ACTE II. SCÈ^E Tiff. ^iS
Qui me brûlait le sang hier.
(A rentrée de Robin Corteao, Mickanlt s^est reculé, et, wàmt Touljir Uregarder, lai tonrse à deaû le dos.)
Mais on dirait, vrai, que je rembarrasse !
Pourquoi fais-tu demi-tour?
Bah! je comprends. Bon chien chasse de race Et tu faisais à la Mignote un doigt de cour.
Eh ! tu n'as pas le goût mauvais. Beau brin de fille ! Heureux qui la prendra, la fine anguille.
Frétillante au vivier d'amour.
Et s'en fera pâté friand à mettre au four!
Qu'on en ait faim, même vorace.
Je ne vais pas là-contre, et je suis pour. . . Mais je ne t'ai point Vu, mon fils, de tout le jour. Viens çà, petit, que je t'embrasse !
THIBAULT, à Villon.
Le brave homme! Quel bon cœur!
VILLON, à Thibault.
L'autre n'en a guère, en revanche.
Voyez cet air de rancœur.
Il est sec et dur comme planche.
(Michault, en effet, au lieu de répondre à Tappel tendre de son père, s'est reculé davantage, renfrogné, en lui tournant tout à fait le dos.)
6'i LES TRUANDS.
IIOBIN COSTEAL, étooné et triste.
Eh bien!
MAllION, brutalement.
Laisse-lc donc! Quoi! S'il a de l'ennui!
ROBI> COSTEAU, toujourB très doux.
Eli! nous y chercherons remède ensemble.
Mais ce n'est pas une raison, me semble, Moi lui disant : « Je vais mieux aujourd'hui », Pour qu'il n'y trouve autre réponse Sinon bouche cousue et sourcil qui se fronce. Longue mine en pâtiras De Carême sans mardi-gras.
Et me tourner le dos quand je lui tends les bras.
MARIO?! , aigrement.
Va, va, traite-le tout de suite en failli traître. Et dis que son air mal content Vient de te voir mieux portant!
ROBl>' COSTEAU, avec un grand geste de dénégation.
Moi, penser des horreurs pareilles!