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Bxer pendant l'état de veille certains des souvenirs réapparaissant pendant l'hypnose.
Cette observation montre, avec tonte l'évidence désirable, le dédoublement de la personnalité dans le cas d'amnésie rétro-antérograde hystérique, et prouve en outre que les souvenirs ne sont pas perdus, mais restent simplement à l'état latent, dans l'inconscient.
Il y a. clans ces cas d'amnésie hystérique, deux groupes à considérer : ceux où, à la suite d'une attaque ou d'un choc moral violent, il y a amnésie rétrograde et antérograde plus ou moins étendue, et où ensuite le sujet est capable de réapprendre et de retenir, — où il y a en d'autres termes amnésie rétrograde, avec amnésie antérograde de reproduction sans amnésie de conservation ; — et ceux où il y a à la fois amnésie rétrograde et antérograde de conservation.
L'amnésie rétrograde est très variable comme étendue. Elle peut être limitée à une courte période avant le début de l'accès, comme dans le cas de la malade de M. Charcot, où tous les souvenirs étaient conservés jusque six semaines avant l'attaque. Dans ces cas, il n'y a pas de rééducation générale à faire.
Mais l'amnésie rétrograde peut s'étendre à toute l'existence, rarement cependant d'une façon aussi complète que dans les dédoublements de la personnalité, type Azam. On remarque alors que les souvenirs liés à une émotion forte, ou dont l'intensité est plus grande, grâce à leur répétition ou à leur ancienneté, ou encore les formes les plus automatiques de la mémoire, sont plus ou moins conservés.
Il n'en est pas toujours ainsi puisque nous voyons que le langage était perdu dans quelques-unes des observations citées plus haut, et que dans la nôtre (Séglas
T RQU B L fïd
SoJlier) les mouv.e nts automatiques secondaires euxmêmes étaient perdus.
Je n'ai guère trouvé d'exemple où l'amnésie hystérique se borne à être rétrograde. On comprend, en effet, qu'un ébranlement moral suffisant pour produire une amnésie aussi marquée soit de nature à troubler dans la suite les fonctions cérébrales. Et de fait on observe presque toujours de l'amnésie antérograde. Mais celleci peut porter simplement sur une période de phénomènes consécutifs à l'accident initial et, au sortir de cet état, — véritable état second, — le sujet a perdu le souvenir et de la période antérieure et d'une période postérieure à l'attaque du début, absolument comme dans certains cas d'amnésie traumatique. Ou bien, au contraire, il y a de l'amnésie antérograde de conservation, et le sujet, outre l'amnésie rétrograde, est incapable de se souvenir d'un moment à l'autre de ce qu'il vienl de faire.
II y a lieu de considérer deux choses dans l'amnésie hystérique: 1" l'accès amnésique proprement dit, c'està-dire l'amnésie qu'on observe à la suite d'un événement, et liée intimement à cet événement et 2° l'amnésie que le sujet peut présenter quand il est sorti de l'accès amnésique.
Les différentes combinaisons auxquelles peut se prêter l'amnésie sont assez complexes et peuvent être repré-
Fig. 36.
sentées dans un schéma pour plus de simplicité. (Fig. 36.)
En représentant par XY la ligne de l'existence, par
DE LA M ÉMO I R I .
B le phénomène initial de l'amnésie, par A un phénomène antérieur à B, et pàrC le phénomène terminal de la période sur laquelle porte l'amnésie, nous pouvons avoir :
A. 1° A la suite de B, une amnésie portant sur une période limitée AB (rétrograde) et compliquée d'une amnésie de conservation antérograde pendant la période BC.
2° A la suite de C. on peut avoir l'amnésie de BG, et retour de AB ;
3° Ou l'amnésie de AG.
B. 1° A la suite de B, on peut avoir une amnésie presque illimitée XB, suivie elle-même d'une amnésie de conservation portant sur BG.
2° A la suite de G, il peut y avoir amnésie portant sur BG seulement, avec retour de XB;
3° Ou bien G ne se produit pas, et, à la suite de B, on n'observe pas d'amnésie de conservation et la. rééducation commence. G'est une seconde personnalité qui succède à la première, mais qui pourra un jour ou l'autre lui recéder la place.
Au point de vue de la personnalité on a donc :
PI
RSONNALITÉ