‹ Les tuberculoses du piedChapitre 14 sur 46 · ÉTUDE DES MOUVEMENTS DU PIED · texte numérisé non relu

ÉTUDE DES MOUVEMENTS DU PIED

ô. Notons en dehors de ces trois grands lacs, une petite séreuse calcanéo-cuboïdienne indépendante, et un système fragile, compliqué, variable et médiocrement intéressant, de petites synoviales insinuées entre les petits os de la rangée antérieure du tarse qu’elles mobilisent en même temps sur la rangée cuboïdo-scaphoïdienne et le métatarse.

On voit de suite quels avantages on peut retirer de ces connaissances anatomiques ; elles permettent d'ores et déjà de prévoir quelle sera la marche de la maladie suivant les points frappés au début.

3. Etude des mouvements du pied. — Il nous reste à indiquer rapidement quels sont les grands mouvements du pied, et les interlignes où se passe chacun d’eux.

Sans entrer dans l’étude très compliquée et tout à fait supertiue des mouvements combinés du pied, nous voyons qu’il peut se produire des glissements volontaires ou passifs :

a. Entre le pied et la jambe. La flexion et Y extension du pied sur la jambe se passent dans l’articulation tibio— tarsienne, entre l’astragale et la mortaise tibio— péronière, etc.

/3. Entre le calcanéum et l’astragale. Il y existe une double articulation où s’opèrent ï adduction et Y abduction normale du pied sur l’astragale, partant sur la jambe ; les mouvements de latéralité effectués dans la tibio— tarsienne pouvant être comptés comme nuis.

y. Les mouvements de rotation de l’avant- pied tournant sur le tarse postérieur autour d’un axe antéro-postérieur ont lieu dans l’articulation médio-tarsienne, leur exagération pouvant amener un peu de mobilisation des

articulations postérieures (sous-astragaliennes et tibio— tarsiennes).

à. Enfin, dans le labyrinthe des petites articulations intratarsiennes et tarso-métatarsiennes, s’effectue une série de petits glissements qui entrent pour une part importante dans le maintien de l’équilibre de la voûte plantaire, ou dans l’adaptation exacte des différents mouvements précédents.

Nous aurons largement recours à ces données élémentaires, quand nous chercherons à arriver à un diagnostic un peu exact du siège de nos ostéo-arthrites ; plus d’une fois, on n’aura guère que l’exploration des mouvements comme repère satisfaisant.

Avant d’aborder notre étude clinique, analysons encore les résultats que peut produire, dans chaque jointure, l’exagération des mouvements physiologiques ; nous en aurons dès lors fini avec notre étude étiologique.

4° L’entorse expérimentale a été souvent étudiée depuis Dupuytren, Bonnet, etc. (Rognetta, Terrillon, Maritt, etc.). On. résume comme il suit les résultats de l’observation à l’amphithéâtre ou au lit du malade.

a. L'entorse par exagération de la flexion ou de l’extension du pied a, comme on peut le prévoir, son siège dans l’articulation tibio- tarsienne (Bonnet).

jS. L’entorse par adduction ou abduction paraît produire le maximum de désordres dans la sous-astragaiienne (Dupuytren), Annandale, Vogt, Gaujot, etc.) ; l’entorse par abduction prononcée, entraîne en outre des lésions du côté interne de la tibio-tarsienne. Les expériences de Jomard (de Beaujeu) montrent que, chez les enfants,

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