MATERIEL ET METHODE
De jeunes rats albinos, pesant approximativement 150 grammes, sont employés pour l’expérimentation. Ils sont divisés en trois groupes, chacun d’eux comprenant cinq mâles et cinq femelles. Les animaux du premier groupe ne subissent aucun traitement et servent de témoins. Ceux du deuxième groupe sont gonadectomisés et reçoivent 1 milligramme d’hormone somatotrope, par voie intrapéritonéale, chaque jour. L’hormone somatotrope à été préparée par le procédé décrit par WHITE en 1944, Les animaux sont gonadectomisés afin d'éliminer la source d’erreur due à la présence possible d’hormones gonadotropes dans la préparation d'hormones somatotropes).
Les animaux du troisième groupe reçoivent 200 grammes de Benzoate d’œstradiol en suspension huileuse, intramusculaire, trois fois par semaine. Les animaux sont nourris avec un régime riche en vitamines A et D. Ils sont placés dans des cages différentes suivant leur sexe et leur groupe.
Après vingt-huit jours, les animaux sont tués au chloroforme et deux tibias sont prélevés à chacun d’eux. L'un des tibias est débarrassé des muscles et des tissus mous qui l’engainent, et fixé par sa diaphyse dans l’appareil illustré à la figure 3, son bord antérieur dirigé vers le bas (pour éliminer les causes d'erreurs qui pourraient être dues à la résistance de la tubérosité antérieure du tibia), et son épiphyse proximale sortant de l’étau. Le « collier » (ou « crampon ») auquel est suspendu un récipient vide, est accroché à l’épiphyse proximale, et du sable s’écoule dans le récipient jusqu’à obtention d’un décollement épiphysaire. Le poids du récipient et de son contenu sont notés et représentent la résistance maximum à la traction, du cartilage épiphysaire.
L’autre tibia est fixé et décalcifié dans le liquide de BOUIN et inclus dans la paraffine avant d’être débité en coupes longitudinales (histologie).
En plus de ce matériel, on obtient les tibias de quelques autres rats, normaux, pesant aussi 150 grammes environ. Certains furent débités sans décalcification préalable et imprégnés de calcium par la méthode de VON KOSSA. D'autres fu- - rent dépouillés de leur gaine de tissus mous et l’épiphyse proximale fut en partie détachée de la diaphyse, après que ces spécimens aient été imprégnés de phosphates, par la méthode de GOMORI (Gômôri, 1933).