degré d'amnésie rétrograde portant sur une courte période de faits immédiatement liés à l'ivresse elle-même.

Enfin l'ivresse peut être suivie d'une amnésie complète de tout ce qui a rapport à elle, lorsqu'elle est arrivée à la troisième période, période de coma ou tout au moins de profond sommeil. Sous aucune influence les souvenirs ne peuvent être réveillés plus tard : c'est là le type de l'ivresse amnésique.

Mais il n'en est pas toujours ainsi et sous l'influence d'une nouvelle excitation alcoolique, d'une nouvelle ivresse, le sujet recouvre le souvenir de ce qu'il a fait pendant la précédente. C'est un véritable dédoublement de la personnalité qui se produit là, comme dans les cas d'automatisme ambulatoire épileptique. Tel est cet exemple célèbre, cité par Garpenter d'après Combes, d'un ivrogne qui présentait ce singulier phénomène et qui, ayant un jour perdu un paquet pendant qu'il était ivre, dut s'enivrer de nouveau pour se rappeler où il l'avait laissé.

Mais les cas qui se rapprochent le plus de l'automatisme ambulatoire sont ceux où l'alcoolique accomplit pendant l'ivresse tous les actes habituels de sa profession et oublie ce qu'il a fait quand il est dégrisé. Tel est le cas, rapporté par Beard, d'un voyageur de commerce, de New-York, qui. s'étant grisé, lit toute sa

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tournée de clients, s'occupa de toutes les commissions qu'on lui avait confiées, et cela pendant quatre jours, et qui, sorti de son état dïvresse, avait tout oublié et croyait devoir recommencer toute sa tournée.

Nous avons négligé à dessein de nous occuper de l'oubli des illusions et des hallucinations qui peuvent se produire dans la seconde période de l'ivresse, pour ne pas faire double emploi avec ce que nous allons en dire maintenant à propos du délire alcoolique cpii n'en est en somme que l'exagération.

Les avis sont très partagés à cet égard entre les auteurs. Le fait est que l'amnésie est inconstante. Quant à savoir dans quels cas et pour quelles raisons elle existe ou n'existe pas, c'est une question bien délicate à résoudre, et qui aurait besoin d'être étudiée avec des documents plus complets que ceux que nous possédons actuellement.

Je crois qu'il y a lieu de distinguer deux catégories de faits. Dans l'une, le malade présente du vrai delirium tremens : c'est de l'alcoolisme aigu, l'excitation cérébrale est généralisée et intense; dans l'autre, le malade a un délire systématisé, ordinairement de persécution : c'est de l'alcoolisme subaigu.

Si l'on peut dire de la première forme de délire alcoolique qu'il n'est qu'un rêve (Lasègue), la façon dont se présente l'autre est toute différente.

Dans le premier cas, il y a toute, la confusion, toute l'incohérence qu'on rencontre dans le rêve. Le malade est la proie de ses illusions et de ses hallucinations, qui se succèdent avec trop de' rapidité, qui apparaissent sous trop d'influences extérieures à lui pour qu'il puisse coordonner, systématiser ses impressions. Quand l'excitation sensorielle et motrice qui en est la conséquence,

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tombe sous l'influence du calme, du repos, de l'abstinence, le malade se trouve alors dans les conditions d'un homme plongé dans le demi-sommeil du matin où les impressions réelles luttent contre les impressions imaginaires. Dans cel état hypnagogique on a le souvenir deses rêves, mais on commence à douter de leurréalité, et, à mesure que le réveil vient, que les sensations extérieures sont normalement perçues, ce souvenir disparaîl tout à fait. Il est à remarquer, en outre, que plus un rêve a déterminé de réactions motrices, — comme s'agiter; parler tout haut, etc., — et moins il laisse de souvenirs. Il en va de même dans le delirium tremens. Tant que le sujet est sous l'influence de l'intoxication alcoolique aiguë, il divague comme dans un rêve. Quand il entre en convalescence, ses sens reprenant leur fonctionnement normal, il lutte contre les illusions qui l'assaillent encore parfois, les corrige par les impressions réelles qui leur sont contradictoires, et finit par douter de plus en plus de leur réalité. Lorsque la guérison est complète, le souvenir s'efface complètement. Il ne subsiste que pour la période de convalescence, de même que le souvenir de nos rêves correspond à la période hypnagogique que représente pour lui la convalescence; mais la période aiguë est oubliée.

