‹ Les truans, drame en cinq actes, en vers;Chapitre 34 sur 107 · ACTE II. SCÈ^E Tiff. ^iS · texte numérisé non relu

ACTE II. SCÈ^E Tiff. ^iS

Qui me brûlait le sang hier.

(A rentrée de Robin Corteao, Mickanlt s^est reculé, et, wàmt Touljir Uregarder, lai tonrse à deaû le dos.)

Mais on dirait, vrai, que je rembarrasse !

Pourquoi fais-tu demi-tour?

Bah! je comprends. Bon chien chasse de race Et tu faisais à la Mignote un doigt de cour.

Eh ! tu n'as pas le goût mauvais. Beau brin de fille ! Heureux qui la prendra, la fine anguille.

Frétillante au vivier d'amour.

Et s'en fera pâté friand à mettre au four!

Qu'on en ait faim, même vorace.

Je ne vais pas là-contre, et je suis pour. . . Mais je ne t'ai point Vu, mon fils, de tout le jour. Viens çà, petit, que je t'embrasse !

THIBAULT, à Villon.

Le brave homme! Quel bon cœur!

VILLON, à Thibault.

L'autre n'en a guère, en revanche.

Voyez cet air de rancœur.

Il est sec et dur comme planche.

(Michault, en effet, au lieu de répondre à Tappel tendre de son père, s'est reculé davantage, renfrogné, en lui tournant tout à fait le dos.)

6'i LES TRUANDS.

IIOBIN COSTEAL, étooné et triste.

Eh bien!

MAllION, brutalement.

Laisse-lc donc! Quoi! S'il a de l'ennui!

ROBI> COSTEAU, toujourB très doux.

Eli! nous y chercherons remède ensemble.

Mais ce n'est pas une raison, me semble, Moi lui disant : « Je vais mieux aujourd'hui », Pour qu'il n'y trouve autre réponse Sinon bouche cousue et sourcil qui se fronce. Longue mine en pâtiras De Carême sans mardi-gras.

Et me tourner le dos quand je lui tends les bras.

MARIO?! , aigrement.

Va, va, traite-le tout de suite en failli traître. Et dis que son air mal content Vient de te voir mieux portant!

ROBl>' COSTEAU, avec un grand geste de dénégation.

Moi, penser des horreurs pareilles!

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