Huet. Manuel de médecine, t. IV
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l’hémichorée avec inegalité pupillaire, salivation, rougeur plus marquée du côté de la face ou des membres avec sensation de chaleur.
Enfin Bloch et Grenet (1) rapportent, eux aussi, les cas de Hasse, Rosenthal et Ziemsen, les théories de Stewens, puis le fait de Cadet de Gassicourt, elles constatations de Cruchet.
Ils ne parlent pas des réflexes muqueux et aflirment que l’anesthésie ne se trouve pas dans la chorée pure et sans immixtion d’hystérie.
Triboulet avait toutefois fait remarquer que la sensibilité générale des choréiques n’est pas normale.
Selon Leroux (2), les globes oculaires sont quelquefois, mais rarement, agités et entraînés en diversens ; les mouvements de l'iris ont été observés par divers auteurs: Il met à l’actif de l’hystérie les modifications de la sensibilité générale et spéciale, rétrécissement du champ visuel, diminution de la vue.
Ainsi donc, dans la littérature médicale, nous trouvons relatés un certain nombre de troubles oculaires au cours de la chorée. Notre butest de reprendre leur étude au point de vue purement clinique. Nous mettrons de côté les troubles de la muscula-
ture externe, que nous trouvons signalés un peu
1. Bloch et Grenet. Traité de médecine Brissaud et Bouchard, t. X. x | 2. Dans le Traité de Comby et Grancher.
partout et sur lesquels les auteurs sont d'accord, quoiqu'ils soient relativement rares; et nous nous bornerons à étudier les phénomènes suivants : troubles des divers réflexes de l’œil, réflexe superficiel ou conjonctival, réflexe profond, spasmes et modifications dans la musculature pupillaire, phlegmasies, qui peuvent intéresser l'iris ou le nerf optique, vices de réfraction.
Pour ne pas nous perdre dans des digressions trop lointaines, nous bornerons notre étude aux cas de chorées vraies. Avec MM. Hutinel et Babonneix, nous entendrons par chorée « cette affection caractérisée par des mouvements irréguliers, incoordonnés, involontaires, apparaissant à la suite du rhumatisme, évoluant d’une façon cyclique, s'accompagnant fréquemment d’endopéricardite et disparaissant presque toujours au bout d’un certain temps pour récidiver deux ou trois fois avant la puberté, à partir de laquelle ils devicnnent beaucoup plus rares ».
Ce sont donc les manifestations oculaires renconitrées au cours de l'affection ainsi nettement caractérisée, que nous passerons en revue, cherchant à les grouper, à préciser leur fréquence, leur valeur séméiologique et pronostique, les indications que l’on peut entirer pour le diagnostic de la maladie:
Dans un premier chapitre, nous aurons pour objet : l'iritis;
Dans un second, le réflexe conjonctival ;
Dans un troisième, les troubles pupillaires ;
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Dans un quatrième, la névrite optique ;
Enfin, les vices de réfraction formeront un court et dernier chapitre, auquel nous joindrons quelques considérations sur les paralysies oculaires.
Ainsi seront classés par ordre d'importance ces symptômes divers. 4 É
Nous reporterons à la fin de ce travail les observations, sauf quelques-unes qui nous ont paru mieux placées dans les chapitres particuliers.
Avant d'aborder notre étude analytique, il est de notre devoir de remercier particulièrement, M. le D' Babonneix, qui nous a guidé dans le choix de notre thèse et nous prodigua ses conseils, et M. le D: Terrien, qui fit les examens ophtalmoscopiques de bon nombre de nos malades et dont l’accueil bien-
veillant n'est plus à louer.