Dans le cas où existe un délire systématisé, les choses ne pourraient se passer cle la même façon. L'alcoolique est halluciné et illusionné, comme dans le cas précédent, mais pas avec la même intensité. L'excitation cérébrale est beaucoup moins forte, les réactions motrices sont moins violentes. Les hallucinations et illusions agissent alors comme dans le cas du délire de persécution chronique. C'estla cause seule des hallucinations qui diffère. Mais la réaction intellectuelle est la même.

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Le malade les prend pour point de départ d'un délire systématisé qui offre toutefois plus de dangers, car la sphère motrice subit la même influence que la sphère sensorielle et réagit par conséquent plus facilement, d'où la fréquence des crimes et des suicides chez les alcooliques délirants. Tandis que dans le delirium tremens La conscience du sujet est réduite à son minimum, ici elle est entière ou peu s'en faut. A mesure que l'élimination de l'alcool se fait, les illusions et les hallucinations diminuant, le malade perd par là même tout prétexte à ses idées délirantes, en voyant qu'elles cessent avec l'abstinence, et il en conclut qu'il s'est trompé.

Mais le délire une fois disparu, le souvenir en subsiste parfaitement et, pour peu qu'une seconde attaque délirante survienne, les malades vous racontent avoir déjà éprouvé tous ces phénomènes. Ceux-ci étant assez intenses pour amener chez eux la conviction qu'ils sont des victimes réelles, ils raisonnent en sens inverse de la convalescence et doutent cette fois de leur première erreur. Les phénomènes de l'attaque précédente reprennent toute leur vraisemblance de réalité et sont un nouvel élément de conviction.

Nous constatons donc que plus la conscience des phénomènes délirants est nette, plus le souvenir est conservé. La même chose s'observe pour les rêves. C'est ceux qui se produisent dans l'état subconscient qui précède le sommeil ou le suit, dont le souvenir persiste le plus. L'amnésie fonctionnelle, ainsi que nous nous sommes efforcé de le démontrer dans le mécanisme de l'amnésie, n'est donc qu'un phénomène d'inconscience ou de subconscience des souvenirs, et le degré de la mémoire est nettement lié à l'intensité de la conscience des perceptions.

TBOUBLES

Il est des cas où l'amnésie consécutive au délire, alcoolique est combinée avec une persistance extraor- ' dinaire du souvenir des actes délirants, à la réalité desquels la croyance est inébranlable. Tel est le cas d'un alcoolique qui, pris de délire et arrêté au ministère de l'Intérieur se figurait avoir tué M. Constans et racontait comment il s'y était pris. Quoique sorti de son délire, il conserva le souvenir et la conviction de ces actes, et rien ne pouvait l'en dissuader. Par contre, il avait une amnésie totale dos noms propres, même du sien. Il racontait toute sa vie, tout ce qu'il avait fait, mais était incapable de donner un seul nom de ville, de rue, de personnes de connaissance. Gela durait depuis une dizaine de jours déjà quand on m'apprit le fait, et je ne sais Ce qu'il est devenu. Il est vraisemblable que la mémoire a reparu pour les noms propres. S'il a conservé le souvenir de son acte imaginaire, tout en se rendant compte de sa fausseté, — le jour où il aura pu la constater et la contrôler, — il est facile de le comprendre par ce fait qu'il en avait gardé la conviction pendant la convalescence, c'est-à-dire que de nouvelles images conscientes s'en étaient fixées dans son esprit.

Le diagnostic de l'amnésie due à l'alcoolisme aigu n'a guère l'occasion d'être fait d'une manière isolée. C'est un symptôme qu'on constate toujours accompagné; ou bien elle est limitée à la période de l'ivresse et n'a d'intérêt à y être rattachée qu'au point de vue de la simulation et de la responsabilité civile, dans le cas par exemple où un acte délictueux ou criminel a été commis par le sujet amnésique. Mais c'est ordinairement par les circonstances qui l'ont précédée qu'on arrive à statuer à cet égard, et non par les caractères

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